Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
5 094.90 +1.75 % Temps réel Euronext Paris

CAC 40 : Un principe de réalité s'impose au marché

jeudi 7 mai 2020 à 08h36

(BFM Bourse) - L'indice CAC 40 a perdu 1,11% à 4 433 points hier, dans des volumes timides, aimanté un peu plus par une zone de garde-fou dont la rupture (voir plus bas) aurait des conséquences importantes sur l'ouverture de nouvelles cibles baissières. Le marché, un temps caressé par la perspective d'une sortie de confinement, et donc d'une suppression de la coche qui plombe l'économie depuis près de 2 mois, sont face à un principe de réalité. La catastrophe économique, tant productive, que commerciale ou budgétaire, est historique.

Hier en particulier, les opérateurs ont pris connaissance des indicateurs baromètres de l'activité dans les services en Zone Euro, en données désormais définitives pour le mois d'avril, qui sont sans surprise tombés à des niveaux de faiblesse historique, à 12.0.

Entre septembre 2013 et mars 2020, l'indicateur était resté campé au-dessus de la barre des 50 points qui sépare par construction, une expansion d'une contraction du secteur considéré. L'ndice final "composite" de l'activité globale dans la zone euro est tombé à 13.6. "Si les mesures destinées à endiguer l'épidémie de Covid-19 ont engendré une chute considérable de l'activité, elles ont aussi, sans surprise,donné lieu à une diminution sévère et sans précédent des nouvelles affaires reçues par les entreprises privées de la zone euro. Le volume des ventes à l'export a également enregistré sa plus forte contraction depuis le début de l'enquête, il y a près de vingt-deux ans" complète IHS Markit dans son communiqué.

La Commission Européenne, dans ses prévisions économiques du printemps 2020, chiffre ses projections de récession: l'économie de la zone euro devrait enregistrer une contraction record de 7,75 % en 2020, et croître de 6,25 % en 2021. "Malgré la rapidité avec laquelle les pouvoirs publics ont réagi en adoptant, au niveau national comme au niveau européen, un arsenal complet de mesures, l'économie de l'UE subira cette année une récession d'une ampleur historique" prévient la Commission.

Outre Atlantique, les opérateurs viennent d'encaisser la publication sur l'emploi américain, par le cabinet en RH ADP, se son enquête mensuelle, publication qui précède traditionnellement de deux jours le rapport fédéral NFP. Et la claque, attendue, est forte: sur le mois d'avril, la barre des 20 000 000 de postes détruits est effectivement dépassées selon le cabinet. Verdict demain à 14h30. Nous aurons, outre les chiffres officiels des destructions de postes, le taux de chômage, et la dynamique des salaires.

Par ailleurs, les montées vives des tensions commerciales et diplomatiques entre Washington et Pékin ne sont pas sans conséquences sur l'appétence au risque sur les marchés.

Après des insinuations de plus en plus fermes de l'exécutif fédéral américain sur la provenance du SARS-Cov2 (du laboratoire P4 à Wuhan) - sans apport à ce stade des preuves adéquates ! -, Donald Trump sort de nouveau une de ses cartes maîtresses (toxiques ?): la menace de nouvelles hausses de tarifs douaniers à l'importation de produits chinois en sol américain. C'est donc le spectre d'un nouveau conflit commercial sino-américain qui fait sa sinistre réapparition.

"Cette attaque directe, alors que Donald Trump félicitait la Chine pour sa gestion de la crise sanitaire en début d’année, pourrait conduire à une hausse des tensions entre les deux premières puissances mondiales et surtout amener la Chine à décider de mesures de représailles, liées ou non à l’accord commercial de phase 1 signé en janvier par les deux pays", notait en milieu de semaine Vincent Boy, analyste de marché chez IG France.

Concernant la pandémie proprement dite: "Au-delà des Etats-Unis, la tendance en Russie, qui devrait entrer dans le top 5 des pays les plus touché aujourd’hui, au Brésil, en Inde ou encore au Mexique ne cesse de progresser, montrant de nouveaux risques venus d’autres pays", prévient l'analyste. "Le virus n’a pas de frontière et les pays du monde entier doivent travailler conjointement, ce qui n’est pas l’avis du président américain qui fait la course seul (vers la présidentielle)", poursuit M. Boy.

Côté valeurs, ont retrouvait dans le "palmarès" baissier du Compartiment A de la cote (grosses capitalisations), des dossiers à fort Bêta actuel, comme Publicis (-3,76% à 24,85 euros), Société Générale (-3,93% à 12,80 euros), Air France (-3,95% à 4,203 euros), CGG (-4,15% à 1,0970 euro), Accor (-4,60% à 12,00 euros), Airbus (-4,85% à 53,70 euros), ou TechnipFMC (-6% à 6,92 euros).

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont clôturé en ordre dispersé la séance de mercredi, le Dow Jones perdant 0,91% à 23 664 points, et le Nasdaq Composite a grappillé 0,51% à 8 854 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 0,70% à 2 848 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.0800$. Le baril de WTI, l'un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 26,20$.

À l'agenda statistique ce jeudi, à suivre en particulier, la balance commerciale, la production industrielle, et les salaires en France à 08h45, la décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre à 13h45, la productivité et les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage aux Etats-Unis à 14h30.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

Quasiment intégralement sur un gap baissier très ample (4 427 - 4 554 points), l'indice phare tricolore a vivement reflué lundi, confirmant avec agressivité l'inflexion de la fin de semaine passée, marquée par deux bougies symétriques*. Le piège à la hausse s'est définitivement refermé. Dans l'immédiat seulement, une réaction positive de contestation est anticipée, du moins en début de séance, à partir d'une zone de support graphique vers 4 350 points.

A terme, une rupture des 4 357 points mettra en danger l'indice sur les prochaines semaines.

* La bougie de jeudi est le quasi symétrique de la bougie de mercredi, mais les volumes sont beaucoup plus nourris, et l'engagement baissier sectoriel bien plus large. La bougie hebdomadaire de la semaine passée en a été métamorphosée, avec l'apparition d'une ombre autre hautement significative.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 4600.00 points.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
4600.00 / 5000.00 / 5081.00
Support(s) :
4357.00 / 4357.00 / 4117.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Un principe de réalité s'impose au marché (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

CAC 40 : Un principe de réalité s'impose au marché (©ProRealTime.com)
©2020 BFM Bourse
TradingSat
Portefeuille Trading
+305.90 % vs +2.49 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat