Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Ces marques d'automobiles de luxe que vous pourriez vous payer (en Bourse)

samedi 6 octobre 2018 à 07h00
Présentation de la Ferrari Portofino en 2017 au salon de Francfort

(BFM Bourse) - À défaut de pouvoir remplir son garage d'Aston-Martin, Ferrari, Lamborghini et autre Porsche, il est possible d'en garnir son portefeuille boursier. Mais l'accès aux titres de ces constructeurs n'est pas toujours aisé.

ASTON MARTIN LAGONDA: Des ambitions trop richement valorisées?
Dernier cours : 17,26 livres
Capitalisation : 4,12 milliards de livres

Plus que centenaire, le constructeur anglais de voitures de sport a connu maintes vicissitudes. La marque a par sept fois fait faillite, mais il s’est toujours trouvé des investisseurs passionnés pour la relancer, dont le célèbre David Brown qui a donné ses initiales à une série de voitures mythiques. A partir de Goldfinger en 1964, Aston Martin est en outre devenue indissociable du personnage de James Bond, l’agent secret britannique né de l’imagination de Ian Flemming.

Depuis cette semaine, une partie du capital d’Aston est cotée en Bourse. Dirigée depuis 2014 par Andy Palmer, ancien bras droit de Carlos Ghosn chez Nissan, l’entreprise relève la tête au plan financier. Aston Martin Lagonda Holdings a renoué l’an dernier avec les bénéfices, pour la première fois depuis 2010. Cette année, Aston Martin compte livrer 6200 à 6400 véhicules et dégager une marge opérationnelle (Ebit) de 13%, puis porter ce taux à 20% "à moyen terme". Dans le cadre de son plan stratégique "Second Century", le constructeur cherche à conquérir une population de particuliers très fortunés qui ne cesse de croître à l’échelon mondial. Mais aux yeux du marché, ces belles perspectives apparaissent trop chèrement valorisées. Pour son premier jour de Bourse, le titre a perdu près de 5%, et n'a fait que reculer depuis.

AUDI AG : Pour tout titre Audi acheté, Lamborghini en prime!
Dernier cours : 786 euros
Capitalisation : 33,8 milliards d'euros

Beaucoup d’investisseurs l’ignorent, mais Audi Group est une société cotée à Francfort et sur les différentes Bourses régionales allemandes. Filiale du groupe Volkswagen, elle regroupe les marques premium et de luxe du géant allemand, soit Audi ainsi que Lamborghini et Ducati pour le même prix. Siégeant à Ingolstadt, Audi Group a vendu 2,1 millions de véhicules l’an dernier, dont 1,878 millions d’Audi –un record historique- et de façon plus anecdotique 55.871 motos Ducati et 3815 Lamborghini. Son chiffre d’affaires a crû de 1,36% à 60,13 milliards d’euros, pour un résultat opérationnel de 4,67 milliards, traduisant une marge de 7,8%. Cette année, le groupe anticipe une légère progression des revenus et une marge opérationnelle dans la fourchette de 8 à 10 % qui constitue son objectif de long terme.

Cotée sous le code mnémonique "NSU" -clin d’œil à la NSU Motorenwerke, une des marques à l’origine d’Audi, l’action ne vaut qu'un peu plus de 7 fois son bénéfice net. Très attrayant à première vue, mais il y a un hic. Volkswagen détient en effet 99,64% de sa filiale. Le flottant se limite à 0,36% ! Dans le meilleur des cas, quelques centaines d’actions Audi changent de main en une séance. Il faut s’armer de patience pour espérer bâtir une position significative en portefeuille sans déséquilibrer le carnet d’ordre. Mais il est intéressant de suivre le dossier, alors que la marque aux quatre anneaux génère 27 % des résultats opérationnels de l’ensemble du groupe Volkswagen.

PORSCHE SE : une holding pour miser indirectement sur le constructeur


Dernier cours : 57 euros
Capitalisation : 8,72 milliards d’euros

À la Bourse de Francfort évolue une société baptisée Porsche Automobil Holding SE - plus communément appelée Porsche SE. Mais dans la galaxie Volkswagen rien n’est simple. Porsche SE ne désigne pas directement la société (dont le nom officiel est "Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG", non cotée) produisant le SUV Cayenne ou le coupé Cayman. Porsche SE est en fait le nom de la holding des familles Piëch et Porsche, descendant de Ferdinand Porsche (fondateur de Volkswagen et de Porsche). Comme la holding possède 30,8% du capital du groupe Volkswagen, qui détient lui-même Porsche AG c’est une façon de miser très indirectement sur le dynamisme de la marque de Zuffenhausen, l’une des plus rentables au monde avec un chiffre d'affaires 2018 en hausse de 5%, à 23,5 milliards d'euros, et une rentabilité opérationnelle de 17,6%.

FERRARI : Le cheval de course des constructeurs cotés - what else?
Dernier cours : 115,50 euros
Capitalisation : 21,45 milliards d’euros

Le modèle de l’entreprise italienne fondée par Enzo Ferrari en 1947 ne se fonde pas banalement sur la vente de voitures, aussi rapides fussent-elles. Ferrari vend avant tout un gage de prestige incomparable. Ayant de longue date établi son autorité sur les plus grands circuits du monde, le constructeur d’Émilie-Romagne ne s’adresse pas à une élite fortunée, mais à une élite extrêmement fortunée, et fixe ses tarifs à sa convenance (en moyenne en 2017 : 292.000 euros par voiture). Si l’action Ferrari avait du reste connu des débuts compliqués en Bourse, perdant 30% au cours de son premier mois de cotation, depuis, la firme de Maranello a presque triplé de valeur, en dépassant régulièrement les prévisions des analystes.

Aucun autre constructeur que le fabricant italien de voitures de sport, pas même Porsche, ne dégage il est vrai une telle marge sur chaque véhicule vendu. Avec seulement 8.400 véhicules livrés en 2017, sa valorisation talonne même celle de son ancienne maison mère Fiat Chrysler (23,4 milliards d'euros) et ses... 4,4 millions de voitures vendues.

JAGUAR-LAND ROVER : Prochain candidat à la Bourse ?

La Jaguar Cars Ltd., la marque établie à Coventry en 1922, et Land Rover, fondée elle après-guerre en 1948, ont été réunies en 1968 dans un conglomérat British Leyland, finalement nationalisé puis dépecé entre différents groupes (de façon éphémère, Jaguar est passé chez Ford et Land Rover chez BMW). Le groupe Jaguar-Land Rover appartient depuis 2008 à Tata Motors, la division automobile du géant industriel indien. Depuis, l’entreprise a connu un développement florissant. L’an dernier, Tata a mollement démenti un projet d’introduction en Bourse, mais le conglomérat indien n’est pas novice en matière d’IPO, comptant une trentaine de filiales cotées… Vu la progression impressionnante des bénéfices de sa branche luxe, une introduction en Bourse pourrait lui permettre de compenser les difficultés de sa branche généralistes, après notamment le retentissant échec de la Tata Nano. La prochaine opération de choix dans le secteur?

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+293.90 % vs +13.08 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat