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Vivendi : TIM-Le ministre de l'Industrie italien fustige Vivendi

TIM: Le ministre de l'Industrie italien fustige VivendiTIM: Le ministre de l'Industrie italien fustige Vivendi

par Francesca Landini

MILAN (Reuters) - Le ministre de l'Industrie italien sortant, Carlo Calenda, fustige l'attitude de Vivendi en tant qu'actionnaire de Telecom Italia (TIM), dans un entretien publié lundi par La Republicca.

"Je suis favorable aux investissements étrangers, mais cela ne signifie pas rester à l'écart quand ils détruisent de la valeur plutôt qu'ils n'en créent, particulièrement quand il y a un intérêt stratégique en jeu", déclare-t-il au quotidien.

Vivendi s'est refusé à tout commentaire.

Telecom Italia a perdu plus d'un quart de sa capitalisation boursière depuis que Vivendi, son premier actionnaire avec une participation d'un peu moins de 24%, est entré à son capital à la mi-2015.

L'emprise du français sur l'opérateur historique a aggravé les tensions avec le gouvernement italien et Rome s'est octroyé l'an dernier des prérogatives spéciales ("golden power") sur TIM, estimant avoir son mot à dire sur les décisions stratégiques.

Vivendi est également confronté aux critiques du fonds activiste Elliott, qui détient 9% de TIM, et réclame des changements au sein du conseil d'administration.

Pour renforcer son influence, le gouvernement a annoncé au début du mois avoir pris 4,262% de TIM via la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), émanation du Trésor italien.

Cette décision de Rome est intervenue après l'annonce par TIM du démarrage de la scission de son réseau fixe, que les analystes valorisent jusqu'à 15 milliards d'euros. L'opérateur va placer son réseau dans une entreprise distincte, NetCo, qu'il contrôlera intégralement.

Carlo Calenda a justifié la prise de participation de la CDP et a ajouté que l'Italie devait avoir un réseau télécoms unique.

"La CDP est intervenue pour soutenir le projet de transformer TIM en une (véritable) entreprise publique et la scission du réseau", a indiqué le ministre, précisant qu'elle ne cherchait pas à prendre le contrôle de l'opérateur.

Carlo Calenda restera à son poste jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement après les élections du 4 mars.

Certains responsables politiques et Elliott prônent la création d'un réseau national unique via la fusion de NetCo et de son concurrent Open Fiber, le spécialiste de la fibre optique détenu par Enel et la CDP.

(Avec la contribution de Mathieu Rosemain à Paris, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2018 Thomson Reuters


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