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Societe generale : Les banques font marche arrière, prudence sur le plan grec

Les banques font marche arrière, prudence sur le plan grec Les banques font marche arrière, prudence sur le plan grec

(Tradingsat.com) - L'immense soulagement des marchés au lendemain du plan d'aide européen à la Grèce laisse place à beaucoup plus de retenue vendredi après-midi, après trois séances de progression consécutives à la Bourse de Paris. Le CAC 40 ne gagne plus que 0,2% à 3 825 points et le secteur bancaire est repassé dans le rouge. BNP Paribas, Société Générale et Natixis perdaient environ 1% vers 16h05, tandis que Crédit Agricole se maintenait en légère hausse, soutenu par une note d'Exane.

Si les marchés boursiers avaient plutôt réagi positivement au lendemain d'un accord historique sur la Grèce, les analystes sont restés très prudents et les agences de notation n'ont pas tardé à monter au créneau. Fitch Ratings a en effet annoncé vendredi qu'elle allait placer la note d'émetteur de la Grèce en défaut partiel, considérant que la nature de la participation du secteur privé constitue un événement de défaut partiel.

"En plus de l'annonce d'un deuxième plan d'aide à la Grèce, les dirigeants européens ont réussi à s'entendre pour améliorer leurs outils de gestion de crise. C'est la conclusion positive du sommet, à condition que les outils soient bel et bien utilisés. Pour l'essentiel, on corrige les erreurs faites depuis le début de cette crise : sousdimensionnement de l'aide à la Grèce, conditions exorbitantes de l'aide, étroitesse des champs d'intervention de l'EFSF. En contrepartie, il y a des risques non négligeables. Le défaut grec n'est plus une virtualité, c'est une réalité", commentait ce matin Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities.

"L'enjeu maintenant est de savoir combien de temps ces annonces vont faire effet et comment s'assurer de leur crédibilité afin de dissuader les spéculateurs de poursuivre leurs attaques contre la zone", soulignait le CM-CIC, pour qui "le plan européen consiste à repousser les échéances et à gagner du temps en attendant que la Grèce mette en place les réformes promises".

"Les solutions adoptées ne règlent cependant pas le problème de fond qui est celui d'une dette à 350 milliards d'euros que les Grecs ne parviendront pas à rembourser, ni par des aides financières, des mesures de privatisations ou encore des promesses de réduction des dépenses tant leur PIB est faible et leurs charges d'intérêts élevées", a-t-il ajouté.

Barclays Capital s'est dit quant à lui favorablement surpris par ce qui a été annoncé hier, mais pas assez pour pouvoir "dormir tranquille". "Le document officiel manque de précisions sur des sujets clés tels que l'implication du secteur privé pour la Grèce et les besoins collatéraux", a déploré le broker qui semblait regretter également l'absence de détails concernant la réforme envisagée du Fonds européen de stabilité financière (EFSF).

"De bonnes surprises, mais ce n'est pas encore le Big Bang", ironisaient de leur côté Laurence Boone et Silvia Ardagna, économistes chez Bank of America Merrill Lynch.


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