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Edf : Edf veut rester le premier électricien mondial d'ici 2020

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PARIS (Reuters) - EDF a déclaré mardi vouloir rester le premier électricien mondial en termes de capacités de production à l'horizon 2020 et jugé que la catastrophe de Fukushima ne remettait pas en cause le recours au nucléaire.

Le groupe public a précisé lors de l'assemblée générale de ses actionnaires qu'il visait 200 gigawatts (GW) de capacités en 2020 contre environ 150 GW actuellement, dont 50% dans le nucléaire, 25% dans le thermique (gaz, charbon) et 25% dans l'hydraulique et les autres énergies renouvelables.

A titre de comparaison, son grand rival GDF Suez a fait savoir début mars qu'il visait des capacités de production électrique de 150 GW en 2016, dont 90 GW hors d'Europe, contre 113 GW aujourd'hui en fonctionnement.

Le PDG d'EDF, Henri Proglio, a jugé que la crise nucléaire japonaise consécutive au séisme et au tsunami du 11 mars ne remettait pas fondamentalement en cause le recours à l'atome, qui constitue "l'ADN industriel" au groupe.

"Le nucléaire est entré à nouveau dans une période d'incertitudes, particulièrement d'ailleurs dans les pays d'Europe, où les débats ont quelquefois tendance à prendre une tournure radicale pour ne pas dire religieuse", a-t-il dit.

"Nombre de projets qui étaient supposés seront sans doute retardés ou différés. Mais clairement, ni les Etats-Unis ni la Chine, encore moins la Grande-Bretagne et quelques autres grands pays, n'envisagent de se passer du nucléaire", a ajouté Henri Proglio.

Le PDG d'EDF a cependant souligné que le groupe avait l'ambition de devenir "une référence majeure et le leader européen des énergies renouvelables avec 45 GW installés", alors qu'il a annoncé une offre de rachat des minoritaires de sa filiale EDF Energies nouvelles.

CAP VERS LES PAYS À FORTE CROISSANCE

En matière de positionnement géographique, il entend s'ouvrir davantage à l'international, avec une capacité de production hors de France augmentée de 50%.

"En parallèle de sa présence européenne et de l'approfondissement de sa présence en Chine, en Russie et aux Etats-Unis, EDF a pour objectif de renforcer sa présence dans les pays à forte croissance, comme par exemple la Pologne, le Brésil ou la Turquie ", a indiqué le groupe.

EDF a également rappelé ses projets d'investissements dans le terminal méthanier de Dunkerque et dans le gazoduc South Stream, qualifiant le gaz de "composante essentielle de son métier d'électricien".

La société n'a cependant pas dévoilé ses objectifs chiffrés, prévus pour la fin juillet.

Prié de dire si EDF voulait toujours contrôler l'italien Edison, Henri Proglio a par ailleurs déclaré au journal Le Monde : "Je veux y renforcer notre position. On devrait pouvoir convaincre le gouvernement et les industriels italiens."

"Mais EDF est un industriel, pas une sicav d'investissement. Je ne courrai pas l'aventure de prendre des participations pour être minoritaire ou cogestionnaire dans nos activités de coeur de métier", a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien sur les tarifs de l'électricité en France, il a en outre déclaré : "Nous pensons qu'il faut une hausse moyenne des tarifs de 2,5% par an d'ici à 2015, pour la production, le transport-distribution et la contribution au service public de l'électricité."

EDF est actuellement le deuxième énergéticien mondial par la capitalisation boursière (plus de 52 milliards d'euros) derrière GDF Suez, devenu le numéro un l'été dernier (environ 57,8 milliards) avec le rachat du britannique International Power.

Il est aussi en concurrence, notamment, avec l'allemand E.ON (capitalisation boursière de près de 40 milliards d'euros).

Pour 2011, EDF vise une croissance organique de son résultat brut d'exploitation (Ebitda) comprise entre 4% et 6%, un ratio d'endettement financier net/Ebitda compris entre 2 et 2,2 fois et un dividende au moins équivalent à celui de 1,15 euro versé au titre de 2010.

Vers 16h15, le titre EDF reculait de 0,33% à 28,28 euros pendant que le CAC 40 gagnait 0,56%. Il perd près de 8% depuis le début de l'année.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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