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Chômage, Bourse, croissance : Les Etats-Unis creusent l'écart sur l'Europe

dimanche 30 septembre 2018 à 12h00
L'économie américaine se porte mieux que l'économie européenne

(BFM Bourse) - Records historiques à Wall Street, croissance vive, chômage au plancher: la forme olympique affichée par les Etats-Unis contraste avec la timide reprise dans les pays européens, même si quelques indicateurs nuancent le tableau.

A plus de 26.700 points le 21 septembre (26 479,83 points vendredi 28 septembre, deux heure après l'ouverture), le Dow Jones a atteint son record historique. Depuis janvier, l'indice vedette de Wall Street a pris plus de 7% quand l'Eurostoxx 50, qui regroupe les plus grandes entreprises européennes, était en repli de 3% vendredi.

Selon Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, trois facteurs l'expliquent: "l'effet des réformes fiscales de Trump", "le flux d'investissement des entreprises américaines" antérieur à son élection et la tendance des investisseurs à trouver "refuge" sur le marché américain quand les économies émergentes sont secouées, ce qui est le cas ces dernières semaines.

"Il y a un optimisme du côté américain qu'on ne retrouve pas en Europe", pointe-t-il, optimisme que n'entament pas jusqu'ici les mesures protectionnistes de Donald Trump.

Un taux de change favorable

Là où la Réserve fédérale américaine (Fed) relève ses taux pour éviter une surchauffe de l'économie américaine, la Banque centrale européenne (BCE), elle, compte maintenir son taux directeur à zéro "au moins jusqu'à l'été 2019".

Cette différence de rythme devrait faire monter le dollar. Pourtant le billet vert demeure à un niveau relativement faible face à l'euro, autour de 1,17 dollar pour un euro (1,16 vendredi après-midi), alors que plusieurs analystes estiment qu'il devrait être à parité.

Une devise plus faible favorise les exportations et protège l'industrie américaine, au moment où Donald Trump a lancé une guerre commerciale sur plusieurs fronts.

Une croissance plus vive, non sans risques

L'Europe, ébranlée par la crise de 2008 puis par celle des dettes souveraines, a redémarré plus tard et moins fort que les Etats-Unis. Et l'écart se creuse. La Fed vient par exemple de relever sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 3,1% en 2018, alors que la BCE a abaissé la sienne à 2% pour la zone euro.

Alors que de nombreux pays européens restent engagés dans des programmes de rigueur, l'administration Trump a lâché la bride du déficit budgétaire, dopant encore davantage l'activité. Sur les 11 premiers mois de l'exercice budgétaire américain, qui commence le 1er octobre, le déficit atteint 898 milliards de dollars, en progression de 33% sur un an.

"On voit aussi les ménages réinvestir le marché immobilier. On retrouve des mécanismes de refinancement des hypothèques, cela explique la bonne tenue de la confiance des ménages mais c'est très malsain. Ça ressemble à s'y méprendre à ce qu'on voyait entre 2005 et 2007", avant la crise, s'inquiète Véronique Riche-Florès, économiste indépendante, interrogée par l'AFP.

(Avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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