(BFM Bourse) - Après une séance animée par un grand nombre d’opérations de regroupement et de fusions-acquisitions, les résultats d’entreprises vont prendre le relais pour l’ensemble de la semaine. De quoi assurer des supports, et pousser le CAC40 vers de nouveaux plus hauts annuels.
Tendance et catalyseurs
Le CAC40 est demandé en hausse de 0,29% à 4.566 points (Calls IGMarkets). La cote parisienne est de nouveau attendue sur une hausse modérée mais régulière, en direction des plus hauts de ces 12 derniers mois à 4.607 points.
La séance d’hier a été marquée par un très grand nombre d’opérations financières et d’annonces de fusions-acquisitions (AT&T/Time Warner, HNA/Hilton, Qualcomm/NXP, Rockwell/BE Aviation…). Au total, près de 100 milliards de dollars de deals ont été annoncés en quelques jours. Avec la fermeté du dollar (euro à 1,0878) et du pétrole (Brent toujours à 51 dollars), le CAC40 dispose maintenant de supports très solides pour continuer à grimper et rester bien accroché aux 4.500 points.
Mais l’attentisme domine toujours un peu chez les investisseurs : pour preuve des volumes d’échanges vraiment maigres, 2,6 milliards d’euros hier, et (selon les chiffres hebdomadaires de Merrill Lynch), une 37ème semaine consécutive de sortie de capitaux des fonds actions européens. Si techniquement les indices boursiers européens ont le potentiel pour progresser encore, il manque de la conviction chez les investisseurs, et la semaine qui vient de s’ouvrir pourrait donc s’avérer décisive pour la fin de l’année. Encore faut-il que les résultats d’entreprises, très nombreux à tomber, soient bon et confirment la tendance.
Du côté de Wall Street, qui a terminé hier à +0,47% sur le S&P500 (+1% pour le Nasdaq), les analystes sont satisfaits : sur l’ensemble des publications déjà annoncées, 78% des entreprises américaines ont fait mieux que prévu sur le 3ème trimestre. On est nettement au-dessus de la moyenne de ces derniers temps (63,5%). Du coup les spécialistes de marché ont relevé leurs prévisions en terme de croissance moyenne des bénéfices à +1,1% sur un an. Ils tablaient auparavant sur une petite baisse.
La question est désormais de savoir si l’ensemble des résultats attendus en France (18% du CAC40 doit publier ses trimestriels cette semaine) seront du même ordre. Et les premières indications ce matin sont plutôt positives.
Valeurs
Orange
Le groupe a annoncé des trimestriels meilleurs qu’attendus avec un EBITDA en hausse d’1,6% à 3,6 milliards d’euros et un chiffre d’affaires en hausse de 0,8% à 10,3 milliards. Orange table sur un meilleur 4ème trimestre, confirme ses objectifs annuels, et propose un dividende stable à 60 centimes.
Air Liquide
La société publié un chiffre d’affaires en nette hausse sur le 3ème trimestre, +23,9% à 5 milliards d’euros, grâce notamment à l’intégration réussie de l’américain AirGas. Air Liquide confirme ses objectifs financiers pour l’année.
Dassault Systèmes
Le spécialiste des logiciels a publié un bénéfice par action de 63 centimes par action au 3ème trimestre (+9%), avec une marge opérationnelle en progrès à 32%. Dassault Systèmes relève ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfice par action pour l’année.
Safran
Le groupe a publié un chiffre d’affaires en baisse de 4,1% au 3ème trimestre à 3,5 milliards d’euros, du fait d’une activité défense et propulsion plutôt faible sur la période, et de décalages de calendrier notamment dans l’équipement moteur du Rafale de Dassault. Safran malgré tout confirme ses objectifs annuels.
Sword
Le groupe d’ingénierie informatique a publié un chiffre d’affaires en forte hausse au 3ème trimestre, +17,2% à 39,7 millions d’euros. Sword relève même ses prévisions de croissance organique pour l’année, elle sera au-delà des 15% initialement prévus.
Interparfums
Le groupe a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 10,8% à 272,9 millions d’euros, et rehausse ses prévisions de ventes de 340 à 350 millions d’euros.
Valeo
HSBC abaisse sa recommandation d’achat à conserver, mais relève son objectif de cours de 55 à 57,5 euros. Le titre pour mémoire gagne 14,7% depuis le 1er janvier, après 37,6% en 2015.