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Tesla inc. : Le fonds souverain saoudien va-t-il sauver Musk pour Tesla ?

mardi 14 août 2018 à 09h30
Tesla est dans la tourmente

(BFM Bourse) - Tesla est visé par deux plaintes et une enquête de la SEC après le tweet d'Elon Musk annonçant un retrait de la cote. En discussion avec le fonds souverain saoudien pour financer l'opération, le milliardaire a aussi sollicité Silver Lake Partners et Goldman Sachs pour le conseiller.

Coup de génie ou coup de bluff ? Tesla et Elon Musk sont désormais visés par deux plaintes de la part de vendeurs à découvert après le tweet ravageur de Musk publié mardi dernier. Le fondateur du constructeur automobile y annonçait un retrait de la cote de Tesla. A la suite de ce tweet, le cours avait pris 11%, provoquant de nombreuses pertes pour les vendeurs à découvert (qui misent sur une baisse de l'action). Or, Tesla est tout simplement le titre le plus vendu à découvert dans le monde, étant donné les doutes persistants sur la santé financière de l'entreprise.

Kalman Isaacs, un investisseur, estime que les déclarations d'Elon Musk étaient fausses et trompeuses et que celui-ci a voulu "décimer totalement" les vendeurs à découvert. Il a donc porté plainte. Un autre investisseur, William Chamberlain, poursuit aussi le dirigeant et la société automobile pour les mêmes motifs. Les deux plaintes ont été déposées vendredi devant un tribunal de San Francisco.

Depuis 2016, les vendeurs à découvert auraient perdu pas mois de 5 milliards de dollars en misant contre Tesla, selon les données de la société S3 Partners citées par Les Echos.

Reprenons ensemble l'historique. Elon Musk, le PDG de Tesla, avait pris de court les nombreux vendeurs à découvert sur le titre Tesla mardi dernier. Dans un tweet, Elon Musk avait en effet expliqué qu'il envisageait un retrait de la cote et un rachat des titres Tesla à 420$ l'action (donc bien au-dessus de son cours actuel). Tesla vaudrait alors la bagatelle de 71 milliards de dollars... Soit 20 milliards de plus que General Motors. Le PDG du groupe avait aussi assuré sur ce tweet qu'il avait le financement pour l'opération et même que celui-ci était sécurisé. Après cette annonce, le titre avait été suspendu à Wall Street pendant un quart d'heure avant de bondir de 11% mardi dernier. Mais depuis, l'action a reperdu du terrain, notamment après l'annonce d'une enquête de la SEC, le gendarme boursier américain.

Du bluff ?

La SEC (Securities and exchange commission) a en effet diligenté une enquête jeudi par rapport aux tweets d'Elon Musk. Une loi datant de 1934 interdit aux dirigeants de groupes cotés de faire des annonces sur des achats ou des ventes d'actifs s'ils n'ont pas les moyens de les finaliser ou s'ils n'ont en réalité pas l'intention de le faire. Dans le cas contraire, cela peut être considéré comme de la manipulation de cours.

D'après CNBC, Musk risque de possibles sanctions civiles voire pénales, s'il n'a pas sécurisé comme il l'indique le financement de l'opération. Harvey Pitt, l'ancien patron de la SEC, avait ainsi résumé sur CNBC : "Il prétend qu'il y a une source spécifique de financement alors cela a intérêt à être vrai. Il a aussi prétendu qu'il y avait un montant spécifique disponible pour le financement. Cela devra être vrai. Autrement, même si cela ne relevait pas de la manipulation, cela serait de la fraude, alors il y a deux potentielles difficultés ici".

Discussions avec le fonds saoudien

Nouveau coup de théâtre lundi. Une semaine après son tweet, Elon Musk a révélé dans un post de blog des discussions avec le fonds souverain saoudien (PIF), qui détient déjà près de 5% du capital de l’entreprise, ainsi qu'un groupe d'investisseurs, en vue de retirer Tesla de la cote.

Lors d'une rencontre le 31 juillet, le gérant du fonds "a exprimé vigoureusement son soutien pour financer un retrait de la cote de Tesla", assure Elon Musk. "J'ai quitté la réunion du 31 juillet sans aucun doute qu'un accord avec le fonds souverain saoudien allait se conclure et que ce n'était qu'une question de procédure. C'est pourquoi j'ai parlé de +financement sécurisé+ dans mon annonce du 7 août", conclut-il. Pourtant, deux sources proches du dossier avaient confié dimanche à Reuters que le PIF ne participait pas actuellement à une opération de ce type.

"La plupart des capitaux requis pour le retrait de la cote viendra des prises de participations plutôt que de la dette, c'est-à-dire que ce ne sera pas un montage classique de rachat par effet de levier auquel ont recours généralement les entreprises quand elles quittent la Bourse. Je ne pense pas que ce serait sage d'alourdir le fardeau de Tesla en augmentant de façon importante sa dette", a par ailleurs précisé Elon Musk. Si ces explications sont utiles, il n'est pas sûr qu'elles suffisent à convaincre les juges américains du bien fondé de la démarche d'Elon Musk avec son tweet.

Lundi, Elon Musk a par ailleurs indiqué sur Twitter avoir sollicité Silver Lake Partners et Goldman Sachs pour qu'ils le conseillent dans son projet de retirer Tesla de la cote. "Je suis ravi de travailler avec Silver Lake et Goldman Sachs comme conseillers financiers, avec en plus Wachtell, Lipton, Rosen & Katz and Munger, Tolles & Olson comme conseillers juridiques sur la proposition de retirer Tesla de la cote", a-t-il écrit.

(Avec AFP)

Sébastien Duhamel - ©2019 BFM Bourse
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