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Marché : Hermès, Pernod, bioMérieux, Schneider... le tour d'horizon des principales publications

jeudi 22 octobre 2020 à 11h45
Hermès, Pernod, bioMérieux, Schneider... le tour d'horizon des principales publications

(BFM Bourse) - Avalanche de publications trimestrielles jeudi. Voici le récapitulatif des réactions du marché aux annonces des grosses capitalisations tricolores.

Atos : Le "leader international de la transformation digitale" a enregistré un chiffre d'affaires de 2,644 milliards d'euros au troisième trimestre, en repli de 2,5% (-3,5% en organique), mais les prises de commande ont quant à elles augmenté de +20%, soit un ratio prise de commandes sur chiffre d'affaires de 124% (hors renouvellement du contrat avec Siemens), de quoi soutenir la reprise du chiffre d'affaires entamée au trimestre écoulé et le retour à la croissance en 2021, selon le groupe. Atos maintient l'ensemble de ses objectifs pour 2020. En parallèle, l'ESN a signé un accord pour racheter Eagle Creek Software Services, une entreprise de conseil en technologie et management spécialisée dans la mise en place de Salesforce pour des clients en Amérique du nord, et a ouvert des discussions exclusives avec les actionnaires d'Edifixio, une entreprise française de conseil et d'intégration Cloud et Salesforce, en vue de procéder à son acquisition. Loin de s'en contenter, le marché vend à nouveau le titre qui enregistre un plus bas depuis mai 2020 à 66,76 euros (-1,6%).

bioMérieux : Le spécialiste du diagnostic in vitro a vu son chiffre d'affaires grimper de 20,9% (+26,5% à changes et périmètre constants), à 789,4 millions d'euros avec sans surprise un doublement des ventes en biologie moléculaire, soutenues par la demande pour les tests de détection du virus SARS-CoV-2. Sur les neuf premiers mois, les revenus totalisent 2,266 milliards d'euros, au-delà des attentes. Avec cet acquis, bioMérieux table sur un résultat opérationnel courant contributif d'au moins 520 millions d'euros cette année. Cependant, le président-directeur général prévient que "les développements récents de la pandémie et les mesures de confinement concomitants appellent à la prudence concernant nos prévisions", ce qui entraîne un repli de 3,3% du cours à 127,60 euros, soit une quatrième séance dans le rouge d'affilée. "Nous confirmons toutefois que l'année sera remarquable en matière de croissance tant pour le chiffre d'affaires que pour le résultat opérationnel courant contributif. Cette performance ne peut cependant pas être extrapolée en l'état au-delà de 2020", a ajouté Alexandre Mérieux.

Dassault Systèmes : L'éditeur de logiciels de CAO maintient sa prévision d'un bénéfice net par action (calculé sans appliquer les normes IFRS) 2020 compris entre 3,70 et 3,75 euros, soit 3% à 5% de croissance à taux de change constants, mais ne vise plus qu'un chiffre d'affaires (non-IRFS) de 4,44 à 4,46 milliards d'euros, ce qui correspond à une croissance de 11% à 12% à taux de change constants, au lieu d'une fourchette de 12 à 13% évoquée jusqu'alors. Dassault Systèmes table en outre sur une marge opérationnelle comprise entre 29,8% et 30%, contre 29,3% à 29,4% auparavant. L'action flanche de 3% à 151,60 euros.

