(BFM Bourse) - D'après le quotidien allemand Der Spiegel qui cite un expert ayant participé à l'analyse des données récupérées sur les boîtes noires de l'A330 d'Air France, le crash du vol Rio-Paris serait dû à un décrochage brutal de l'appareil suite au gel des sondes Pitot provoqué pendant la tempête.
Jusque là, rien de nouveau puisque de nombreux experts ont souligné à maintes reprises le rôle essentiel qu'ont joué les sondes de vitesse dans l'accident. Mais l'information qui risque de faire du bruit chez Air France et que révèle aujourd'hui Der Spiegel fait froid dans le dos.
D'après le magazine allemand, les analyses de l'une des deux boîtes noires de l'AF 447, le Cockpit Voice Recorder (CVR), indiquent que le commandant de bord ne se trouvait pas dans le cockpit au moment où l'avion a rencontré les premières difficultés sur sa route, et que le pilote a regagné à la hâte le cockpit et crié des instructions à ses deux copilotes, moins expérimentés que lui. L'accident n'aurait duré au total que quatre minutes, selon cet expert.
Les informations pour tenter d'expliquer les circonstances et les causes du crash de l'A330 d'Air France survenu le 1er juin 2009 au large du Brésil affluent depuis la récente découverte des boites noires de l'appareil. Seulement, c'est le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et lui seul qui est chargé de faire la lumière sur ce qui s'est passé cette nuit là à bord du vol AF 447, et de valider les multiples informations.
"A ce stade de l'enquête aucune conclusion ne peut être tirée", avait affirmé le BEA suite à un article paru la semaine dernière dans le Figaro affirmant que Airbus serait hors de cause dans l'accident et privilégiant la piste d'une erreur humaine.
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