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Ipsen : Le laboratoire Ipsen entérine dans ses comptes la déception sur le palovarotène

jeudi 13 février 2020 à 10h31
Le laboratoire Ipsen entérine dans ses comptes la déception sur le palovarotène

(BFM Bourse) - Le titre du groupe pharmaceutique contrôlé par la famille Beaufour recule à nouveau jeudi en Bourse après avoir révisé en baisse ses ambitions 2022 en raison des déboires rencontrés sur une molécule en développement rachetée plus d'un milliard de dollars l'an dernier. Sans jeter complètement l'éponge, Ipsen efface 670 millions d'euros de ses comptes pour refléter la perte de valeur du projet.

La bonne tenue de l'activité et de la rentabilité sous-jacentes d'Ipsen en 2019 ne suffit pas à gommer la déception liée au palovarotène, une molécule destinée à traiter de graves maladies osseuses, acquise il y a un an via le rachat de la biotech canadienne Clementia Pharmaceuticals pour 1,04 milliard de dollars américains. Seul projet de Clementia au stade des essais chez l'homme, le programme de développement du palovarotène rencontre depuis décembre d'importantes difficultés. Ce qui oblige le groupe pharmaceutique tricolore, encore contrôlé par les descendants du fondateur, à revoir à la baisse ses ambitions 2022. En Bourse, l'action fait à nouveau grise mine, perdant 3,07% à 67,80 euros vers 11h20.

Objectivement, 2019 a été une nouvelle année d'excellente performance opérationnelle pour Ipsen, avec la poursuite d’une croissance des ventes à deux chiffres et de l’amélioration de sa marge opérationnelle, mais le coût d'acquisition de Clementia a prélevé son tribut. Son chiffre d'affaires annuel a atteint 2,576 milliards d'euros, en augmentation de 15,8% (+14,8% à changes et périmètre constants), tiré par les produits de médecine de spécialité, en hausse de 17,2% à 2,299 milliards d'euros, tandis que la santé familiale, pour laquelle le groupe est plus connu du grand public avec en particulier son médicament Smecta, a reculé de 1,2% à 276,8 millions d'euros. La marge opérationnelle des activités a progressé, passant de 29,7% à 30,4% des ventes en un an, avec un résultat opérationnel des activités s'élevant à 782,6 millions d'euros. Une réalisation à comparer à l'objectif d'une progression supérieure à 14% des ventes et d'une marge d'environ 30%.

Le résultat net consolidé des activités a progressé moins rapidement, soit +14,6% à 563,4 millions d’euros, en raison de la hausse des charges financières nettes, notamment liées à l’augmentation de la dette nette relative à l’acquisition de Clementia, mais le résultat net publié selon les dernières normes comptables accuse une perte nette de 50,2 millions d'euros.

Surtout, la dette nette qui n'était que de 242,5 millions d'euros fin 2018 s'élève au 31 décembre 2019 à plus de 1,115 milliard d'euros, 4,5 fois plus lourde.

"Malgré les difficultés rencontrées avec le palovarotène, les fondamentaux du groupe restent solides avec une franchise Médecine de Spécialité en croissance et une structure financière robuste, soutenue par une forte génération de cash-flow. Nous sommes déterminés à poursuivre avec rigueur l’exécution de notre stratégie pour délivrer ainsi une nouvelle année de croissance en 2020 et faire progresser les différents programmes de notre portefeuille de produits en R&D", a indiqué le directeur financier Aymeric Le Chatelier, qui assure par intérim la direction générale depuis le départ de David Meek, peu de temps après les premiers problèmes rencontrés sur le projet palovarotène.

En "tenant compte des récents évènements", qui ont amené Ipsen à enregistrer une perte de valeur partielle de 668,8 millions d’euros (avant impôt) sur l’actif incorporel palovarotène, Ipsen revoit ses perspectives pour 2022.

À cet horizon, le laboratoire vise des ventes supérieures à 2,8 milliards d'euros (précédemment supérieures à 3,2 milliards) et un taux de marge opérationnelle des activités supérieure à 28% (précédemment supérieure à 32%). Ces nouvelles perspectives ne supposent aucune approbation de nouveaux produits ou indications significatifs -et aucune contribution du palovarotène- une arrivée progressive de nouveaux génériques de l'octréotide et du lanréotide à partir de 2021, et excluent l’impact d'autres acquisitions.

S'agissant de la molécule issue de Clementia, Ipsen va mener une analyse approfondie des données recueillies jusqu'à présent, traiter les questions reçues de la FDA et définir les prochaines étapes du programme clinique, n'abandonnant donc pas totalement l'espoir d'apporter le palovarotène aux patients "le plus rapidement possible".

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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