(BFM Bourse) - L'indice parisien a encore battu un nouveau record en séance ce jeudi.
La Bourse de Paris peut remercier la Réserve fédérale américaine (Fed). Son indice phare, le CAC 40, a encore battu son record en séance ce jeudi et a franchi pour la première fois de son histoire les 7600 points. A 9h17 l'indice parisien prenait à 1,45% à 7640,59 points.
A l'instar des indices américains – le Dow Jones a battu un nouveau record et dépassé les 37.000 points – le marché parisien est soutenu par l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), mercredi soir.
La Fed a, comme largement anticipé par le marché, maintenu inchangés ses taux directeurs et son président, Jerome Powell, s'est bien gardé de crier victoire dans la lutte contre l'inflation, lors de sa conférence de presse. Il n'a pas non plus écarté la possibilité d'une nouvelle hausse des taux directeurs, si les donnés économiques le justifiaient, selon Bloomberg.
>> Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading
Vers d'importantes baisses de taux?
Le banquier central a néanmoins reconnu que les membres de la Fed avaient discuté de baisses de taux.
Surtout, le marché a été ravi des "dot plot", soit les projections économiques et monétaires des membres de la Fed. Selon ce document, la projection médiane des membres de la banque centrale pour les taux directeurs de 2024 se situe à 4,6%, ce qui implique un total de 75 points de base (0,75%) de baisses de taux l'an prochain (ou trois baisses de 25 points de base). D'après Bloomberg, les économistes n'en attendaient pas autant.
"La réunion de décembre n'a apporté aucun changement à la politique monétaire de la Réserve fédérale, mais elle a tout de même été importante. Les nouvelles projections économiques ont montré des chiffres d'inflation significativement plus bas, une réduction de taux supplémentaire incluse dans le "dot plot" des participants (à la réunion, NDLR) pour 2024, et aucun mouvement à la hausse dans leur estimation du taux d'équilibre à long terme", commente Bill Papadakis, stratégiste de Lombard Odier.
"Le président de la Fed, Jerome Powell, ne s'est pas contenté de reconnaître les progrès accomplis jusqu'à présent dans ses remarques, puisqu'il s'est également montré optimiste quant à la voie à suivre. Plus important encore, il n'a pas tenté de s'opposer aux attentes actuelles du marché concernant des baisses de taux substantielles l'année prochaine. Nous considérons cela comme un signal fort que la Réserve fédérale sera prête à passer à des baisses de taux plus tôt que prévu", poursuit-il.
Selon l'outil FedWatch du CME Group, les investisseurs accordent désormais une probabilité de plus de 75% à une baisse des taux directeurs de 150 points de base (1,5%) de la Fed l'an prochain.