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Futuren : Pour theolia, la crise peut être une chance

Pour theolia, la crise peut être une chancePour theolia, la crise peut être une chance

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Theolia est désormais prêt à envisager des acquisitions de parcs éoliens auprès d'acteurs qui connaîtraient des difficultés financières, a déclaré vendredi son directeur général, Fady Khallouf.

Des opérations pourraient se faire à des prix intéressants compte tenu du contexte économique actuel, a ajouté lors d'un entretien à Reuters le patron du spécialiste français de l'éolien, au bord de la faillite en 2010 et en cours de redressement.

"Un certain nombre d'acteurs ont essayé de développer des parcs et atteint un certain point mais sont fragilisés par le contexte économique actuel. Nous avons la possibilité de prendre le relais des projets et de les accélérer", a dit Fady Khallouf.

"Il y a un certain nombre de nouvelles opportunités issues de la crise actuelle (...) Nous regardons un certain nombre de sujets, ça peut être des petites choses ou des choses plus consistantes."

Les incertitudes qui pèsent sur la conjoncture économique mondiale renforcent même la stratégie du groupe.

"Quand il y a des difficultés économiques et un certain nombre d'inquiétudes, que ce soit sur le plan énergétique, environnemental ou financier, je les vois comme autant d'opportunités pour nous", a déclaré Fady Khallouf.

"LES FONDAMENTAUX SONT TÊTUS"

"Les fondamentaux sont têtus. En Europe, les capacités de production ont un certain âge (...) et il va falloir investir. Quel que soit le moyen dont vous considérez la production, il y aura une hausse des tarifs de l'électricité. A partir de là, l'éolien ne doit plus être considéré comme une activité subventionnée mais comme étant suffisamment proche du prix de marché en tendance", a également souligné Fady Khallouf.

"Au lieu de faire semblant de ne pas le voir et de s'affoler dans quelques années, je pense que tous les acteurs - autorités, industriels et financiers - ont intérêt à engager une concertation raisonnée (...), même si les énergies renouvelables ne supplanteront pas complètement les moyens traditionnels."

Fady Khallouf a en outre indiqué que son groupe était sur le point d'accueillir un nouveau partenaire au sein du véhicule d'investissement Theolia Utilities Investment Company (TUIC), qu'il a mis sur pied avec l'électricien suisse IWB Industrielle Werke Basel (IWB) pour financer des projets éoliens en France, en Allemagne et en Italie.

"Nous sommes en train de finaliser l'entrée d'un nouvel acteur du même gabarit qu'IWB (...). C'est une 'utility' européenne, c'est du 'cross-boarder'", a-t-il dit, jugeant un accord "imminent".

"Ce véhicule a vocation à aller peut-être dans d'autres pays européens en fonction des opportunités (...). Il a eu un tel succès que je suis sollicité par divers acteurs qui souhaitent y entrer", a ajouté Fady Khallouf, qui privilégie toutefois dans un premier temps une stabilisation du tour de table et un lancement effectif de son activité.

POSSIBLE BÉNÉFICE EN 2013

TUIC, destiné aux producteurs et distributeurs d'électricité, disposera de 100 millions d'euros de fonds propres investis et pourra recourir à du financement de projets, avec l'objectif d'investir plus de 300 millions d'euros.

Détenu jusqu'ici à 70% par Theolia et 30% par IWB, il va acquérir des projets éoliens auprès du groupe français, qui assurera le développement, la construction et l'exploitation sur la durée de vie des parcs et percevra une rémunération pour chacune de ces prestations.

Theolia n'a été bénéficiaire qu'au cours d'un seul exercice, en 2010, sous l'effet mécanique de l'augmentation de capital, mais pourrait dégager un résultat net positif en 2013 si la crise ne retarde pas certains de ses projets, a déclaré Fady Khallouf.

"Au fur et à mesure que nous réussirons à atteindre les objectifs que je fixe, nous aurons également la capacité d'attirer beaucoup plus d'investisseurs et, à ce moment-là, se posera la question de savoir s'il faut une augmentation de capital ou pas, ou un autre schéma qui pourrait consister à agrandir le véhicule d'investissement", a-t-il indiqué.

"Ça ne se posera pas pour 2012, nous avons suffisamment de moyens et une trésorerie très saine."

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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