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Bnp paribas act.a : La reprise en zone euro se renforce, des risques persistent

Marché : Le PIB de la zone euro supérieur aux attentes au 4e trimestreMarché : Le PIB de la zone euro supérieur aux attentes au 4e trimestre

par Martin Santa et Sarah Marsh et Leigh Thomas

BRUXELLES/BERLIN (Reuters) - Des performances meilleures qu'attendu en Allemagne et en France ont permis à la zone euro d'enregistrer au quatrième trimestre une croissance supérieure aux prévisions et laissent espérer une reprise solide en 2014 en dépit de la persistance de facteurs de risque.

Le produit intérieur brut (PIB) de l'ensemble des pays utilisant la monnaie unique a augmenté de 0,3% par rapport au troisième trimestre et de 0,5% par rapport à la même période de 2012, selon la première estimation d'Eurostat publiée vendredi.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,2% d'un trimestre sur l'autre et de 0,4% sur un an.

La zone euro, dont le PIB représente quelque 9.500 milliards d'euros par an, est sortie au deuxième trimestre de l'an dernier de la plus longue récession de sa jeune histoire, mais ses perspectives de reprise restent assombries par un chômage record, de multiples risques extérieurs, l'austérité budgétaire et la faiblesse de l'inflation.

Eurostat ne publiera que le 5 mars le détail des statistiques mais pour les analystes, le PIB d'octobre-décembre a été tiré avant tout par les exportations et l'investissement.

"Même si des indicateurs avancés suggèrent que la reprise s'est encore accentuée en début d'année, une reprise soutenue n'est malheureusement pas encore assurée", estime Martin van Vliet, analyste d'ING.

Plus positifs, certains observateurs soulignent que, pour la première fois depuis près de trois ans, les six principales économies de la zone euro ont vu leur économie croître au quatrième trimestre.

"LOIN DE LA VITESSE DE CROISIÈRE"

En Allemagne et en France, la croissance a atteint respectivement 0,4% et 0,3%, des chiffres meilleurs qu'attendu dans un cas comme dans l'autre.

La croissance française a ainsi atteint 0,3% sur l'ensemble de 2013, soit 0,2 point de plus que prévu par le gouvernement.

L'Italie, elle, a crû de 0,1% au quatrième trimestre, sa première performance positive depuis la mi-2011.

"Néanmoins, la zone euro sera encore loin de sa vitesse de croisière en 2014, un certain nombre de freins importants à la croissance restant en place", souligne Howard Archer, chef économiste Europe d'IHS.

L'Office fédéral allemand des statistiques évoque pour sa part les "signaux mitigés" adressés par l'économie allemande, les dépenses publiques ayant stagné au quatrième trimestre tandis que la consommation privée a légèrement diminué.

"L'investissement en capital a évolué favorablement", poursuit l'Office fédéral des statistiques. "Cependant, une réduction marquée des stocks a freiné la croissance économique."

Les gouvernements concernés se sont logiquement félicités de ces bonnes performances.

Dès mercredi, le ministère allemand de l'Economie avait relevé sa prévision de croissance 2014 à 1,8%, un chiffre plus de quatre fois supérieur à l'estimation 2013.

ENCORE DES RISQUES

A Paris, Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, a souligné que l'économie avait "repris un rythme de croissance de 1% par an", tout en reconnaissant qu'il faudrait faire mieux encore pour faire reculer le chômage. La prévision officielle de la France pour 2014 reste à 0,9%.

Le taux de chômage français est proche de 11% et celui de l'ensemble de la zone euro reste à 12%, des niveaux qui prouvent que l'accélération de la croissance est encore loin de se traduire par une embellie sur le marché du travail.

"De plus, la vigueur relative de l'euro et le ralentissement des économies émergentes constituent des risques à la baisse clairs pour les perspectives de croissance", souligne Martin van Vliet, d'ING, ajoutant que cela devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à la prudence.

Après l'avoir ramené en novembre à un nouveau plus bas historique de 0,25%, l'institution de Francfort a laissé inchangé son principal taux directeur lors de sa dernière réunion, son président, Mario Draghi, expliquant vouloir disposer d'informations supplémentaires avant de décider d'éventuelles nouvelles mesures.

La BCE présentera ses nouvelles prévisions de croissance et d'inflation après sa réunion de début mars.

Clemente de Lucia, économiste de BNP Paribas, note que plusieurs pays "périphériques" de la zone euro auraient besoin d'une politique monétaire plus accommodante.

Si la croissance a atteint 0,3% au quatrième trimestre en Espagne et 0,5% au Portugal, ces deux pays, comme la Grèce, restent en contraction par rapport à 2012.

avec Yann Le Guernigou à Paris, Benoit Van Overstraeten et Marc Angrand pour le service français, édité par Marc Joanny

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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