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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : Moody's relève la perspective du secteur bancaire français

mercredi 22 septembre 2010 à 11h19
Moody's relève la perspective du secteur bancaire français

(BFM Bourse) - Moody's a revu la perspective du secteur bancaire français de 'négative' à 'stable'. L'agence de notation estime que les caractéristiques structurelles des banques de l'Hexagone leur ont permis de résister durant la crise en les aidant à absorber les pertes et faire face aux chocs nés de cette récession. Moody's estime que ces facteurs consituent une base solide pour une performance plus stable dans le futur. "Non sans peine, les établissements du pays ont bénéficié d'un business mix favorable et de conditions relativement robustes dans la banque de détail et la banque commerciale", a indiqué l'agence financière.

Ces caractéristiques ont notamment permis aux groupes coopératifs axés sur la banque de détail - qui contrôlent plus des deux tiers du marché français - d'absorber les pertes au titre de leurs expositions en banque d'investissement et financements structurés. En outre, estime l'agence, conjuguées à une stratégie de réduction de l'exposition au risque et à un redimensionnement des bilans, les augmentations externes de capital récemment opérées devraient, en atténuant les risques liés à la qualité des actifs et en permettant une plus grande régularité des revenus, être un vecteur supplémentaire de stabilisation. De même, si certaines banques présentent des expositions significatives aux marchés émergents, ce niveau mérite néanmoins d'être relativisé, leurs activités étant essentiellement concentrées sur la zone euro.

Les tests de résistance aux chocs - ou stress tests - réalisés au second semestre 2009 par Moody's sur les bilans de la plupart des banques notées ont conduit l'agence à constater que les banques françaises seraient en mesure de faire face aux pertes infligées par un scénario économique plus défavorable qu'attendu. "Avec un total cumulé de provisions pour créances douteuses de 64 milliards d'euros à fin 2009, les banques françaises affichent déjà un niveau de provisions supérieur au niveau de pertes qu'elles devraient encourir", selon Moody's.

"De plus, les coussins en fonds propres dont elles disposent actuellement les rendent aptes à supporter une nouvelle dégradation" précise Nick Hill, analyste VP - Senior Credit Officer chez Moody's Paris. Si leurs expositions à des pays européens en proie à des difficultés, tels que la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Irlande, sont significatives, celles-ci demeurent néanmoins dans la limite de leurs capacités, ajoute l'agence Moody's, qui note par ailleurs que le résultat des stress tests réalisés au niveau européen semble corroborer cette thèse.

Pour autant, Moody's ne dit pas que le système bancaire français est totalement à l'abri d'une éventuelle récession à double creux, voire d'une crise systémique, même si aucun de ces scénarios n'est actuellement anticipé par Moody's. En France, à l'image de nombreux autres pays, le système bancaire souffre d'une croissance économique atone, d'un taux de chômage élevé et de conditions de refinancement plus difficiles sur les marchés de capitaux.

"Pourtant, les banques françaises bénéficient de la politique proactive du gouvernement, d'un dispositif de couverture sociale et d'une réglementation de la protection du consommateur qui ont contribué à faire que les ménages français se classent en Europe parmi les moins endettés", poursuit N. Hill. Le niveau d'exposition à l'étranger de ces banques est significatif, en particulier parmi les grands groupes bancaires, mais ils ont en majorité évité les pires excès de la bulle et leurs retombées.

Moody's, qui estime que les banques françaises sont en mesure de faire face aux difficultés et incertitudes à venir, voit sa position confortée par plusieurs autres facteurs. Tout d'abord, l'agence considère la France comme un pays à « soutien élevé », partant de l'hypothèse que l'Etat accorderait son soutien en cas de nécessité. Deuxièmement, si l'Etat a joué un rôle incontestable dans la refonte du paysage bancaire, les banques ont, en France, globalement évité les restructurations imposées par Bruxelles. Enfin, les aides publiques sous forme d'injections de capital versées par l'Etat français dans le sillage de la faillite de Lehman Brothers ont, pour l'essentiel, été remboursées.

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