Eurofins Scientific : Le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 1,413 milliard d'euros au troisième trimestre, en expansion de 21% (+22,7% en organique, ou +21,9% après correction de l'impact de la cyberattaque intervenue en 2019 et des incendies de deux laboratoires en 2020). Ce qui porte le total des neuf premiers mois à 3,736 milliards d'euros, en progression de 12% et de 11,1% en organique. Compte tenu de la contribution significative des tests cliniques et des réactifs Covid-19 au chiffre d'affaires, qui devrait malheureusement se poursuivre dans les prochains mois, et malgré l'impact négatif continu de la pandémie sur certaines autres parties de l'activité, Eurofins estime qu'il dépassera "très probablement de manière significative" ses objectifs pour 2020, qui étaient d'atteindre 5 milliards d'euros de revenus, dont 5% de croissance organique, 1,1 milliard d'euros d'Ebitda ajusté et 600 millions d'euros de flux de trésorerie disponible. Etant donné l'imprévisibilité de la pandémie, la direction s'abstient toutefois d'un relèvement, aussi bien pour cette année que la suivante ce qui laisse les objectifs 2021 à un chiffre d'affaires de 5,45 milliards d'euros, dont 5% de croissance organique, 1,25 milliard d'euros d'Ebitda ajusté et 700 millions de flux de trésorerie disponible. Dans l'hypothèse où la pandémie serait maîtrisée en 2022, où les marchés sous-jacents, y compris la restauration, l'hôtellerie et les voyages, retrouveraient leurs niveaux historiques, où les activités d'échantillonnage et de recherche clinique reprendraient normalement (et où en contrepartie les revenus provenant des tests Covid s'éteindraient) Eurofins se fixe à cet horizon l'objectif de réaliser un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros, 1,35 milliard d'euros d'Ebitda ajusté et 800 millions d'euros de flux de trésorerie disponible. Le titre réagit très peu (-0,05% à 711 euros), sachant qu'il a fraîchement inscrit un nouveau record historique (743,80 euros en séance vendredi dernier).

Fnac Darty : Le leader français de la distribution de produits culturels et de loisirs a dégagé 1,859 milliard d'euros de chiffre d'affaires au troisième trimestre 2020, en hausse de +7,3% en données comparables et +8,5% en données publiées. Le groupe reste focalisé sur la maîtrise des coûts, des investissements et du cash-flow, des efforts qui conjugués à la reprise des ventes en magasins et à la poursuite du dynamisme des ventes en ligne lui ont permis de réduire à moins de 100 millions d'euros les pertes provoquées par la crise sanitaire. La direction entend toutefois faire preuve de prudence face aux incertitudes économiques et sanitaires qui demeurent et qui pourraient affecter d'ici la fin de l'année le trafic de ses magasins, notamment dans les grands centres commerciaux, alors que le quatrième trimestre est par définition décisif commercialement avec les emplettes de fin d'année. Après quatre séances consécutives de progression, le titre reprend un peu son souffle (-0,7% à 42,96 euros), mais conserve une avance proche de 10% sur une semaine.

Gecina : la société foncière qui visait à l'été un résultat net récurrent par action 2020 compris entre 5,55 euros (en scénario dégradé) et 5,70 euros (proche de l'hypothèse initiale pré-Covid-19 de 5,80 euros) estime bénéficier d'une meilleure visibilité sur son activité désormais, ayant perçu au cours des neuf premiers mois l'essentiel (96%) des loyers sur lesquels elle tablait. Au 30 septembre, les loyers bruts encaissés atteignent 496,9 millions d'euros, en léger repli en données publiées mais en hausse de 2,7% à périmètre constant. Le rythme d'encaissement au quatrième trimestre apparaît plutôt en avance. Le résultat net récurrent sur l'année devrait donc atteindre les 5,70 euros par action. Le titre grimpe de 1,9% à 110,30 euros.

Hermès International : Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires du sellier a renoué avec la croissance, progressant de 4,2% sur un an (+6,9% à changes constants) à 1,8 milliard d'euros, dépassant significativement les dernières estimations des analystes en particulier grâce au dynamisme du marché asiatique (+24,6%). La bonne performance affichée la semaine dernière par LVMH (plus diversifié) au sein de sa division Mode & Maroquinerie avait déjà mis la puce à l'oreille des investisseurs, les produits d'Hermès relevant essentiellement de cette catégorie, de sorte que l'action Hermès avait déjà pris 3,7% depuis l'annonce du chiffre d'affaires du leader sectoriel. Jeudi matin, le titre demeure très bien orienté puisqu'il enregistre un nouveau sommet historique (811,6 euros, +1,4% vers 10h00).

Ipsen : En 2020, le laboratoire fondé par Henri Beaufour devrait dégager une croissance des ventes de plus de 2% à taux de change constant (malheureusement sur la base des parités à fin septembre, l'effet devises en gommerait 1,5%), assortie d'une marge opérationnelle des activités supérieure à 30% des ventes. Ces objectifs ont été confirmés après l'annonce d'un recul de 1,8% du chiffre d'affaires à 633,3 millions d'euros au troisième trimestre, plombé par les ventes de médecine générale (-15%). L'action qui vient de perdre près de 20% en l'espace d'un mois remonte cependant de 3,50% à 78,30 euros, les investisseurs commençant à se positionner en vue de la journée investisseurs du 1er décembre au cours de laquelle le groupe pharmaceutique dévoilera les conclusions de la revue stratégique de ses activités et donnera de nouvelles perspectives stratégiques.

