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Axa : Axa im ne croit pas au scénario du pire en europe

Axa im ne croit pas au scénario du pire en europeAxa im ne croit pas au scénario du pire en europe

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - Axa Investment Managers (IM) juge exagéré le pessimisme actuel des marchés financiers sur la situation financière de l'Europe, mais la société de gestion se veut prudente et sous-pondère les actions européennes le temps que la confiance revienne.

La filiale de gestion d'actifs de l'assureur Axa privilégie ainsi le crédit aux actions et aux liquidités, et se montre plus favorable aux marchés émergents et aux Etats-Unis alors que la volatilité est forte sur les actions européennes.

L'indice paneuropéen Stoxx 600 a chuté de près de 15% entre fin juillet et fin septembre, avant de rebondir d'environ 8% en octobre et d'osciller depuis entre 230 et 245 points au gré des inquiétudes sur la croissance économique et les dettes souveraines européennes.

"Les marchés sont plutôt inscrits dans une optique extrêmement pessimiste. Lorsque l'on regarde les prix, c'est comme si le marché avait 'pricé' le pire (...) Et je ne crois pas au scénario du pire sur l'Europe", a déclaré dans un entretien à Reuters Dominique Carrel-Billiard, directeur général d'Axa IM.

"Cela peut constituer un signal d'achat formidable, mais qui ne semble pas être suffisamment fort pour que les gens reviennent car il y a beaucoup d'inquiétudes."

DÉPHASAGE

L'écart de rendement (spread) entre l'emprunt d'Etat italien à 10 ans et le Bund allemand de même maturité a dépassé les 500 points de base (pdb) pour atteindre 554,5 pdb le 9 novembre, sur fond d'inquiétudes quant à la situation financière et politique de l'Italie.

"Quand on a un spread de 500 points de base sur un souverain européen, cela revient à dire qu'il y a une chance sur cinq pour qu'il fasse faillite. Est-ce que l'on croit vraiment qu'il y a une chance sur cinq pour que l'Italie fasse faillite ? Je pense qu'il y a de l'exagération", a estimé Dominique Carrel-Billiard.

Il souligne néanmoins le déphasage entre le temps financier et le temps politique, le premier étant beaucoup plus rapide que le second, ce qui agace les investisseurs.

Le dirigeant d'Axa IM, dont les encours s'élèvent à 514 milliards d'euros, se veut toutefois confiant dans la capacité des dirigeants politiques à prendre les décisions permettant de redresser la situation.

"En attendant, il faut être patient", a-t-il conseillé, évoquant la peur suscitée actuellement par les actions et l'intérêt des clients pour le crédit d'entreprise et la partie courte de la courbe des taux.

Malgré son exposition au secteur bancaire et une chute de plus de 27% depuis fin juillet de l'indice Stoxx des banques européennes, Axa IM reste neutre sur les valeurs financières, pourtant au coeur de la tourmente des marchés.

"Il n'y a pas de règles d'exclusion chez Axa IM concernant les banques", a assuré Dominique Carrel-Billiard.

"Les règles d'exclusion pour des critères tactiques et financiers, cela constitue en général une perte d'opportunité totale. Même à l'intérieur d'un secteur qui ne performe pas très bien, il y a toujours une dispersion entre les très mauvaises valeurs et les très bonnes", a-t-il déclaré.

Selon des données Reuters, Axa IM détient notamment 5,1% de BNP Paribas, 0,12% de Société générale et 0,05% de Crédit agricole via sa filiale Rosenberg.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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