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Bouygues : Iliad dépasse les attentes et maintient l'investissement

Iliad affiche un résultat annuel en baisseIliad affiche un résultat annuel en baisse

par Catherine Monin

PARIS (Reuters) - Iliad a publié mardi un résultat annuel en baisse, pénalisé par des investissements massifs réalisés dans la constitution d'un réseau de téléphonie mobile qui continue de dépasser les attentes.

La maison mère de Free a annoncé un résultat net en repli de près de 26% à 186,5 millions d'euros mais un Ebitda consolidé en hausse de 10,6% (à 921,4 millions d'euros), les pertes accusées dans le mobile ayant été compensées par la bonne tenue des activités fixes.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donnait un résultat net de 164,12 millions d'euros et un Ebitda de 827,77 millions.

"L'année 2013 sera une année de très forte croissance, la dynamique de recrutement d'abonnés est bonne", a déclaré à Reuters Thomas Reynaud, directeur général délégué d'Iliad.

Le groupe, qui veut atteindre un chiffre d'affaires de 4,0 milliards d'euros d'ici 2015, s'est à nouveau fixé un objectif de croissance de 5% dans le fixe en 2013 et a maintenu son objectif d'obtenir une part de marché de 15% dans le mobile à moyen terme et de 25% à long terme.

Iliad avait annoncé fin février une croissance record de son chiffre d'affaires à plus de trois milliards d'euros.

Le nombre des abonnés, en augmentation constante, a dépassé la barre des 10 millions et la part de marché dans le mobile a atteint près de 8%.

A la Bourse de Paris, le titre a réagi en nette hausse à l'ouverture, touchant un plus haut historique à 161,5 euros et portant la capitalisation boursière du groupe à 9,1 milliards d'euros. Vers 10h20, il affichait une progression de 7,15% à 160,40 euros, alors que l'indice sectoriel européen prenait 1,04% et que le CAC 40 reculait de 0,5%.

PRÉPARER L'AVENIR

Les analystes de la Société générale, qui saluent dans une note des résultats "très solides", mettent aussi en exergue une structure financière robuste.

Avec un endettement net d'un milliard d'euros et un ratio d'endettement stable par rapport à 2011, Iliad est en effet l'un des opérateurs les moins endettés en Europe.

Le groupe a investi l'équivalent de 30% de son chiffre d'affaires en 2012, soit 950 millions d'euros, "là où le secteur investit autour de 15%", a indiqué Thomas Reynaud.

Les investissements devraient être du même ordre en 2013, a-t-il ajouté, précisant que l'effort serait réparti dans l'ADSL, la fibre optique et le mobile. Pour ce dernier, le groupe a maintenu son objectif d'une couverture de 75% du territoire d'ici fin 2014 et de 90% en 2018, contre 40% fin 2012.

"Nous faisons le choix de réinvestir nos marges financières quasiment intégralement dans nos investissements. Nous donnons la priorité à la croissance et au déploiement de notre réseau", a expliqué Thomas Reynaud.

En trois ans, les dividendes versés par Iliad ont totalisé 60 millions d'euros, tandis qu'ils ont atteint presque 20 milliards chez ses trois concurrents, a-t-il dit.

Au titre de 2012, le dividende proposé est stable à 0,37 euro.

Iliad doit aussi préparer l'avenir, l'Autorité de la concurrence ayant estimé que le contrat d'itinérance entre Free et France Télécom-Orange ne devait pas perdurer au-delà de 2018.

Ce contrat autorise Free à utiliser le réseau d'Orange 2G et 3G pour ses abonnés, en attendant le déploiement de son propre réseau. Il a fait l'objet de vives critiques de la part des opérateurs concurrents qui y voient un avantage concurrentiel accordé à Free.

Le fournisseur d'accès à internet avait fait en janvier 2012 une entrée spectaculaire sur le marché français du mobile avec des offres à prix cassés, obligeant ses trois concurrents -France Télécom, SFR (groupe Vivendi) et Bouygues Telecom- à baisser leurs tarifs pour tenter d'endiguer l'exode de leurs abonnés.

Dans ce contexte hautement concurrentiel, le revenu moyen par abonné mobile (Arpu) a reculé de 10% l'année dernière et devrait accuser un repli similaire cette année.

Edité par Pascale Denis

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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