Pernod Ricard : Le numéro 2 mondial des vins et spiritueux a publié un chiffre d'affaires de 2,236 milliards d'euros au premier trimestre (juillet à septembre) de l'exercice 2020-2021, en repli de 6% dans un contexte toujours marqué par la chute des ventes de duty free, mais néanmoins assez supérieur aux attentes des analystes avec en particulier une performance étonnamment robuste sur le marché américain. Le deuxième trimestre devrait être encore perturbé, mais un retour à la croissance semble dans les tuyaux à partir du deuxième semestre (où la base de comparaison comprendra déjà les premiers effets de la crise). L'action remonte de 2,2% à 144,05 euros.

Schneider Electric : Le chiffre d'affaires trimestriel du fabricant de matériel électrique a largement dépassé les attentes, voisines de 6 milliards voire en-deçà, en s'élevant à 6,458 milliards d'euros au troisième trimestre, en repli de 2,8% en données publiées mais en progression organique de 1,3%. Dans la foulée, les objectifs 2020 sont relevés puisqu'au lieu d'un repli de 7 à 10% des ventes annuelles, le déclin pourrait se limiter à une fourchette de -5 à -7%. De plus, la marge opérationnelle (Ebita) ajustée devrait atteindre 15,1% à 15,4%, et non 14,5%-15,1% comme estimé précédemment. L'action remonte de 2,9% à 109,10 euros, en direction du pic historique récemment touché.

Soitec : Au deuxième trimestre de l'exercice 2020-2021, le chiffre d'affaires de Soitec a atteint 140,8 millions d'euros, en hausse de 1,3% sur un an (dont +3,5% de croissance à taux de changes constants) et de 27,1% en prenant pour référence le trimestre précédent. La direction anticipe la poursuite d'une croissance séquentielle "soutenue" dans la deuxième partie de l'année, permettant de rattraper le trou du premier trimestre de sorte que sur l'ensemble de l'exercice 2020-2021 (qui finit en mars) une stabilité est globalement anticipée (à périmètre et taux de change constants). La marge d'Ebitda de l'activité électronique devrait se situer autour de 30%. Après avoir atteint la semaine dernière un sommet depuis dix années en Bourse, l'action reflue de 1,53% à 128,40 euros jeudi matin.

STMicroelectronics : Le groupe franco-italien a publié au titre de son troisième trimestre un chiffre d'affaires net de 2,67 milliards de dollars, en progression séquentielle de 27,8%, au-delà des objectifs compte tenu de conditions de marché "nettement meilleures que prévues tout au long du trimestre" y compris dans l'automobile et les équipements électroniques. Le taux de marge d'exploitation a atteint 12,3% et le résultat net 242 millions de dollars. En ce qui concerne le quatrième trimestre, STMicro prévoit une croissance séquentielle d'environ 12% en hypothèse médiane. "Pour l'ensemble de l'exercice 2020, nous prévoyons à présent un chiffre d'affaires net au point médian de nos prévisions d'environ 9,97 milliards de dollars, soit une croissance de 4,3% en variation annuelle avec une marge d'exploitation à 2 chiffres", a détaillé le PDG, Jean-Marc Chéry. Le cours de STMicroelectronics s'apprécie de 1,1% à 29,24 euros.

Thales : Plombé par l'aéronautique, Thales profite toutefois de son exposition au marché militaire. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires du groupe a fondu de 6,1% à 3,963 milliards d'euros, et les prises de commandes ont diminué de 10% (à 3,088 milliards). La branche aéronautique souffre évidemment (-19% sur les revenus et -26% sur les commandes) mais la défense progresse de plus de 5%, ce qui devrait aider Thales à atteindre ses objectifs annuels à savoir un chiffre d'affaires globale compris entre 16,5 et 17,2 milliards d'euros et un résultat d'exploitation compris entre 1,3 et 1,4 milliard d'euros. Le titre baisse de 2,29% à 62,34 euros, et perd désormais le tiers de sa valeur depuis le début de l'année.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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