(BFM Bourse) - Le bureau d'enquête et d'analyses (BEA) doit rendre aujourd'hui son compte rendu final sur le crash du vol Rio-Paris d'Air France survenu le 1er juin 2009 au large de l'Atlantique, qui avait provoqué la mort de 228 passagers.
Aux dernières nouvelles, c'est l'hypothèse d'une erreur de pilotage qui serait retenue par le BEA, avait affirmé début juin le groupe de presse brésilien Globo, citant un document officiel envoyé pour avis au Brésil, aux Etats-Unis, en Allemagne et à tous les autres pays associés aux recherches.
Le rapport final devrait reprendre, dans les grandes lignes, les conclusions préliminaires rendues en juillet 2011 qui mettaient largement en avant l'hypothèse de l'erreur humaine, ce qu'ont fustigé les pilotes, la compagnie et les familles des victimes.
L'enquête pointerait également une dizaine de facteurs secondaires, dont la conception du cockpit de l'Airbus A330-200 et la disposition des instruments.
Le premier rapport du BEA publié après la découverte des deux enregistreurs de vol de l'appareil dénonçait à l'époque l'insuffisance de la formation des pilotes, mal entraînés à des conditions de vol difficiles (nuit, fortes turbulences et absence de références visuelles). Ces derniers n'auraient pas su apporter les bonnes réponses face au dysfonctionnement des sondes de mesures de vitesse pitot dû au gel, qui a rendu les indications de vitesse erronées puis entraîné le passage en pilotage manuel.
Et alors que l'alarme de décrochage de l'appareil s'est déclenchée à plusieurs reprises, le pilote aux commandes aurait donné l'ordre de cabrer plutôt que de maintenir l'avion en ligne droite, provoquant le basculement de l'appareil, nez en l'air, puis sa chute à 180 km/h dans l'océan.
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