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THALES

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Thales : Pénalisé par un marché spatial en berne, Thales poursuit son repli boursier

mardi 22 octobre 2019 à 11h39
Thales cède encore 2% mardi matin, au plus bas depuis 18 mois

(BFM Bourse) - Thales souffre d'une base de comparaison défavorable et d'un marché spatial atone. Ce qui se ressent sur le chiffre d'affaires et sur les prises de commandes. Le titre Thales lâche du lest.

Cinq jours après avoir averti sur sa croissance organique annuelle, le groupe d’électronique français spécialisé dans l'aérospatiale et la défense a fait part de prises de commandes en hausse de 10% sur les neuf premiers mois de 2019, à 10,445 milliards d'euros. Hors intégration du fabricant de cartes à puces Gemalto, finalisée début avril, et hors vente de son activité modules de sécurité (GP HSM) effective depuis le 1er janvier, ces prises de commandes enregistrent un repli de 6% sur 9 mois et de 14% sur le seul troisième trimestre.

Le chiffre d'affaires s'établit pour sa part à 12,4 milliards d'euros sur les neuf premiers mois, en hausse de 14,1% en données publiées mais stable (+0,0%) en organique. S'il voit ses revenus progresser de 7,7% à 5,67 milliards d'euros dans sa division "Défense et sécurité", le groupe enregistre des replis dans ses activités Aérospatial (-6,8%) et Transport (-8,9%).

"Ralentissement massif du marché spatial"

Dans son "profit warning" émis jeudi après Bourse, Thales indiquait qu'il révisait à la baisse sa prévision de croissance annuelle de son chiffre d'affaires 2019, du "bas de la fourchette de 3 à 4%", celle-ci est désormais attendue "autour de 1%", à périmètre et changes constants. Un ajustement que le groupe explique "essentiellement par la conjonction de deux facteurs : le premier est conjoncturel, à savoir le ralentissement massif du marché spatial commercial en 2017 et 2018, et le second est ponctuel, à savoir le chiffre d'affaires record que notre activité Transport a enregistré en 2018", a déclaré le PDG du groupe Patrice Caine cité dans le communiqué.

"La mobilisation des équipes du groupe partout dans le monde nous permet de confirmer l’objectif d’EBIT (résultat avant intérêts et taxes, NDLR) sur l’année, et cela malgré l’ajustement de l’objectif de croissance sur 2019" précise le dirigeant. Pour rappel, cet objectif avait été relevé en juin "entre 1,98 et 2 milliards d'euros" alors que le groupe de défense et de technologie tablait sur un bénéfice avant intérêts et impôts compris entre 1,78 à 1,80 milliard avant le rachat de Gemalto.

Vers un redressement en 2020

L'objectif de prises de commandes sur l'ensemble de l'année, attendues légèrement supérieures à 18 milliards d'euros, est également confirmé. À 2,625 milliards d'euros sur les trois premiers trimestres de l'exercice 20199, les prises de commandes de la division "Aerospatial" du groupe enregistrent un repli de 15% en organique par rapport à la même période de l'année dernière, en raison de "la faiblesse du marché spatial commercial".

Le groupe qui conçoit des solutions pour la gestion du trafic aérien, de systèmes d’entrainement et de simulation, de services multimédias embarqués, en passant par la connectivité intégrale de l’avion, indique néanmoins qu'il est "en phase finale sur quatre appels d'offre de satellites géostationnaires commerciaux dont la conclusion est attendue dans les prochaines semaines", ce qui confirme selon lui les perspectives de redressement progressif de ce marché. Sur l'ensemble de l'exercice 2019, le chiffre d'affaires de ce segment (qui représente avec l'activité Transport du groupe "devrait être en baisse de l'ordre de 13%" précise le communiqué.

Quant à la division "Transport", qui représente avec le segment Aérospatial 40% de l'activité totale du groupe, ses prises de commandes ont chuté de 32%, principalement en raison d'une base de comparaison élevée avec la même période de 2018.

L'action au plus bas depuis mars 2018

Au total, sur les neuf premiers mois, Thales a engrangé neuf grandes commandes d'un montant supérieur à 100 millions d'euros, pour un montant total de 1,905 milliard d'euros, contre dix grandes commandes il y a un an. Trois d'entre elles, enregistrées au premier trimestre, portent sur "l'acquisition par l'armée néerlandaise de nouveaux radars mobiles, un contrat de support pour une armée européenne et la fourniture d'équipements pour des hélicoptères de l'armée indienne", toujours selon le communiqué. Au deuxième trimestre, "quatre grandes commandes concernent la réalisation du segment sol du satellite Syracuse IV, la livraison des systèmes électroniques à bord des véhicules Scorpion belges (projet CaMo), un important contrat de maintenance à long-terme pour l'armée de l'air française, et la réalisation, en consortium, de deux satellites géostationnaires pour l'Espagne (SpainSat NG)".

Et enfin, lors des trois derniers mois, Thales a engrangé deux grandes commandes de plus dans le secteur Défense et Sécurité avec la fourniture du système de gestion de combat pour 2 navires militaires ainsi qu'un contrat de modernisation des systèmes de navigation par satellite pour l'armée française.

En réaction à ce point d'activité, le titre Thales lâche encore 2% à 88,72 euros, au plus bas depuis début mars 2018. Le repli de l'action du groupe dont les principaux actionnaires sont l'État français (25,7%) et Dassault Aviation (24,3%) atteint désormais près de 15% sur un mois.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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