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Engie : L'Etat belge compte reprendre la main sur le parc nucléaire d'Engie dans le plat pays, un nouveau catalyseur à venir pour l'action?

Aujourd'hui à 11:15
Engie en tête du CAC 40 après un accord en vue sur le nucléaire belge

(BFM Bourse) - Le groupe énergétique et l'État belge négocient la reprise complète des activités nucléaires d'Engie en Belgique, incluant les centrales de Doel et Tihange, avec un accord attendu d’ici octobre 2026.

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures recettes. Le parcours de l'action Engie traduit à la perfection le retour en vogue des valeurs industrielles en Bourse, autrefois délaissées pour le thème à la mode de l'intelligence artificielle.

La société dirigée par Catherine MacGregor a pris 46,37% en Bourse l'an passé, la sixième plus forte progression du CAC 40. A l'aube du mois de mai, le titre s'adjuge encore 20,7%, la quatrième plus importante hausse de l'indice en 2026.

Dans une note publiée début avril, JPMorgan signalait alors que le groupe était le titre de son univers de couverture qui a connu "le plus grand changement" dans son "equity story", c'est-à-dire l'histoire que l'entreprise raconte au marché pour le séduire.

Ce sentiment a été appuyé par la dernière initiative d'Engie en matière de croissance externe. La société française avait dévoilé fin février, le projet d'acquisition du britannique UK Power Networks (UKPN). Il s'agit tout simplement de la plus importante acquisition du groupe depuis qu'Engie se nomme Engie, c'est-à-dire depuis 2015.

Un accord sur le nucléaire belge

Un autre catalyseur se profile pour l'action du groupe énergétique. Ce jeudi 30 avril, le groupe énergétique a indiqué être en négociations avec l’État belge pour la reprise complète des activités nucléaires du groupe en Belgique, incluant les centrales de Doel et Tihange.

Dans l’attente, le gouvernement dirigé par Bart De Wever a suspendu immédiatement les opérations de démantèlement des réacteurs concernés. Les discussions entre Engie et l’État belge doivent aboutir à un protocole d’accord d’ici au 1er octobre 2026. Ce document précisera les modalités concrètes de la transaction, notamment les aspects financiers, juridiques et opérationnels.

Ce projet à venir s'inscrit dans un accord noué en 2023 , selon lequel Engie transfère au gouvernement belge l'ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires sur l'ensemble des centrales du pays en échange d'un paiement forfaitaire de 15 milliards d'euros.

Cet accord a l'avantage de donner un coût fixe et connu pour le groupe sans l'exposer à de nouvelles éventuelles révisions. Une sorte de solde de tout compte.

Il avait été noué en lien avec la décision du gouvernement belge de prolonger de dix ans l'exploitation des réacteurs Doel 4 et Tihange 3, opérés par la filiale d'Engie Electrabel. La Belgique comptait sortir du nucléaire en 2025 mais l'éclatement de la guerre en Ukraine en 2022 avait amené le pays à revoir sa décision.

Royal Bank of Canada rappelle que le gouvernement belge s’est de plus en plus attaché à prolonger et à développer sa capacité nucléaire, par conséquent, ce transfert de propriété lui "semble rationnel".

"Grâce au transfert de l’ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires au gouvernement belge, le groupe Engie ne sera plus exposé à l’évolution des coûts futurs liés au traitement des déchets revus tous les trois ans par la Commission des provisions nucléaires", avait expliqué précédemment la société dans un communiqué.

Morgan Stanley estime pour sa part qu'un "accord pourrait contribuer à réduire davantage les risques liés au modèle économique d'Engie, notamment en atténuant les risques liés aux réévaluations régulières des obligations en matière de démantèlement".

Une résorption de la décote

Avec cet accord en vue sur le nucléaire belge, Engie devrait s'ôter une épine du pied. Cette perspective d'une sortie du nucléaire belge donne matière à disserter pour les analystes.

Le bureau d'études indépendant AlphaValue s'est par exemple réjouit de cette nouvelle. Il a relevé sa recommandation à "accumuler", compte tenu de la perspective de la sortie du nucléaire en Belgique, qui, selon lui, devrait permettre à Engie d'alléger considérablement son bilan, notamment en ce qui concerne les provisions pour démantèlement.

L'intermédiaire financier a en conséquence supprimé la décote de 10% qu'il appliquait précédemment à Engie par rapport à l'indice de référence des groupes énergétiques intégrés.

Pour Barclays, cet accord "constituerait une avancée majeure grâce au transfert des passifs et à la réévaluation des actifs".

Royal Bank of Canada ajoute de son côté qu'avec cet accord, Engie s'offre la possibilité de réduire le risque lié aux provisions nucléaires. Le bureau d'études rappelle que l’énergéticien avait passé pour près de 11 milliards d'euros de provisions liées au nucléaire.

Cet accord constitue le principal élément positif pour Engie, estime Royal Bank of Canada, notamment compte tenu de l'écart actuel d'environ 4 milliards d'euros entre les estimations d'Engie et celles de l'ONDRAF, l'autorité de régulation belge, concernant l'ajustement approprié des provisions nucléaires dans le cadre de la révision triennale en cours de ces provisions, qui, selon nous, constituera un élément clé des négociations.

Les investisseurs prennent acte de la volonté d'Engie d'avancer rapidement sur ce dossier stratégique. L'action progresse de 2%, vers 11h ce jeudi 30 avril pour occuper la tête d'un CAC 40 en forte baisse de 1,3%.

Sabrina Sadgui - ©2026 BFM Bourse
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