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Uber sera la plus grosse introduction en Bourse depuis Facebook pour une société US

vendredi 10 mai 2019 à 11h32
Une flotte de véhicules électriques opérée par Uber

(BFM Bourse) - L'introduction d'Uber en Bourse devrait mobiliser plus de 8 milliards de dollars auprès des investisseurs, du jamais-vu depuis celle de Facebook il y a sept ans. Et ce même si Uber a dû revoir ses ambitions à la baisse par rapport aux projections initiales. Ciblant jusqu'à 100 milliards de dollars de capitalisation au départ, le groupe se contentera de 75 milliards.

C'est l'opération financière la plus attendue à Wall Street. Uber Technologies, le leader des applications de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs de VTC, a enfin dévoilé jeudi soir les conditions qu'il espère obtenir dans le cadre de son introduction en Bourse. La société met une partie de ses actions en vente au prix unitaire de 45 dollars. Un prix certes resserré vers le bas de la fourchette qui allait de 44 à 50 dollars, mais qui devrait lui permettre de lever 8,1 milliards de dollars.

L'opération deviendra ainsi la plus importante s'agissant d'une entreprise américaine depuis l'arrivée en Bourse de Facebook. En 2012 le réseau social avait levé 16 milliards de dollars sur la base d'une valorisation totale de 104 milliards de dollars (le groupe de Mark Zuckerberg en valait près de 545 milliards jeudi en clôture). Seul un groupe chinois, Alibaba, a fait mieux dans l'intervalle.

Selon un mécanisme usuel lors d'une introduction, les banques chargées de mener l'opération (Morgan Stanley, Goldman Sachs et Merrill Lynch en premier lieu) bénéficient d'une option pour souscrire pour leur compte des titres supplémentaires. Schématiquement, ces établissements sont enclins à exercer l'option si le titre progresse pendant ses premières séances. En cas d'exercice, la capitalisation d'Uber pourrait dépasser 80 milliards de dollars.

Ne pas suivre le chemin de Lyft

Le choix d'un prix d'introduction relativement plus mesuré qu'estimé ces dernières semaines s'explique en partie par la déception occasionnée par le parcours de Lyft, un concurrent direct d'Uber. Lancé à 72 dollars en mars, l'action n'en valait plus que 55 dollars jeudi soir. Aux yeux de Daniel Ives, un analyste financier pour la banque Wedbush, la prudence d'Uber est toutefois de bon aloi: le groupe a pris note des déboires boursiers de son "petit frère" et opté pour un prix moins susceptible d'occasionner une déception par la suite. La banque considère qu'à terme sa valeur dépassera 100 milliards de dollars.

L'an dernier, Uber a enregistré une progression de 43% de ses revenus, à 11,3 milliards de dollars, mais a continué à accumuler les pertes. Si son résultat comptable a fait état d'un bénéfice de 1 milliard de dollars, c'était essentiellement grâce au produit de la vente de ses activités en Asie et en Russie. Le résultat opérationnel est resté déficitaire à hauteur de 3 milliards de dollars.

Pour atteindre la rentabilité opérationnelle, le groupe n'a pas beaucoup d'alternatives: diminuer le coût de la conduite ou augmenter les tarifs. Comme l'avènement des robots-taxis n'est pas attendu avant plusieurs années, il paraît inévitable que le prix des courses en VTC augmente progressivement.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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