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NEOVACS

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Neovacs : Après la validation du plan de continuation d'activité, la cotation de Néovacs reprend en forte hausse

mercredi 20 mai 2020 à 11h00

(BFM Bourse) - La société de biotechnologies spécialisée dans les maladies auto-immunes et les allergies sort de la procédure de redressement judiciaire grâce à un nouvel actionnaire, HBR. Déjà présent au capital de Cybergun ou Europlasma, ce fonds a pour stratégie d'investir dans des sociétés en restructuration nécessitant un accompagnement managérial et un apport en capitaux. L'objectif est de faire de Néovacs son bras armé dans le domaine de la santé.

Reprise de cotation en grande pompe pour Néovacs, société de biotechnologies introduite en Bourse en 2010 mais dont les difficultés financières ont entraîné sa cessation de paiement en novembre 2019 et son placement en redressement judiciaire. L'arrivée d'un nouvel actionnaire, le fonds spécialisé dans le redressement d'entreprises en difficultés HBR Investment Group, qui a obtenu des créanciers un important allègement de la dette, a convaincu le tribunal de commerce de prononcer la sortie de la procédure, permettant mercredi une reprise de cotation en hausse de 44,48% à 0,084 euro vers 10h05.

Le projet de plan de continuation de Néovacs élaboré par la société d'Hugo Brugière, HBR Investment Group, a été validé vendredi 15 mai par le tribunal de commerce de Paris. Créé en 2015 pour réaliser des investissements dans des sociétés en restructuration, le fonds est majoritairement contrôlé par Hugo Brugière (président) aux côtés de Baudouin Hallo (directeur général) et détient une trentaine de participations dans des entreprises de tailles et d'origines différentes, dont Cybergun et Europlasma pour citer des sociétés cotées à Paris.

Baptisé "Nouveaux départs", ce plan vise à relancer l'activité de la firme, originellement issue de l'écurie Truffle Capital, autour de son produit phare l'IFNα-Kinoïde, mais également à faire de Néovacs, doté de nouveaux moyens, un acteur de référence dans l'amorçage et le développement de sociétés médicales et paramédicales en difficulté aussi bien dans le développement de candidats médicaments (biotechs) que de dispositifs médicaux (medtech).

"Non seulement, nous allons pouvoir poursuivre nos travaux scientifiques pour tenter de valoriser au mieux notre plateforme technologique unique et brevetée. Mais nous allons de surcroît pouvoir aider des confrères à mener à bien leurs propres projets et tenter, ensemble, de créer de la valeur à terme pour les actionnaires de Néovacs", s'est félicité Vincent Serra, un vétéran du secteur (il a notamment participé aux débuts d'Abivax) appelé à la rescousse fin 2019 pour prendre la direction des opérations à la suite du départ du directeur général Miguel Sieler. "Lorsque j'ai pris la direction de Néovacs, fin 2019, nous étions dans une impasse et je n'osais espérer une issue aussi favorable", a-t-il indiqué.

Poursuite des activités historiques dans le lupus et les allergies

Le premier volet du plan prévoit la poursuite des activités de Néovacs dans le lupus et les allergies, autour de sa plateforme technologique Kinoïde qui vise à éduquer le système immunitaire du patient pour réguler la surproduction nocive de cytokines. Dans le traitement du lupus, Néovacs envisage d'entamer des discussions avec les autorités pour poursuivre les essais cliniques lors d'une phase 3 sur k'IFNα-Kinoïde à condition de disposer d'un co-financement avec un partenaire pharmaceutique. Concernant le traitement d'es allergies, l'asthme notamment, un programme de recherche sur une combinaisons de Kinoïde IL-4 et IL-13 est envisagé pour diminuer ses coûts de fabrication et de caractérisation.

