PARIS (Reuters) - Jean-Cyril Spinetta, qui a repris lundi dernier les commandes d'Air France-KLM, déclare au Monde qu'il est "dans l'ordre des choses" qu'Alexandre de Juniac lui succède d'ici à 2014, même si rien n'a encore été tranché.
Avec l'éviction surprise de Pierre-Henri Gourgeon de la directeur générale d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta a retrouvé son fauteuil de PDG du groupe franco-néerlandais dont il a été l'un des "pères fondateurs".
Alexandre de Juniac, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, a été de son côté nommé au poste nouvellement créé de PDG de la compagnie nationale Air France.
A la question de savoir si l'énarque de 48 ans sera son successeur, Jean-Cyril Spinetta répond, dans l'édition du Monde datée de mardi : "Cela serait dans l'ordre des choses, mais rien n'a été officiellement acté pour ma succession prévue d'ici à 2014. Il faut d'abord qu'il se plonge dans l'entreprise, qu'il s'y plaise et qu'il y réussisse. Ce sera ensuite à lui de dire comment il envisage la suite."
Jean-Cyril Spinetta et le directeur général délégué, le Néerlandais Leo Van Wijk, assureront la coordination stratégique du groupe jusqu'à la constitution d'une véritable holding Air France-KLM, repoussée de début 2012 à courant 2013.
Alexandre de Juniac est attendu à la mi-novembre à la tête d'Air France, après son audition par la commission de déontologie de la fonction publique.
Jean-Cyril Spinetta dit qu'il s'est "rallié bien volontiers" à la décision du comité de nomination de faire d'Alexandre de Juniac son PDG pour la compagnie Air France.
"Alexandre de Juniac n'était pas à la première place dans mes choix personnels, mais il était très haut dans l'ordre de mes priorités", explique-t-il.
Selon la presse, des divergences sur la nomination du nouveau patron d'Air France sont apparues entre Jean-Cyril Spinetta et Pierre-Henri Gourgeon et ont contribué à l'éviction de ce dernier, qui préférait Alexandre de Juniac à Lionel Guérin, le patron de la filiale low cost Transavia.
Dans Le Monde, Jean-Cyril Spinetta fait seulement état de "divergences d'appréciation" (...) "cristallisées en conflit de légitimité" avec son ex-dauphin.
"Je ne suis ni un tueur, ni un flingueur, même souriant", dit-il.
Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez
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