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Renault : Renault triple son bénéfice net grâce aux gains de productivité

Renault triple son bénéfice net en 2014Renault triple son bénéfice net en 2014

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine) (Reuters) - Renault a fait état jeudi d'un triplement de son bénéfice net en 2014, l'augmentation de la productivité du groupe et une baisse des dépréciations ayant éclipsé les effets de changes négatifs et la crise du marché automobile russe.

Le constructeur automobile a dégagé l'an dernier un bénéfice net, part du groupe, de 1,89 milliard d'euros, contre 586 millions en 2013, et proposera un dividende de 1,90 euro, contre 1,72 euro sur les deux exercices précédents.

En Bourse, l'action Renault fait un bond qui porte sa valeur au plus haut depuis avril dernier. Largement en tête de l'indice SBF 120, le titre s'adjuge 8,26% à 74,93 euros à 10h.

"Un solide ensemble de résultats, nettement au-dessus des attentes en dépit de la faiblesse de marchés émergents stratégiques", commente Citi dans une note.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donnait notamment un bénéfice net de 1,76 milliard d'euros.

Ce bond du résultat, malgré une contribution négative de 182 millions d'euros du groupe russe AvtoVAZ, désormais contrôlé par l'alliance Renault-Nissan mais dont les comptes ne seront finalement pas consolidés complètement en 2015 mais probablement l'an prochain, reflète une amélioration spectaculaire du résultat d'exploitation du constructeur français.

Celui-ci est redevenu positif, à hauteur de 1,1 milliard d'euros contre -34 millions en 2013, grâce notamment à 844 millions de réductions de coûts imputables aux synergies avec les partenaires du groupe et à ses gains de compétitivité en France. Ces effets ont largement compensé un impact des changes négatif à hauteur de 471 millions d'euros.

"L'amélioration de la rentabilité vient principalement d'une amélioration de la compétitivité coûts. Dans l'industrie automobile, c'est une condition assez sine qua non parce que le chiffre d'affaires progresse peu", a souligné le directeur financier de Renault, Dominique Thora, à des journalistes. Il a précisé que les économies s'étaient surtout accrues en 2014 dans la fabrication des véhicules.

Au cours d'une conférence avec les analystes, le PDG Carlos Ghosn a indiqué de son côté qu'au vu des résultats 2014, l'objectif de 4,3 milliards d'euros de synergies annuelles au sein de l'alliance Renault-Nissan à l'horizon 2016 était "conservateur", préférant évoquer désormais un chiffre de l'ordre de cinq milliards.

UN MILLIER D'EMBAUCHES PRÉVUES EN FRANCE

La marge opérationnelle de Renault a grimpé l'an dernier de 29,5% sur un chiffre d'affaires quasi stable (+0,3%). La forte hausse du résultat d'exploitation s'explique aussi par des charges de restructuration et dépréciations d'actifs inférieures de plus de moitié, 2013 ayant été notamment marquée par des provisions sur l'Iran ou le programme électrique Better Place.

Renault s'est fixé pour 2015 des objectifs similaires à ceux de l'année écoulée, à savoir une hausse de la marge opérationnelle du groupe et de l'automobile grâce notamment à une vaste offensive commerciale (Espace, Kandjar, remplaçante de Laguna, petite voiture ultra low cost en Inde et pick-up low cost au Brésil). Il vise aussi un free cash flow opérationnel de l'automobile positif, après 1,08 milliard d'euros en 2014.

Le groupe a également annoncé son intention d'embaucher cette année 1.000 personnes en France, pour moitié dans ses usines, soit un nombre légèrement supérieur aux engagements qu'il avait pris en mars 2013 lors de la signature d'un accord de compétitivité avec ses syndicats. En échange, ceux-ci ont accepté des concessions sur les salaires et le temps de travail, ainsi que la suppression d'environ 7.500 postes via des départs naturels.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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