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Sanofi : Le dg de sanofi viehbacher au défi d'une grosse acquisition

jeudi 29 juillet 2010 à 22h02
Le dg de sanofi viehbacher au défi d'une grosse acquisition

par Ben Hirschler et Caroline Jacobs

PARIS/LONDRES (Reuters) - Depuis qu'il a pris la tête de Sanofi-Aventis, Chris Viehbacher a aiguisé son appétit pour des acquisitions, mais les actionnaires de Genzyme, cible présumée du groupe français, risquent de rester sur leur faim s'ils espèrent dégager des plus-values juteuses grâce à lui.

Le germano-canadien, âgé de 50 ans, n'est pas un néophyte dans le domaine de la pharmacie comme en témoigne son CV, riche d'une vingtaine d'années au service du britannique GlaxoSmithKline.

C'est en 2008 qu'il a changé d'écurie, prenant la tête de Sanofi.

Réputé pour son calme et son caractère affable, Chris Viehbacher est très apprécié chez les investisseurs qui voient en lui un homme capable d'apporter à Sanofi des changements bienvenus.

L'habileté qu'il a démontrée dans la conduite de sa carrière démontre en outre une souplesse indispensable dans la conduite des affaires.

Tout en refusant jeudi de commenter les spéculations faisant état de son intérêt pour la biotech américaine spécialiste du traitement des maladies orphelines Genzyme, Chris Viehbacher a prévenu les investisseurs qu'il n'était pas question pour lui de surpayer ses acquisitions.

LE TUEUR AU SOURIRE

Des sources proches du dossier ont évoqué une somme pouvant atteindre 18,7 milliards de dollars.

Les observateurs du secteur soulignent que la cible choisie par le patron ne doit rien au hasard et que les difficultés présentées par le dossier Genzyme ne sont pas insolubles.

"Sur l'échelle de la prudence en matière de fusions acquisitions, il serait tout en haut", a commenté Ben Yeoh, analyste d'Atlantic Equity.

"Genzyme a quelque chose de particulier parce que l'entreprise cherche à résoudre des difficultés d'ordre industriel et on pourrait aller jusqu'à dire qu'un acteur extérieur serait le mieux placé pour y parvenir."

Selon un banquier, Chris Viehbacher, analyste chartiste de formation, veut à tout prix ne pas reproduire l'erreur commise par le britannique AstraZeneca, accusé d'avoir surpayé le rachat d'une autre biotechnologique américaine, MedImmune, en 2007.

À son arrivée voila 20 mois sur les quais de la Seine, où est implanté le siège de Sanofi, il a apporté dans ses bagages la culture anglo-saxonne dans un bastion de l'industrie à la française.

Les activités de recherche et développement ont été remodelées, faisant passer de 11 à six le nombre de départements de R&D tout en mettant en route de nombreux projets.

Certains employés n'hésitent pas à le qualifier de "tueur au sourire" en réaction au plan qui vise à réduire les effectifs de 4.000 d'ici 2013.

CROISSANCE EXTERNE

Le secteur de la pharmacie est bien moins critique à son égard et salue son franc-parler et ses stratégies terre-à-terre, surtout quand il s'agit de placer la croissance externe parmi les trois principales priorités du groupe.

Pour l'heure, ce développement externe a pris la forme d'accords de licence et de petites acquisitions dans le secteur de la parapharmacie, sur les marchés émergents ou dans le domaines de la vaccination.

En rachetant Genzyme, Sanofi passerait à la vitesse supérieure, signant là l'accord le plus important de son histoire depuis sa fusion avec Aventis en 2001.

Une telle acquisition resterait dans le cadre défini par Chris Viehbacher qui a souvent répété qu'il visait des accords d'une valeur pouvant atteindre 20 milliards de dollars.

Certains analystes se demandent toutefois si un tel plan de bataille n'oblige pas Chris Viehbacher à ne viser que des acquisitions de deuxième ordre.

"Je crains, s'il se limite à ce qui coûte moins de 20 milliards de dollars, qu'il ne puisse s'emparer d'une cible qui fera la différence", a regretté Paul Diggle, analyste d'Ambrian Partners.

"Genzyme n'est pas un mauvais choix, mais même si Genzyme revient à pleine rentabilité et apporte rapidement une contribution nette, cela ne suffira pas à apporter à Sanofi la croissance qu'il recherche. Ce n'est qu'une partie de la solution."

L'année dernière, Chris Viehbacher a piloté plus d'une trentaine d'acquisitions pour environ neuf milliards de dollars. Pour 2010, le compteur reste bloqué à trois milliards, ce qui laisse une marge de manoeuvre appréciable pour une acquisition de taille.

Il est régulièrement sollicité par des banquiers qui viennent lui suggérer de saisir telle ou telle opportunité.

Avec l'expiration prochaine de nombre de brevets lucratifs, Sanofi est présenté depuis longtemps comme l'acquéreur évident de groupe de taille inférieure à la sienne.

Mais Chris Viehbacher a pris son temps, sans omettre cependant de lier des relations étroites avec de spécialistes du conseil en fusions acquisitions.

Selon des sources bancaires, il s'est adjoint les services d'Evercore Partners, JPMorgan et BNP Paribas pour préparer son offensive sur Genzyme.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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