(BFM Bourse) - La banque canadienne a entamé son suivi de l'assureur avec une recommandation à "surperformance", équivalent d'acheter. Royal Bank of Canada estime que la décote de valorisation du groupe face à ses comparables n'est pas justifiée.
À quelques jours de ses résultats, le 26 février prochain, Axa est en tête du CAC 40. L'assureur s'adjuge 2,2% en début d'après-midi signant la plus forte hausse du CAC 40.
Axa est porté par Royal Bank of Canada (RBC) qui a entamé lundi soir sa couverture sur le groupe dirigé par Thomas Buberl avec un conseil à "surperformance", équivalent d'acheter. La banque canadienne a fixé sa cible à 48 euros, ce qui accorde un potentiel de 27% à l'action, au cours de clôture de lundi.
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Une transformation qui a amélioré le profil des résultats
RBC rappelle qu'Axa a, depuis l'arrivée de Thomas Buberl à ses commandes en 2016, opéré une importante transformation.
Le groupe s'est davantage orienté vers la prévoyance, l'assurance santé et dommages tout en réduisant fortement la voilure dans d'autres métiers (assurance-vie, gestion d'actifs).
Axa a par exemple vendu l'an passé sa filiale de gestion d'actifs, Axa IM, à BNP Paribas et est sortie du capital de sa filiale américaine EQH, en novembre 2019.
Côté acquisitions, l'assureur a notamment repris le groupe d'assurance dommages et de réassurance XL Group en 2018 pour 15 milliards de dollars. Cette opération a été mal comprise du marché et la société porte encore aujourd'hui les stigmates boursiers de ce rachat.
Royal Bank of Canda avance néanmoins qu'Axa est parvenu à améliorer "sa croissance, la robustesse de ses résultats et sa position de capital" via cette mue stratégique.
"Cela a permis à l'assureur d'améliorer sa rentabilité et de réduire la volatilité de ses bénéfices par rapport à son historique", poursuit l'établissement canadien.
Des activités d'assurance santé vouées à accélérer
RBC explique également que les activités d'assurance vie et santé d'Axa sont parties pour "tourner à plein régime".
"Les progrès réalisés dans les priorités stratégiques d'Axa, soutenus par la baisse des taux à court terme et des facteurs structurels favorables (vieillissement démographique, pression sur le financement des soins de santé sociaux, réglementation en faveur des retraites privées), devraient permettre une croissance durable des bénéfices de la division vie et santé, supérieure à celle observée récemment", développe Royal Bank of Canada.
La banque s'attend à ce que la marge sur service contractuel (CSM), qui reflète la valeur de la marge future attendue sur les contrats, progresse de plus de 3% en 2026, 2027 et 2028, dans ces activités.
Royal Bank of Canada se montre également confiante sur les perspectives de la division d'assurance dommages.
"La révision agressive des tarifs et la réduction des risques ont considérablement amélioré les bénéfices, les tarifs restant adéquats dans la plupart des branches", explique la banque canadienne.
"Ainsi, même si les facteurs favorables à la croissance du chiffre d'affaires du secteur pourraient s'atténuer, compte tenu de la réactivité d'AXA et de sa nouvelle discipline tarifaire, nous sommes convaincus que la croissance rentable se poursuivra".
Une décote injustifiée
Au regard de ces perspectives, Royal Bank of Canada estime que la décote boursière d'Axa ne se justifie pas. L'action s'échange actuellement environ 9,1 fois les bénéfices attendus au cours des douze prochains mois, ce qui traduit une décote de 26% par rapport aux autres groupes d'assurance européens cotés.
À noter que Royal Bank of Canada aborde les perspectives dans l'intelligence artificielle (IA) pour le groupe. La banque canadienne écrit que l'IA représente aussi bien "une opportunité qu'une menace pour la société".
"L'IA pourrait bouleverser les modèles de distribution actuels et nuire aux réseaux existants (…) L'IA pourrait ouvrir de nouvelles possibilités d'accès à des clients potentiels, mais à des prix de plus en plus compétitifs, en raison de la réduction des frictions liées au changement d'assureur", écrit l'établissement.
"Dans la mesure où l'IA est désinflationniste, la baisse des coûts des sinistres en assurance dommages pourrait nuire à la croissance des primes, le secteur automobile étant particulièrement exposé (l'assurance automobile de détail représente environ 11% des primes brutes émises pour AXA)", ajoute Royal Bank of Canada.
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