(BFM Bourse) - Deux importants indices de la Bourse israélienne ont perdu plus de 6% dimanche à la suite de l'attaque terroriste contre l'Etat hébreu ce week-end. L'obligation à 10 ans plonge.
L'attaque terroriste du Hamas contre Israël ce week-end pose un nouveau risque géopolitique pour l'ensemble des marchés actions.
Mais la première place la plus pénalisée reste évidemment celle de Tel-Aviv. Dimanche deux grands indices de la Bourse israélienne ont chuté: le TA-35 a perdu 6,47%, sa plus forte chute en trois ans, selon Bloomberg, tandis que le TA-125 a chuté de 6,7%. Le TA-Finance, qui inclut les titres des banques et des assureurs, a abandonné 8,25%.
Lundi matin, ces indices évoluaient encore en légère baisse.
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Le marché obligataire n'est pas épargné. Selon les données de investing.com, le rendement de l'obligation israélienne à 10 ans, a bondi de près de 25 points de base (0,25%) dimanche, un mouvement très important sur le marché obligataire. En d'autres termes, l'obligation israélienne a chuté puisque les prix des titres de dette évoluent en sens contraire des rendements.
"Ce nouveau round de violences devrait être plus long et violent que les précédents, ayant ainsi clairement un impact plus négatif sur l'économie et le budget", a déclaré à Reuters Jonathan Katz de Leader Capital.
Ori Greenfeld, stratège en chef de Psagot Investment House, explique de son côté à Bloomberg que la guerre à Gaza aura un effet plus important sur les marchés israéliens que les opérations militaires précédentes. Si les combats s'étendent, l'économie israélienne sera probablement touchée par une baisse de la consommation privée et des investissements privés et publics.
Le pétrole bondit
"Si Israël doit prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement alignées sur la communauté internationale, il pourrait également y avoir une baisse des investissements internationaux et des relations commerciales d'Israël avec différents pays", a poursuivi Ori Greenfeld. "Cela pourrait également affecter le shekel (la monnaie nationale de l'état hébreu, NDLR), que nous nous attendons à voir s'affaiblir.
Ce lundi matin le shekel plonge de 1% face à l'euro à 0,2427 euro.
Et termes d'impact pour les autres marchés, l'effet de contagion passera sans surprise par les prix du pétrole. L'or, très sensible au risque géopolitique, a fortiori au Moyen-Orient, progresse fortement, le contrat de décembre sur baril de Brent de mer du Nord avançant de 3,37% à 87,43 dollars le baril lundi matin.
"Pour les marchés, cette montée de la violence, avec la rhétorique de soutien de l’attaque des autorités iraniennes, ne peut qu’alimenter les craintes sur l’approvisionnement en pétrole, comme cela a été hélas historiquement le cas. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions, mais à très court terme, il est probable qu’une prime vienne s’adosser au prix du pétrole, le faisant de nouveau monter. Une mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale", juge Sebastian Paris Horvitz de LBPAM.