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Societe generale : Nouvelle séance noire pour les valeurs bancaires

Nouvelle séance noire pour les valeurs bancairesNouvelle séance noire pour les valeurs bancaires

(Tradingsat.com) - Après un vendredi noir, les valeurs bancaires ont connu un lundi noir. Le marché parisien, et le secteur financier en particulier, enchaînent en effet les plongeons.

Encore en perdition Société Générale a touché aujourd'hui un nouveau plus bas depuis juillet 1992 de 14,8 euros (-10,7% à 15,57 euros en clôture). Pour Crédit Agricole (-10,5% à 4,83 euros), il s'agit tout simplement de nouveaux plus bas historiques. Massacrée également, BNP Paribas (-12,4% à 26,1 euros) a renoué avec ses niveaux de mars 2009, alors que Natixis a « limité la casse » en cédant 6,2%, à un cours de 2,26 euros.

Les exercices de communication de Société Générale (avant l'ouverture) et BNP Paribas (en séance) ont été vains. Face aux inquiétudes paroxystiques des investisseurs sur les conséquences d'une faillite de la Grèce, Société Générale a cherché à rassurer soulignant que son exposition en banking book aux dettes souveraines des pays GIIPE (Grèce, Italie, Irlande, Portugal, Espagne) était « faible et limitée à 4,3 milliards d'euros au 9 septembre 2011 ».

D'ailleurs, « sur ce total, l'exposition de Société Générale à la dette souveraine grecque est de 0,9 milliard d`euros en diminution par rapport à la fin juin 2011 compte tenu des remboursements ».

Alors que les trois principales banques françaises sont sous la menace d'une dégradation de leur notation par Moody's, BNP Paribas a tenu à rappeler que « l'éventuelle baisse d'une note est un événement qui doit être analysé en tenant compte de l'évolution générale des notes du secteur et en comparant les notes de chaque banque à celles de ses principaux concurrents internationaux ».

Or, justement « la comparaison des ratings pour les 3 agences montre clairement que BNP Paribas reste parmi les banques les mieux notées », a souligné la banque de la rue d'Antin.

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer est monté – vainement lui aussi – au créneau. « Quel que soit le scénario grec, et donc quelles que soient les provisions à passer, les banques françaises ont les moyens d'y faire face », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Mais les marchés, à qui l'on avait assuré que les banques étaient solides en leur présentant des stress tests qui excluaient le scénario d'un défaut de pays, ne prennent plus aucun risque. Et surtout pas celui d'assister au défaut de paiement d'un pays de la zone Euro, qui pourrait par un effet domino entraîner une contagion des craintes à d'autres pays fragiles et faire entrer la zone Euro dans un chaos financiers aux répercussions économiques encore difficiles à évaluer. Dans une étude, UBS estimait récemment que le coût de sortie de la zone euro d'un pays en difficulté - tel que la Grèce, l'Irlande ou le Portugal - atteindrait entre 40 à 50% de son produit intérieur brut, soit 9.500 à 11.500 euros par habitant. Les inquiétudes dépassent donc la stricte exposition des banques aux dettes des pays fragiles.

Le sentiment d'urgence amplifie les craintes. Le marché se demande si la "troïka" - délégations du FMI, de la Banque centrale européenne (BCE) et de l'Union européenne – qui est censée se réunir à nouveau mercredi, décidera ou non de débloquer la prochaine tranche d'aide internationale sans laquelle la Grèce sera à court de liquidité dès le mois prochain.

Or, comme alternative au renflouement un pays que d'aucuns jugent depuis longtemps insolvable, l'hypothèse d'une faillite de la Grèce semble de moins en moins taboue. Selon les informations de l'hebdomadaire allemand Spiegel, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, aurait d'ailleurs élaboré deux scénarios pour la Grèce, dont l'un consiste en la sortie du pays de la zone euro avec un retour à la drachme, son ancienne monnaie. Dans le quotidien « Die Welt », Philipp Rösler, le ministre allemand de l'Économie pour sa part évoqué « l'insolvabilité ordonnée de la Grèce ».

Enfin, dans une tentative maladroite pour rassurer les marchés, le ministre français de l'Industrie, Eric Besson, a par ailleurs jugé lundi « totalement prématurée » l'hypothèse d'une nationalisation partielle des banques françaises.


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