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Sanofi : Manille ordonne l'arrêt de la vente du vaccin Sanofi contre la dengue

Manille ordonne l'arrêt de la vente du vaccin Sanofi contre la dengueManille ordonne l'arrêt de la vente du vaccin Sanofi contre la dengue

par Manolo Serapio Jr

MANILLE (Reuters) - Les Philippines ont ordonné au groupe pharmaceutique français Sanofi de cesser la vente, la distribution et la commercialisation de son vaccin Dengvaxia contre la dengue sur leur territoire.

Sanofi a déclaré la semaine dernière que son produit pouvait aggraver la maladie dans certains cas.

Les autorités sanitaires des Philippines avaient déjà ordonné vendredi la suspension de l'utilisation du Dengvaxia, deux jours après la mise en garde de Sanofi recommandant de ne pas utiliser le vaccin chez les personnes n'ayant jamais été exposées au virus.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué la décision des autorités de Manille et dit attendre le résultat des analyses qui vont être effectuées.

Les autorités sanitaires philippines expliquent, dans un communiqué, "afin de préserver la population" avoir demandé à Sanofi "de cesser immédiatement la vente, distribution et commercialisation du Dengvaxia et d'organiser le retrait de Dengvaxia du marché".

La Food and Drug Administration (FDA) a également ordonné à Sanofi de mener une campagne d'information, tout en réclamant aux pharmacies de signaler tout cas de décès ou de maladie grave provoqué par le Dengvaxia.

L'action Sanofi cédait environ 1,5% à la mi-journée à la Bourse de Paris, où le CAC 40 reculait de 0,35%.

Des responsables de Sanofi aux Philippines ont affirmé lundi qu'il n'y avait pas eu de cas de décès avéré dans ce pays en lien avec ce vaccin contre la dengue.

Le laboratoire a précisé dans un communiqué transmis mardi par courriel que, après examen de données s'étalant sur cinq ans, le risque de contamination par une forme sévère de la dengue chez des personnes non-infectées était d'environ 2 pour 1.000 lors d'une vaccination avec le Dengvaxia.

Toutes ces personnes ont ensuite été entièrement guéries à l'aide d'un traitement médical approprié, ajoute-t-il.

ENQUÊTE

Le Dengvaxia a été utilisé dans le cadre d'une campagne publique de vaccination de près de 734.000 enfants philippins âgés de neuf ans et plus. Ces derniers ont déjà reçu au moins une injection de ce vaccin.

Le ministère philippin de la Justice a ordonné lundi une enquête pour "atteinte présumée à la santé publique (...) et, si les preuves le justifient, lancer les mises en accusation adéquates".

Sanofi a déclaré que la majorité des personnes ayant été vaccinées contre la dengue avec le Dengvaxia vivaient dans des régions où elle est endémique et qu'il était donc probable que la majorité d'entre elles avaient déjà été en contact dans le passé avec la maladie.

Selon les projections de Sanofi, le Dengvaxia, le premier vaccin contre la dengue à être autorisé sur le marché, pourrait générer à terme des ventes annuelles de près d'un milliard de dollars (842 millions d'euros).

L'OMS espère mener d'ici la fin de l'année un examen complet des données sur le Dengvaxia, recommandant qu'il ne soit administré qu'aux personnes dont on sait qu'elles ont été infectées par la dengue préalablement à toute vaccination.

L'OMS avait écrit en juillet 2016 que "la vaccination pourrait être inefficace et pourrait même théoriquement augmenter le risque futur d'hospitalisation ou de grave infection par la dengue chez les personnes séronégatives au moment de la première vaccination, quel que soit l'âge".

Le gouvernement du Brésil, où la dengue représente un défi sanitaire majeur, a confirmé qu'il avait lui aussi recommandé un usage restreint du vaccin, autorisé fin 2015, ne suspendant pas ainsi totalement son usage.

Même s'il représente un risque moins important que le paludisme, le virus de la dengue, transmis par les moustiques, se propage rapidement dans de nombreuses régions du monde et tue environ 20.000 personnes par an.

(Avec Karen Lema à Manille et Ben Hirschler à Londres, Benoit Van Overstraeten et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


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