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Axa : "le marché anticipe le pire [...] sur la réforme solvency ii"

jeudi 1 avril 2010 à 11h31

(BFM Bourse) - Valse-hésitation sur le marché parisien. Si pour la troisième fois en une semaine, le Cac repart à l'assaut des 4000 pts, la suite des évènements reste incertaine en l'absence de forts catalyseurs. Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*capital, entreprise d'investissement de BNP Paribas, livre son analyse de la situation et plusieurs pistes d'investissement adaptées à ce contexte incertain. Il nous présente aussi sa société.

Tradingsat.com : Quels sont les services offerts aux investisseurs particuliers par B*capital ?

Bertrand Lamielle : Nous offrons deux types de services : du conseil et de la gestion sous mandat. Nos conseillers font de la Bourse « sous toutes ses formes », en ce sens qu'ils accompagnent les clients sur tous les instrument financiers : les actions, les obligations, mais aussi des produits structurés dérivés ou encore des fonds en « architecture ouverte ».

Tradingsat.com : Qu'entendez vous par architecture ouverte ?

Bertrand Lamielle : B*capital fait partie du groupe BNP Paribas, mais cela n'a aucune influence sur nos choix d'investissement. Supposons que nous souhaitions investir sur la dette des pays émergents, nous regardons les trois ou quatre meilleurs fonds de dette pays émergents, et nous en sélectionnons un, qu'il appartienne ou non à l'univers des fonds de BNP Paribas.

Tradingsat.com : Les produits structurés ne sont-ils pas des produits trop compliqués pour les particuliers ?

Bertrand Lamielle : Nous mettons en place des produits structurés volontairement simples, compréhensibles. Par exemple, nous avons créé un certificat « technos » en fin d'année dernière, avec Société Générale, dans lequel nous avons mis Altran, Alcatel, Apple et STMicro. Ce produit permet d'associer deux valeurs en retournement à un acteur des semiconducteurs – secteur considéré comme un indicateur avancé de la reprise économique -, ainsi qu'à un leader technologique incontesté. Certains clients n'ont pas forcément la possibilité d'acheter les quatre à la fois. Le code mnémonique de ce certificat est le 7043S. Il progresse d'un peu plus de 10% depuis le début de l'année : le retournement se fait attendre sur Alcatel, qui perd 22%, mais Apple gagne 35% (en tenant compte des variations de change), STM 14%, et Altran 8%.

Tradingsat.com : Dans le secteur des semiconducteurs en France, on entend aussi beaucoup parler de Soitec.

Bertrand Lamielle : Nous la suivons mais nous n'en avons pas. Indépendamment des perspectives de cette société, Soitec est une valeur qui a le défaut d'apporter beaucoup (trop) de volatilité dans un portefeuille. Nous préférons éviter de faire faire les montagnes russes avec le patrimoine de nos clients, qui représente souvent le travail d'une vie…

Tradingsat.com : Que proposez vous comme types de gestion sous mandat ?

Bertrand Lamielle : En nous délivrant un mandat de gestion, chaque client nous indique son objectif de risque/rentabilité : prudent, équilibre, flexible, ou dynamique. Les mandats flexibles permettent d'être investis entre 50% et 100% en fonction de notre opinion sur l'évolution du marché.

Tradingsat.com : Justement, que préconisez vous comme exposition au marché aujourd'hui ?

Bertrand Lamielle : Nous ciblons un taux d'investissement de 75% pour les mandats flexibles. Nous étions beaucoup plus investis que cela il y a trois semaines, puis nous avons commencé à prendre des bénéfices et à réduire les pondérations sur un certain nombre de valeurs à l'approche des 4000 pts. Nous estimons en effet que 2010 ne sera pas une grande année en terme de performance. Notre scénario penche pour une évolution en tôle ondulée entre 3600 et 4000 pts. Et il n'y a rien à gagner à être investi à 100% dans ce type de marché. Il vaut mieux garder des poches de liquidité en prévision des creux. A côté de cela, certains actifs peuvent offrir une bonne rentabilité tout en affichant une faible volatilité. Je pense à la dette émergente et aux obligations privées à haut rendement.

Tradingsat.com : Pouvez-vous en citer quelques-unes ?

Bertrand Lamielle : Par exemple, des groupes comme Pernod Ricard, Renault ou Wendel ne font plus partie de la catégorie investment grade mais ils travaillent d'arrache pied pour y revenir. Cela devrait créer de la performance. Et puis le taux de défaillance des entreprises pris en compte aujourd'hui par le marché est beaucoup trop élevé par rapport aux moyennes historiques. Or, la reprise économique, même molle, qui s'amorce, paraît difficilement compatible avec de gros taux de faillite.

Tradingsat.com : Concernant le marché actions, quelles sont aujourd'hui vos plus fortes convictions d'achat ?

Bertrand Lamielle : Avec un Cac 40 à 4000 pts, je n'ai pas de forte conviction d'achat. Le marché a perdu l'élan qui lui a permis de passer de 3600 à 3900 pts. Une pause paraît nécessaire pour repartir sur des bases solides. Certains fonds semblent d'ailleurs considérer les niveaux actuels comme des portes de sortie : Astorg a revenud Geoservices à Schlumberger, KKR a replacé du Legrand… Je peux cependant m'intéresser à des dossiers « tranquilles » comme le brasseur AB Inbev, qui permet de miser sur la thématique de la croissance dans les pays émergents. On peut aussi construire une position sur Total, mais pour obtenir une vraie corrélation avec le pétrole, il faut aller chercher du côté des parapétrolières. Des titres comme CGG Veritas ou Vallourec peuvent être intéressants à jouer, mais sur repli compte tenu de leur récent parcours. Dans un tout autre secteur, je pense qu'il y a encore du grain à moudre sur Accor, dans l'optique de la scission en deux entités (hôtelleries et services) et de la vente des casinos. Dans les télécoms, je pense qu'Iliad a reculé trop vite trop fort ; le titre mérite mieux que les cours actuels…

Tradingsat.com : Que pensez-vous des financières ?

Bertrand Lamielle : Pour l'instant, le marché anticipe le pire avec les futurs accords de réglementation bancaire Bâle III et la réforme Solvency II du monde de l'assurance. Mais à partir du moment où l'on y verra plus clair, des valeurs comme Axa ou Allianz devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu.

Propos recueillis par François Berthon

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