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TRANSGENE

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Transgene : Le laboratoire AstraZeneca s'intéresse aux virus tueurs de tumeurs de Transgene

jeudi 2 mai 2019 à 10h54
Transgene rebondit après un accord avec AstraZeneca

(BFM Bourse) - Le groupe pharmaceutique britannique acquiert une option de licence exclusive pour développer jusqu'à 5 virus oncolytiques à partir de la plateforme technologique de la biotech alsacienne. À la clé, un premier versement de 10 millions de dollars pour Transgene, et la possibilité d'autres paiements d'étape.

"Depuis de nombreuses années, Transgene est à la pointe du développement de thérapies virales basées sur des Vaccinia [virus ayant servi à mettre au point le vaccin contre la variole, souvent désigné VV, NDLR]. Notre collaboration avec Transgene nous permettra de bénéficier de la plateforme Invir.IO pour développer de nouvelles immunothérapies". C'est en ces termes que le patron de la R&D d'AstraZeneca dans le domaine de la lutte contre le cancer, Jean-Charles Soria, a salué la conclusion d'un accord avec la biotech française Transgene. Le laboratoire, appartenant au top 20 mondial, a chargé Transgene du développement préclinique d'une nouvelle génération de virus oncolytique ("tueurs de tumeurs"). De quoi relancer nettement l'action jeudi matin. En hausse de 8,67% à 3,26 euros vers 10h15, Transgene se hisse à un sommet de près de trois mois.

Selon les modalités de l'accord annoncé jeudi matin, Transgene va mettre au point et mener le développement préclinique in vitro (en laboratoire) de cinq traitements d'immuno-oncologie sur la base de sa plateforme Invir.IO, laquelle se fonde sur une version totalement retravaillée d'un virus d'une grande importance historique et médicale, le virus Vaccinia (VV). Ce dernier est un virus complexe dont la taille ne lui permet pas de pénétrer dans la cellule comme le font les adénovirus (qui ciblent le noyau cellulaire). Le VV a donc développé une stratégie permettant de tromper les cellules qu'il vise en se faisant passer pour une cellule endommagée. Une propriété qu'exploitent les chercheurs, en armant le virus avec des anticorps spécifiques, pour aller infecter des cellules tumorales à détruire.

Un versement initial de 10 millions de dollars

Les virus oncolytiques ont ainsi le potentiel de transformer l’oncologie en provoquant directement la mort des cellules tumorales et l’expression ciblée d’un armement thérapeutique puissant visant à stimuler les réponses immunitaires à la fois innée et adaptative, a souligné Jean-Charles Soria.

En termes financiers, l'accord prévoit un versement initial à Transgene par AstraZeneca de 10 millions de dollars, et jusqu’à 3 millions de dollars à l’occasion du franchissement de certaines étapes précliniques.

Puis, pour chaque candidat médicament (traitement potentiel) retenu par le groupe britannique, Transgene percevrait un paiement d’exercice d’option, ainsi que des paiements d’étape liés au développement -pris en charge par Astra à partir du stage clinique- et à la commercialisation, ainsi que des royalties.

Développement en parallèle du portefeuille de vaccins

"Nous sommes ravis de la signature de cet accord de développement avec AstraZeneca, qui confirme le potentiel de notre plateforme de virus oncolytiques Invir.IO. Nous nous réjouissons à l’idée de cette collaboration et sommes convaincus que les virus oncolytiques armés qui en résulteront fourniront un meilleur traitement aux patients atteints de cancer", s'est de son côté félicité Philippe Archinard, le PDG de Transgene. Parallèlement, la société strasbourgeroise, majoritairement détenue par l'Institut Mérieux, poursuit le développement de son propre portefeuille de vaccins oncolytiques.

Le plus avancé, Pexa-Vec (pexastimogene devacirepvec), conçu pour cibler et détruire sélectivement les cellules cancéreuses grâce à trois mécanismes d’action : la nécrose (lyse) de la tumeur par la réplication du virus, la suppression de la vascularisation de la tumeur (effet anti-angiogénique) et la stimulation de la réponse de la réponse anti-tumorale du système immunitaire du patient, est aujourd'hui en dernière phase (3) d'un vaste essai clinique, prévoyant le recrutement de 600 patients atteints de cancer du foie. L'essai est conduit par SillaJen, partenaire de Transgene sur ce programme. Mené cette fois par la société elle-même, TG6002 est un autre projet de virus oncolytique, qui fait l'objet d'une phase 1/2a dans le gioblastome, une forme de cancer du cerveau.

La biotech prévoit de débuter le développement clinique de plusieurs autres candidats médicaments l'année prochaine.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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