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VALNEVA

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Valneva : Le pari de Valneva pour développer plus rapidement un vaccin contre le coronavirus

jeudi 23 avril 2020 à 16h29

(BFM Bourse) - Plutôt que de démarrer d'une page blanche, la biotech franco-autrichienne se lance dans la mise au point d'un vaccin en partant de la plate-forme déjà utilisée pour son vaccin contre l’encéphalite japonaise (une maladie virale transmise par les piqûres de moustique), renforcée par l'adjuvant conçu par l'américain Dynavax qui a déjà fait ses preuves dans l'hépatite B.

Face à l'urgence que constitue la pandémie du coronavirus, la plupart des sociétés de biotechnologies disposant de compétences en virologie et dans les maladies infectieuses réorientent leurs efforts vers la lutte contre le virus SARS-CoV-2. La société nantaise Valneva, un acteur européen indépendant des vaccins, a dévoilé jeudi matin son propre projet. De façon à gagner du temps, l'entreprise a cherché comment utiliser rapidement ses technologies, capacités et infrastructures existantes vis-à-vis de son best-seller actuel pour créer un candidat vaccin dont le développement et l'industrialisation éventuelle pourraient ainsi être accélérés.

"Bien que différentes technologies vaccinales soient actuellement déployées dans le cadre d’un effort mondial visant à combattre le COVID-19, nous pensons qu’une approche ayant déjà fait ses preuves est la meilleure des options pour mettre rapidement au point un vaccin sûr et efficace", a expliqué le directeur médical de Valneva, Wolfgang Bender.

Concrètement, Valneva s’appuie sur la plate-forme précédemment approuvée pour son vaccin Ixiario (Jespect dans certains pays), qui confère une immunisation contre l’encéphalite japonaise, une maladie virale relativement fréquente en Asie du sud-est. La biotech, issue de la fusion entre le français Vivalis et l'autrichien Intercell, a mis au point un procédé qui s’appuie largement sur cette plate-forme en termes d’étapes de production et de purification dans une démarche "plug-and-play" avec seulement quelques ajustements. Ce procédé inclut notamment une méthode d'inactivation du virus avec la bêta-propiolactone, visant à préserver la structure de la protéine S (pour "spike", les fameuses pointes évoquant la couronne qui donne son nom au virus) afin de faciliter ensuite la reconnaissance par les anticorps.

Collaboration avec la biotech américaine Dynavax

En outre, Valneva a noué une collaboration avec la biotech américaine Dynavax, qui a développé spécifiquement une technologie pour renforcer la réponse immunitaire de vaccins existants. Dynavax apportera ainsi son expertise technique et l’adjuvant CpG 1018 (agoniste du récepteur analogue TLR9) qui est déjà utilisé dans Heplisav-B, un vaccin contre l’hépatite B déjà homologué. Là aussi, l'idée est de s'appuyer sur une technologie déjà éprouvée (ainsi qu’une base de données significative en terme de sécurité), pouvant potentiellement accélérer le développement et la production à grande échelle d’un vaccin protégeant du Covid-19.

Cet adjuvant CpG 1018 a d'ailleurs déjà été retenu par le leader chinois Sinovac Biotech pour son propre projet de vaccin contre le coronavirus. Comme l'explique son patron Ryan Spencer, "La mission de Dynavax est de rechercher, d’innover, et d’améliorer les vaccins existants pour offrir davantage de protection dans ce monde imprévisible. Nous sommes ravis de nous associer à Valneva dans cet effort de développement crucial visant à répondre à la crise sanitaire mondiale engendrée par le Covid-19.”

En quête de subventions

L’ajout de l’adjuvant CpG 1018 devrait permettre d’induire une forte réponse immunitaire et de générer des titres élevés d’anticorps neutralisant, parie Valneva. Cette plateforme peut être utilisée pour développer un vaccin hautement purifié et dont le virus a été inactivé. Le groupe va utiliser ses capacités de laboratoire (au niveau 3 de biosécurité) pour tirer rapidement parti de son usine de Livingston en Ecosse qui produit actuellement le vaccin Ixiario et les lots du candidat vaccin VLA1553 contre le chikungunya pour les essais cliniques.

Les modalités de financement du programme baptisé VLA2001 demeurent à définir, la firme annonçant se mettre en quête de subventions tout en travaillant aux côtés de Dynavax de concert avec les autorités réglementaires pour s’accorder sur la meilleure stratégie quant à la mise en place d’un développement clinique accéléré, avec pour objectif d’initier des essais chez l'homme avant la fin 2020. N'intégrant pas à ce stade le potentiel du vaccin dans son modèle de valorisation de Valneva, Oddo BHF (neutre sur le titre) souligne cependant "tout le rationnel de ce programme et l’intérêt certain de la plateforme d’Ixiaro pour la synthèse d’un candidat vaccin à virus inactivé". Comme l'attendait le bureau d'études, le marché salue quoi qu'il en soit cette initiative, le titre Valneva prenant 12,92% à 3,06 euros vers 15h30 jeudi.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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