(BFM Bourse) - Le cours d'EDF tombe lourdement lundi en Bourse, face à l'enlisement du projet Hercule visant à une profonde réorganisation de l'entreprise, en parallèle d'une réforme du cadre réglementaire européen sur la vente d'électricité d'origine nucléaire. Les syndicats et une partie de la classe politique sont vent debout contre la réorganisation, tandis que les négociations avec Bruxelles ne semblent pas progresser.
Où va EDF, et sous quelle forme ? Les discussions autour du projet "Hercule" lancé début 2020 et visant à réorganiser le groupe (en séparant le parc nucléaire des autres actifs), une fois obtenu de Bruxelles une réforme de la règlementation qui contraint le groupe de vendre à ses concurrents une partie de son électricité d'origine nucléaire à prix fixe, font et défont le cours de Bourse ces derniers mois.
Lundi, le titre plonge de 14,74% à 10,56 euros vers 15h30 (un plus bas depuis début novembre) alors que, selon les informations de BFM Business, les négociations avec Bruxelles traînent en longueur. Le projet de réorganisation "Hercule" rencontre trop d’obstacles pour aboutir cette année, explique ainsi Matthieu Pechberty.
Mi-janvier, une réunion entre les négociateurs français et Ursula Von der Leyen n'a pas permis de faire bouger les lignes. Le camp français cherche à obtenir la possibilité de relever de 20% le prix de revente de l'électricité produite par les centrales nucléaires du groupe et dont ses concurrents bénéficient aujourd'hui à bon prix, ce que refuserait la Commission en l'absence de mesures pour susciter davantage de concurrence.
"La Commission n’a aucune raison d’aller vite sauf si la France cède sur les contreparties", a décrypté une source proche du dossier. Du coup, la guerre de tranchée risque de durer, au point de reporter la réforme à plus tard.
Le ministère français de l'Economie a assuré de son côté à Reuters que la négociation suivait son cours.
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