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Vivendi : Bruxelles donne son feu vert au rachat d'emi

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(Tradingsat.com) - La Commission européenne a autorisé aujourd'hui l'acquisition des activités de musique enregistrée d'EMI par Universal, sous réserve du respect de certaines conditions.

Cette autorisation est en effet subordonnée à la cession du label Parlophone et de nombreux autres actifs de musique qu'EMI possède dans le monde entier.

La Commission craignait que l'opération, telle qu'initialement notifiée, n'entrave le jeu de la concurrence dans le secteur. Pour lever ces inquiétudes, la filiale de Vivendi, Universal, a proposé de prendre des engagements importants, au vu desquels la Commission a estimé que l'opération ne poserait plus de problèmes de concurrence.

« La concurrence dans l'industrie musicale est indispensable à la préservation du choix pour les consommateurs, de la diversité culturelle et de l'innovation. Au cours de notre enquête, nous nous sommes intéressés de très près à l'innovation dans le domaine numérique, qui est en train de bouleverser la manière dont on écoute de la musique. Les engagements très importants proposés par Universal permettront de maintenir la concurrence dans le secteur de la musique et les consommateurs européens pourront ainsi continuer à bénéficier de tous ses avantages » a déclaré M. Joaquín Almunia, vice président de la Commission chargé de la politique de concurrence.

La concentration envisagée réunirait deux des quatre principales maisons de disques au monde, les "majors", qui ne seraient alors plus qu'au nombre de trois. La Commission craignait que cette opération ne confère à Universal un pouvoir excessif sur le marché vis à vis de ses clients directs, qui revendent au détail de la musique enregistrée sur support physique et numérique. L'enquête de la Commission s'est concentrée en particulier sur les marchés sur lesquels les maisons de disques autorisent des détaillants numériques – comme par exemple Apple et Spotify – à diffuser leur musique.

La Commission a constaté que l'opération envisagée, telle qu'initialement notifiée, aurait permis à Universal d'acquérir une envergure telle qu'elle aurait vraisemblablement été en mesure d'imposer des prix plus élevés et des conditions plus onéreuses d'octroi de licences aux fournisseurs de musique numérique. Cette situation aurait pu empêcher les fournisseurs innovants de développer leurs offres de musique ou d'en lancer de nouvelles, ce qui aurait en définitive restreint le choix des consommateurs en matière de musique numérique ainsi que la diversité culturelle au sein de l'espace économique européen (EEE).


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