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Airbus group : L'horizon s'éclaircit pour l'industrie française, juge Gallois

L'horizon s'éclaircit pour l'industrie française, juge GalloisL'horizon s'éclaircit pour l'industrie française, juge Gallois

PARIS (Reuters) - Un an après la mise en oeuvre du pacte de compétitivité, l'industrie française a touché le fond et son horizon s'éclaircit, au moins pour une partie des entreprises, a déclaré Louis Gallois.

Dans une interview à paraître mardi dans les Echos, et diffusée sur le site internet du journal, le Commissaire général à l'investissement estime qu'une stabilisation fiscale participerait à l'attractivité économique de la France.

L'ancien dirigeant d'EADS et de la SNCF s'inquiète d'autre part de la hausse récente de l'euro et presse l'Eurogroupe de se saisir du problème de la politique de change dans la zone euro.

"L'euro, situé autour de 1,35-1,40 dollar, peut étouffer la petite reprise à laquelle nous assistons", dit-il.

Un rapport de Louis Gallois sur l'économie française présenté l'automne dernier a servi de base au pacte de compétitivité présenté dans la foulée par le gouvernement, avec une série de mesures dont la plus emblématique a été le crédit d'impôt emploi compétitivité, équivalant à une baisse de charges de 20 milliards d'euros pour les entreprises.

"Cela permet de réduire presque de moitié l'écart de compétitivité créé par rapport à l'Allemagne sur le front du coût du travail dans la décennie 2000", souligne-t-il.

"Le plus important maintenant est de ne pas toucher au CICE et de garantir sa pérennité", ajoute-t-il alors qu'un certain nombre de députés socialistes ont vu dans cette mesure un "cadeau" fait aux entreprises.

AFFAIRE DE TEMPS

"La compétitivité est une affaire de temps, de persévérance. C'est une action engagée sur plusieurs années", déclare encore Louis Gallois, qui dit avoir le "sentiment que l'industrie a touché le fond de la piscine et que, pour une partie d'entre elle, l'horizon s'éclaircit."

Il juge qu'il y a encore des marges de progrès pour améliorer l'attractivité de l'économie, notamment la création d'un écosystème qui fait encore défaut et auquel, selon lui, une stabilisation fiscale participerait.

A la question de savoir pourquoi le pacte de compétitivité n'avait pas encore suscité de "choc de confiance" chez les chefs d'entreprises, Louis Gallois a déploré que l'ensemble des actions engagées depuis un an aient été "partiellement" occultées par les débats fiscaux.

"Il faut que les organisations patronales reconnaissent, a minima, ce qui se passe: la pression fiscale sur les entreprises va diminuer en 2014. Je regrette que ce message ne soit pas suffisamment porté auprès des chefs d'entreprise", dit-il.

"Au-delà, la confiance a aussi besoin d'un peu de croissance. Aujourd'hui, la conjoncture s'améliore mais cela reste encore fragile."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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