Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

KERING

KER - FR0000121485 SRD PEA PEA-PME
489.700 € +1.65 % Temps réel Euronext Paris

Kering : Le ralentissement du rythme de croissance de Gucci stoppe l'envolée boursière de Kering

jeudi 18 avril 2019 à 10h00
La croissance des ventes de Kering ralentit mais reste soutenue

(BFM Bourse) - Les ventes de Kering ont continué de croître vivement au cours des trois premiers mois de l'année 2019, mais pas aussi vite qu'avant, à l'image des performances enregistrées par sa marque phare Gucci - même si celle-ci reste l'une des plus dynamiques de tout l'univers du luxe. Au lendemain d'un record historique, la publication donne prétexte aux prises de bénéfices.

Après avoir enchaîné trois séances consécutives de hausse qui ont porté le titre à un sommet historique (537,5 euros mercredi en clôture), Kering perd 5,04% jeudi vers 10h15 à 510,40 euros après l'annonce des ventes trimestrielles du groupe contrôlé par la famille Pinault. Si celles-ci ont poursuivi leur progression, la relative "normalisation" des performances de sa marque phare Gucci diminue mécaniquement le taux de croissance du groupe.

Entre janvier et mars, le groupe dirigé par François-Henri Pinault a enregistré un chiffre d'affaires de 3,785 milliards d'euros, plutôt dans le haut de la fourchette du consensus (Factset donnait la moyenne des attentes à 3,75 milliards et Bloomberg à 3,79 milliards d'euros). La croissance s'établit ainsi à 29,1% en données publiées, et à 17,5% à périmètre et change constants, en ralentissement par rapport au niveau exceptionnel de 2018, +29,4% en organique.

"Sur des bases de comparaison pourtant très élevées, Gucci, Saint Laurent et nos autres maisons ont toutes réalisé une excellente performance, alimentée par la créativité de leur offre et par leur capacité à innover", a commenté François-Henri Pinault, cité dans le communiqué publié mercredi après Bourse.

Si Kering voit la croissance organique de ses ventes ralentir au premier trimestre 2019, celle-ci reste largement supérieure à celle LVMH pour la même période, dont le chiffre d'affaires sur les mêmes bases a progressé de 11% (ce qui avait d'ailleurs permis une hausse significative du titre la semaine dernière).

Ralentissement de Gucci

Après avoir vu ses ventes croître successivement de 40%,48%, 35% et 28% en organique lors des quatre derniers trimestres, la marque florentine qui pèse 63% du chiffre d'affaires du groupe a vu ses ventes progresser de "seulement" 20%, à 2,3 milliards d'euros.

"Gucci a connu deux années de croissance absolument exceptionnelles (+44,6% en 2017, +36,9% en 2018)" a rappelé Jean-Marc Duplaix, directeur financier de Kering, lors d'une conférence téléphonique. "Nous somme dans une phase de normalisation de la croissance et, dans ce contexte, continuer de croître de 20% sur ce trimestre reste exceptionnel" a-t-il souligné. Mécaniquement, compte tenu de la taille atteinte par Gucci, il devient de plus en plus difficile des continuer à croître au rythme observé lors des deux précédents exercices.

La deuxième marque du groupe, Yves Saint Laurent, a vu ses ventes atteindre près d'un demi-milliard d'euros (497 millions) lors du premier trimestre de l'exercice 2019, ce qui correspond à une croissance organique de 17,5%. En retrait, Bottega Veneta a affiché un repli de 8,9% de son chiffre d'affaires trimestriel, à 248 millions d'euros, alors que "la réinvention de la marque est en cours" indique Jean-Marc Duplaix, qui précise que "les collections dessinées par le nouveau directeur de la création Daniel Lee arriveront en boutique en milieu d'année".

Pas de ralentissement en Chine

Alors que les craintes d'un éventuel ralentissement de l'économie chinoise en raison du conflit commercial qui oppose la Chine aux États-Unis et, plus globalement, d'un fléchissement de la croissance mondiale, faisaient craindre le pire aux groupes exposés au premier marché mondial, "les tendances sont restées soutenues" et le groupe n'a "pas vu, à ce stade, de point d'inflexion de ventes, mais on reste prudent" a détaillé Jean-Marc Duplaix. L'Asie Pacifique (hors Japon) reste donc la première région pour Kering en matière de chiffre d'affaires avec 38% des ventes du groupe qui y ont réalisées au premier trimestre 2019 (+29,6% en organique). Gucci a d'ailleurs conservé un taux de croissance à deux chiffres en Chine et dans l'ensemble des marchés asiatiques.

À noter que, malgré la publication faisant état d'un ralentissement de la croissance organique du chiffre d'affaires, les analystes de Goldman Sachs ont décidé de rester à l'achat sur la valeur, ajustant même légèrement à la hausse leur cible, de 591 à 593 euros.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur KERING en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+312.10 % vs -1.91 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat