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Airbus group : Les dirigeants d'eads auraient disposé de 3 infos privilégiées

tradingsat

PARIS (Reuters) - L'AMF estime que les dirigeants d'EADS et ses grands actionnaires étaient en possession d'"informations privilégiées" quand ils ont procédé à des cessions massives de titres en novembre 2005 et en mars 2006, selon la synthèse d'un rapport d'enquête publié mardi par le site internet mediapart.fr.

L'Autorité des marchés financiers met également en cause la qualité de l'information financière du groupe d'aéronautique et de défense, lui reprochant notamment d'avoir trop tardé à informer le marché des nouveaux retards du programme du très gros porteur A380.

"Les investigations ont permis d'identifier trois informations privilégiées, détenues en totalité ou en partie par les dirigeants d'EADS et ses actionnaires de contrôle (Lagardère et Daimler, ndlr), antérieurement à leurs interventions directes ou indirectes sur le marché du titre EADS", peut-on lire dans le document.

Il mentionne spécifiquement un "budget-plan" prévoyant la dégradation de la rentabilité future d'Airbus dès juin 2005, des problèmes de production au sein du programme A380 et une révision à venir du programme A350 connus "au plus tard" début mars 2006, alors qu'EADS attendra le mois de juin de la même année pour révéler les difficultés de l'A380 et son impact sur ses comptes, avec pour conséquence la chute de son titre en Bourse.

"L'enquête a mis en évidence le fait que, dès le mois de juin 2005, alors même que l'annonce par Airbus (la principale filiale d'EADS, ndlr) au cours du Salon du Bourget d'un nombre de commandes exceptionnel marquait le début d'une phase de hausse significative du titre EADS, les principaux dirigeants et les actionnaires de contrôle du groupe ont pris conscience, à l'inverse, de la probable dégradation à moyen et long termes de la rentabilité prévisionnelle d'Airbus et du groupe."

OPTIMISME DES INVESTISSEURS

L'enquête cite 17 personnes, des responsables d'EADS ou d'Airbus, lesquelles sont soupçonnées "d'avoir manqué à l'obligation d'abstention" de vendre des actions compte tenu des informations dont elles disposaient, en soulignant que la quasi-totalité (95%) des titres qu'elles ont cédées l'ont été en novembre 2005 et mars 2006.

Les enquêteurs s'étonnent que les deux autres "fenêtres" de vente autorisées par EADS au cours de la période - début août 2005 ou fin mai 2006 - n'aient été que "très marginalement utilisées" par les responsables du groupe.

S'agissant de l'information financière, ils écrivent que le groupe pourrait avoir manqué à ses obligations "en s'abstenant, à certains égards, de tempérer l'optimisme des investisseurs, le titre EADS ayant touché des plus hauts historiques début avril 2006.

L'AMF avait confirmé le 1er avril entretenir des soupçons de délit d'initié chez EADS et annoncé avoir transmis son enquête au Parquet de Paris .

Une porte-parole de l'Autorité des marchés financiers a refusé de se prononcer sur l'authenticité du document publié par Mediapart.

"Le rapport et les griefs ont été notifiés aujourd'hui sur la procédure en vigueur", a-t-elle seulement déclaré.

"C'est la deuxième fois, après la fuite qui a permis au Figaro de publier le 3 octobre 2007 le rapport d'étape de l'AMF, que des documents confidentiels de l'AMF sont ainsi portés à la connaissance du public. EADS n'est pas seulement surpris mais littéralement choqué de voir combien tout ceci est contraire aux procédures légales et combien sont bafoués les droits de la défense", a de son côté réagi un porte-parole d'EADS.

"Bien entendu, la société n'est pas en mesure de faire de commentaire avant d'avoir lu et évalué l'intégralité du document avec ses conclusions", a-t-il ajouté.

La direction de Lagardère n'était pas immédiatement joignable pour un commentaire.

Le titre EADS a reculé de 0,57% à 15,58 euros à la Bourse de Paris mardi dans un marché en baisse de 0,65%.

Matthias Blamont, Jean-Michel Belot

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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