(BFM Bourse) - Le groupe européen d’aéronautique et de défense recule à la Bourse de Paris après avoir annoncé, la veille, la détection d’un défaut de qualité affectant plusieurs centaines d’A321neo. L’entreprise souligne toutefois qu’il ne s’agit pas d’un problème de sécurité et qu’une solution corrective est déjà disponible.
Airbus perd un peu d'altitude en Bourse ce vendredi 25 septembre. L'action de l'avionneur recule de 1% vers 15h30.
Jeudi soir, après la clôture de la Bourse, Le groupe d'aéronautique et de défense a déclaréqu'un défaut de qualité est susceptible de réduire la résistance à la corrosion à l'intérieur de l'avant de la structure du fuselage d'un certain nombre d'avions A321neo, ajoutant cependant qu'un "remède" était disponible.
Pas un problème de sécurité
Les appareils peuvent continuer d'opérer, a fait savoir Airbus jeudi, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un problème de sécurité mais de qualité et réaffirmant son objectif de 870 livraisons en 2026.
"Nos prévisions pour l'ensemble de l'année ont été officiellement annoncées lors de la présentation de nos résultats du premier semestre, le 29 juillet ; cela reste notre position officielle à ce jour", a déclaré un porte-parole d'Airbus.
La société attend également pour cette année, un résultat opérationnel ajusté de 7,5 milliards d'euros et un flux de trésorerie d'environ 4,5 milliards d'euros. En marge des annonces financières d'Airbus, Guillaume Faury, son président exécutif, avait précisé à des journalistes que la cible de livraisons du groupe signifiait un chiffre compris entre 850 et 890 livraisons d'avions.
Selon Chloé Lemarié, analyste chez Jefferies, la mise à disposition d'un correctif devrait limiter ?tout impact potentiel sur les livraisons cette année.
Les données de suivi font état de huit livraisons à ce jour cette semaine, ce qui suggère qu'elles ne sont "pas significativement affectées à ce stade", écrit Chloé Lemarié dans une note.
Airbus redouble d'efforts pour atteindre ses ambitieux objectifs annuels de livraisons, afin de rompre avec une longue période de pressions sur sa chaîne d'approvisionnement dans l'après-COVID-19, tout en visant un rythme de production de 75 avions par mois.
Deux sources du secteur ont indiqué que le problème concernait une couche anticorrosion mise en œuvre par un sous-traitant du groupe de défense italien Leonardo, l'un des fournisseurs de structures aéronautiques de l'avion. Leonardo n'a pas souhaité faire de commentaire
Les ventes de l'A321neo, le plus grand avion monocouloir d'Airbus, ont largement dépassé celles des plus grands modèles de la gamme concurrente 737 MAX de Boeing, posant aux usines européennes un défi en matière de montée en puissance.
(Avec Reuters)
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