Une nouvelle activité d'investissement dans des projets biotechs et medtechs

Aux yeux d'Hugo Brugière, le patron de HBR nommé nouveau PDG, "le potentiel de Néovacs et de ses équipes qui va bien au-delà du périmètre actuel d'activité. Grâce à la nouvelle ligne de financement en OCEANE-BSA conclue le 17 mai 2020 dont la mise en œuvre sera soumise à l'approbation d'une résolution par la prochaine assemblée générale, sans compter le potentiel apport additionnel d'accords de partenariats, l'entreprise pourra non seulement assurer son nouveau départ mais également contribuer à donner une nouvelle chance à d'autres projets prometteurs"

L'objectif est de mettre à profit les compétences d'une équipe scientifique expérimentée, pour identifier les projets les plus prometteurs, les compétences financières et managériales apportées par HBR Investment Group, pour structurer les projets, et les ressources financières offertes par un nouvelle ligne de financement en OCEANE-BSA. Cette activité "permettra de diversifier le risque porté par Néovacs en investissant dans des projets ambitieux mais réalistes", selon la nouvelle direction.

Apurement de la dette et nouvelle ligne de financement

Pour redresser les finances de Néovacs, HBR Investment Group, s'est engagé à racheter 831 000 actions Néovacs et 107 obligations remboursables en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes (ORNANE) d'une valeur nominale unitaire détenues par European Select Growth Opportunities Fund (ESGOF) pour un prix d'acquisition total d'environ 335.000 euros. Puis HBR convertira les ORNANE en actions nouvelles Néovacs. Ces opérations devraient amener le fonds à 12,35% du capital, plaçant HBR en position d'actionnaire de référence (étant donné un actionnariat extrêmement diffus avec plus de 96% des parts aux mains du public).

Parallèlement, le plan prévoit l'apurement de la majeure partie de la dette. Pour l'essentiel, il s'agit d'un accord avec Acofi Gestion qui avait déclaré 15 millions d'euros au titre du préfinancement du Crédit d'Impôt Recherche de 2014 à 2018. En effet, compte tenu de contestations de la part de l'administration fiscale, à titre conservatoire, Acofi Gestion avait déclaré au passif toutes les sommes financées ou non, ainsi que celles qui pourraient faire l'objet d'une répétition de l'indu en cas de succès desdites contestations au profit de l'administration. Dans ce contexte, HBR Investment Group, Néovacs et Acofi sont parvenus à un accord aux termes duquel la biotech serait dégagée de toute réclamation au titre de créances antérieures en contrepartie de sa collaboration avec les équipes d'Acofi Gestion pour les échanges futurs à intervenir avec l'administration dans le cadre de la contestation du CIR et de la conservation par les fonds Predirec Innovation de toutes sommes qui seraient recouvrées par Acofi Gestion au titre des montants financées dans la limite d'un plafond de 4,5 millions d'euros (au-delà, les sommes seraient alors restituées à Néovacs).

Le passif résiduel, ramené à 3,2 millions d'euros, fera l'objet d'un plan d'apurement dans le temps "compatible avec les financements mis en place et les prévisionnels de trésorerie", Néovacs comptant proposer aux créanciers privilégiés et chirographaires un remboursement à hauteur de 30% de leur créances (près de 80% ont accepté à ce jour).

Par ailleurs ESGOF a transféré à HBR l'ensemble des droits et obligations aux termes du contrat de financement conclu le 22 mars 2019 entre Néovacs et ESGOF. La capacité de financement résiduelle au titre de ce contrat s'élève à 5,85 millions d'euros en valeur nominale. Ce contrat transféré à HBR vise d'assurer le financement du plan de continuation, en complément d'un financement principale en OCEANE-BSA via le fonds luxembourgeois European High Growth Opportunities Securitization Fund, membre du groupe Alpha Blue Ocean, d'un montant nominal total de 40 millions d'euros sur une période maximale de 48 mois.

Cette ligne de ligne de financement par obligations convertibles assorties de bons de souscription d'actions (en quarante tranches de 100 OCEANE d'une valeur unitaire de 10.000 euros) a pour objectif de permettre à Néovacs de disposer du niveau de capitaux requis pour les prochaines étapes de développement des deux domaines de recherche, d'une part, et le redéploiement vers une activité d'investissement. "Elle constitue la seule solution de financement disponible pour une société du profil de Néovacs, en sortie de procédure collective, sans cash flows générés par son activité et doté d'un actionnariat diffus ne pouvant couvrir les besoins de financement", explique la firme. Le coût de ce financement s'élève à 5% de la valeur nominale des OCEANE à émettre, ces intérêts étant eux-mêmes payables par émission d'OCEANE, donc sans impact sur la trésorerie.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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