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Renault : Un comité de Nissan ne veut pas du même président que Renault

mercredi 20 février 2019 à 06h37
Nissan veut s'opposer à la nomination du même président que Renault, rapporte FT

par Maki Shiraki et Tim Kelly

TOKYO (Reuters) - Un comité externe mandaté par Nissan Motor pour améliorer la gouvernance du groupe japonais est opposé à l'idée de nommer à sa tête le même président que celui de Renault, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier.

Renault et Nissan cherchent aujourd'hui à renouer un dialogue mis à mal par l'affaire Carlos Ghosn et à trouver le moyen de consolider leur alliance forgée 20 ans plus tôt. Dans ce contexte, la question du choix du futur président de Nissan est particulièrement sensible.

"Cette option ne serait pas très bien venue", a dit une des sources à propos de l'hypothèse de la nomination de Jean-Dominique Senard, nouveau président de Renault, pour succéder également à Carlos Ghosn à la présidence du conseil d'administration de Nissan. Cette position du comité a été d'abord rapportée par le Financial Times.

Une autre source proche du dossier a indiqué qu'une telle décision "créerait un conflit d'intérêt" car une seule et même personne se retrouverait à superviser les deux groupes.

Les sources ont précisé que le comité n'avait pas encore pris de décision définitive sur les recommandations qu'il adressera à Nissan.

Un porte-parole de Renault n'était pas disponible dans l'immédiat pour faire un commentaire.

Les dirigeants de Nissan, Renault et Mitsubishi Motors ont réaffirmé la semaine dernière l'importance de leur alliance, tout en prenant soin d'éviter la question de la présidence de Nissan.

Le comité spécial, composé de trois administrateurs externes de Nissan et de quatre membres tiers, a été mis en place par le groupe japonais pour examiner les causes des malversations présumées de son ex-président Carlos Ghosn.

NISSAN VEUT TOURNER LA PAGE DE SA STRUCTURE ACTUELLE

Il devrait formuler en mars des recommandations sur la sélection du président et sur l'amélioration des processus en matière de rémunération des administrateurs, et réfléchit aussi à d'autres pistes alternatives, ont poursuivi les sources.

Parmi elles figurent le recrutement externe d'un président et la limitation de ses responsabilités principalement à un rôle de liaison avec les autres membres de l'alliance. Le comité réfléchit aussi à la création d'un groupe de membres internes et externes qui nommerait le président, auditerait le processus et déterminerait le niveau de rémunération des membres du conseil d'administration, ont-elles ajouté.

Nissan a promis de tourner la page de sa structure actuelle de direction, héritée de l'ère Carlos Ghosn. Jusqu'à son arrestation au Japon en novembre dernier sur des accusations de malversations financières, l'ancien homme fort de l'alliance était à la fois président de Renault, de Nissan et de Mitsubishi, et directeur général de Renault.

La position du comité japonais risque de froisser Renault, et en particulier son principal actionnaire, l'Etat français, qui aimerait voir une seule et même personne présider les deux groupes.

Durant une visite au Japon la semaine dernière, Jean-Dominique Senard a dit à la presse que l'heure n'était pas encore venue d'évoquer son éventuelle nomination comme président de Nissan. Renault détenant 43,4% de Nissan, le président de Renault devrait être nommé au conseil d'administration du constructeur japonais.

Nissan a dit ne pas être en mesure de commenter les délibérations en cours du comité. "Le comité est indépendant de Nissan", a dit un porte-parole du groupe nippon.

LE NOUVEL AVOCAT DE GHOSN PASSE A L'ATTAQUE

Après l'arrestation de Carlos Ghosn, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, l'a accusé d'avoir accumulé trop de pouvoirs. Cette situation, et l'opacité qui l'a accompagnée, a facilité selon lui selon lui les malversations dont Carlos Ghosn est accusé - utilisation de fonds de Nissan pour des motifs personnels et arrangements secrets pour toucher des fonds additionnels après son départ - et qu'il dément.

Certains dirigeants de Nissan protestent depuis longtemps contre l'influence de Renault sur Nissan, jugée disproportionnée au vu du poids relatif des ventes des deux groupes aujourd'hui. Pour pérenniser l'alliance, Carlos Ghosn a poussé en faveur d'un approfondissement des liens, voire d'une fusion totale, malgré les réserves de la partie japonaise.

Le nouvel avocat de Carlos Ghosn, surnommé "le rasoir", a déclaré mercredi que son client devrait bénéficier d'une libération sous caution en attendant l'ouverture de son procès au Japon.

A l'occasion de sa première conférence de presse depuis que Carlos Ghosn a remanié son équipe de défense, Junichiro Hironaka a ajouté que le Japon ne respectait pas les normes internationales en termes de procédures judiciaires.

"Il aurait fallu traiter cela comme une affaire interne", a-t-il ajouté.

Le choix du nouvel avocat laisse augurer une stratégie plus combative que celle de son prédécesseur, Motonari Otsuru, moins enclin à parler aux médias.

La date du procès de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre et sous le coup de trois chefs d'inculpation, n'a pas encore été fixée.

(Gilles Guillaume pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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