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Lexique Boursier

Krach

Un krach est un effondrement brutal des cours sur un marché financier à la suite d’un afflux massif d’ordres de vente. Un krach intervient souvent suite au « dégonflement » d’une bulle spéculative, comme cela est survenu en 2000 avec la bulle Internet. Le krach peut dans certains cas être le signe annonceur d’une crise économique profonde. Les krachs boursiers sont en effet des événements rares qui peuvent avoir un impact durable sur la vie économique d’un pays. Certains ont une origine aisée à comprendre : le krach de 1914 fut déclenché par la déclaration de la Première Guerre mondiale, celui de 1929 par une spéculation irrationnelle et sans retenue. Le plus célèbre krach boursier débute en effet le 23 octobre 1929, veille du « jeudi noir ». L’effondrement des valeurs est spectaculaire. L’indice Dow Jones perd 40 % de sa valeur en deux mois, 89 % en trois ans. La ruine des petits porteurs entraîne celle des banques créancières. La moitié d’entre elles disparaît entre 1929 et 1933. Les krachs de 1914 et 1929 partagent un autre point commun, outre leur explication relativement aisée : la Bourse mit plusieurs années à retrouver son niveau d’avant le krach. Celui qui survint en 1987 est plus délicat à appréhender. Aucune nouvelle économique, politique ou financière ne semble l’avoir enclenché et son origine reste assez mal comprise. En outre, la Bourse mit moins d’un an à dépasser le niveau d’avant-krach, soulignant ainsi que les raisons profondes du krach n’appartenaient sans doute pas à la sphère économique, industrielle ou financière. Plusieurs facteurs conjoncturels sont avancés pour expliquer le krach de 1987 : un déficit commercial des Etats-Unis beaucoup plus élevé que prévu, la hausse des taux d’intérêt et des changements fiscaux projetés qui ont détruit la valeur boursière de bien des firmes ciblées pour acquisition. Alan Greenspan estime pour sa part que le marché boursier de 1987 avait poussé au-delà du crédible les attentes de hausse des bénéfices des entreprises et de baisse des taux d’intérêt. Selon l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, l’élastique devait donc céder tôt ou tard.