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Lvmh : En rachetant Tiffany, LVMH ferait coup double, se renforçant dans la joaillerie et aux Etats-Unis

lundi 28 octobre 2019 à 11h05
LVMH a des vues sur le joaillier américain Tiffany

(BFM Bourse) - LVMH a confirmé des discussions préliminaires en vue de racheter le joaillier américain Tiffany. Une source proche du dossier indique que le géant français du luxe a transmis une offre de 14,5 milliards de dollars, en cash, au bijoutier.

Le n°1 mondial du luxe souhaite se renforcer dans la joaillerie. Pour ce faire, LVMH a confirmé lundi avoir engagé des "discussions préliminaires" avec le joaillier américain Tiffany, connu notamment pour ses bagues de fiançailles. "À la suite des récentes rumeurs de marché, le groupe LVMH confirme ces discussions" indique un bref communiqué publié avant Bourse, précisant comme il se doit à ce stade qu'il n'y a "aucune certitude" que celles-ci aboutissent à un accord.

Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que le groupe dirigé par Bernard Arnault a mis sur la table une proposition de 14,5 milliards de dollars, à environ 120 dollars par action, ce qui correspond à une prime de plus de 20% par rapport au cours de clôture de l'action Tiffany vendredi à Wall Street (à 98,55 dollars, soit une valorisation de 11,90 milliards de dollars).

Le marché apprécie visiblement cette volonté de LVMH de se renforcer dans la bijouterie, le titre du géant du luxe grappillant 0,35% à 385,3 euros, après avoir déjà pris 1,8% dans le sillage du chiffre d'affaires de Kering. Dans le même temps, le titre Tiffany décolle de 19,2 dollars à 117,5 dollars dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street, s'alignant presque sur la prime offerte par LVMH.

C'est Reuters qui a révélé dans la nuit de samedi à dimanche que le groupe français avait soumis, plus tôt dans le mois d'octobre, une offre préliminaire et non-contraignante à Tiffany, lequel a mandaté des conseillers pour examiner cette proposition mais n'y a pas encore répondu, a précisé une des sources de l'agence.

Joaillerie et marché américain : deux cibles de LVMH

Cette opération, si elle vient à se réaliser, permettrait au géant du luxe de faire coup double en se renforçant à la fois dans la joaillerie, secteur dans lequel il cherche une cible depuis plusieurs années, et sur le marché américain, où il compte doper sa croissance. Déjà propriétaire de la marque italienne Bulgari (n°3 mondial dans la joaillerie), rachetée en 2011 pour 5,2 milliards de dollars, le leader mondial du luxe mettrait ainsi la main sur le n°2 mondial du secteur également présent dans l'horlogerie, la maroquinerie ou les parfums et qui possède 206 magasins dans le monde, dont 76 magasins aux États-Unis.

LVMH rattraperait ainsi le retard qu'il a pris dans la joaillerie en raison de la concurrence féroce que lui livre le géant suisse Richemont, propriétaire des marques Cartier et Van Cleef & Arpels.

Ce rachat de Tiffany permettrait dans le même temps à LVMH de renforcer sa présence sur le territoire nord-américain, son deuxième marché en termes de chiffre d'affaires après l'Asie, limitant de facto les effets négatifs du conflit commercial entre les deux plus grandes puissances économiques qui menacent la demande chinoise (même si celle-ci est encore restée très robuste au 3e trimestre). À noter que la confirmation des discussions avec Tiffany intervient quelques jours seulement après l'inauguration, le 17 octobre dernier au Texas, d'une usine Louis Vuitton, en présence de Bernard Arnault et du président américain Donald Trump, accompagné de sa fille Ivanka.

Plus grosse opération de l'histoire de LVMH

Si ce rachat se concrétise, il constituerait -de loin- la plus grosse opération menée par le géant français du luxe. Le précédent record datant d'avril 2017 avec le rachat de la maison de couture Christian Dior pour 6,5 milliards d'euros. Cette opération avait également permis au groupe Arnault de relever sa participation dans LVMH de 35 à près de 47% en déboursant 12 milliards d'euros pour racheter les minoritaires de la holding Christian Dior qui contrôlait alors 41% de LVMH. Suivent les rachats de Bulgari pour 4 milliards d'euros, celui du groupe hôtelier de luxe Belmond pour 3,2 milliards de dollars en décembre 2018 et celui de la Loro Piana, maison italienne spécialisée dans le cachemire, pour 2 milliards d'euros en juillet 2013.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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