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Societe generale : Siemens a retiré des fonds de la société générale

Siemens a retiré des fonds de la société généraleSiemens a retiré des fonds de la société générale

par Lionel Laurent et Eva Kuehnen

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Siemens a retiré début juillet des fonds de la Société Générale en raison de la sous-performance de cet investissement et non à cause de craintes concernant la santé financière de la banque française, a déclaré mardi à Reuters une source basée à Paris.

La source a précisé que ce retrait était intervenu avant la publication des résultats des stress tests bancaires européens, le 15 juillet. Elle n'a pas été en mesure d'en préciser le montant.

"Siemens a retiré (de la Société Générale) des fonds avant la publication des résultats des stress tests. C'était pour des raisons liée à la performance (du véhicule d'investissement) et pas à cause de sujets relatifs aux banques françaises", a déclaré la source.

Le Financial Times écrivait mardi que Siemens avait retiré 500 millions d'euros d'une grande banque française il y a deux semaines pour les transférer à la Banque centrale européenne, en partie en raison d'interrogations du conglomérat industriel allemand sur la solidité de l'établissement.

La Société Générale n'a pas souhaité faire de commentaire.

Siemens a quant à lui fait savoir que l'article du Financial Times était "factuellement inexact".

L 'action Société Générale a clôturé en recul de 3,08% Et BNP Paribas de 6,51% , affichant l'une des plus fortes baisses parmi les valeurs de l'indice bancaire européen. tandis que Crédit Agricole reculait de 2,11 %.

Les titres des grandes banques françaises ont vu leur valeur boursière fondre cet été, les investisseurs redoutant que la crise de la dette en Europe n'affecte leur capacité à se financer à un coût raisonnable.

"Ce qui fait mal aux banques françaises ce matin, ce sont les craintes d'un retrait des dépôts de certaines grandes entreprises", a déclaré un analyste basé à Paris. "Cela touche moins le Crédit Agricole, dont l'activité de financement corporate est moins importante que pour BNP et SocGen."

Hors d'Europe, selon trois sources au fait du dossier, Bank of China a interrompu ses contrats à terme sur les changes (forward) et les swaps de changes avec plusieurs banques européennes.

CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES

De leur côté, les constructeurs automobiles français

PSA Peugeot Citroën et Renault ont déclaré mardi ne pas avoir retiré leur trésorerie placée en banque .

"Le groupe (PSA) a sept milliards d'euros de trésorerie et 11 milliards d'euros au total de sécurités financières. Nous avons placé notre trésorerie dans les grandes banques et je n'ai pas d'inquiétude particulière", a déclaré Philippe Varin, président du directoire de PSA sur BFM Business.

Prié de dire si le constructeur automobile avait, à un moment, songé à placer cette trésorerie auprès de la BCE, il a répondu par la négative.

Renault disposait de son côté au 30 juin de 7,1 milliards d'euros de cash et équivalents. Interrogée par téléphone sur un éventuel déplacement de la trésorerie placée en banque, une porte-parole du groupe au losange a répondu que celui-ci ne l'avait pas fait, sans autre commentaire.

Les unités de financement opérées par les constructeurs automobiles allemands ont par ailleurs dit ne pas avoir placé de fonds auprès de la BCE.

BMW a fait savoir que ce n'était "pas un sujet" pour l'entreprise, tandis que Volkswagen a indiqué posséder des dépôts auprès de banques françaises et ne pas vouloir les modifier .

La Société générale et BNP Paribas ont annoncé qu'elles procéderaient à des cessions d'actifs pour dégager des fonds et réduire leur dépendance au financement en dollars, plus coûteux.

Le président du conseil d'administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, a redit mardi matin sur RTL que la banque n'avait besoin ni d'une recapitalisation ni d'une aide de l'Etat malgré le choc boursier provoqué par la crise de la dette dans la zone euro.

"Nous n'avons pas besoin aujourd'hui d'aides quelles qu'elles soient", a-t-il dit, précisant par la suite : "Nous n'avons actuellement aucun besoin d'être recapitalisés."

Avec Gilles Guillaume, version française Marie Mawad, Noëlle Mennella, édité par Dominique Rodriguez et Marc Joanny

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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