Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

RENAULT

RNO - FR0000131906 SRD PEA PEA-PME
32.300 € -1.39 % Temps réel Euronext Paris

Renault : Renault subit en Bourse le 5e repli trimestriel consécutif de ses ventes

jeudi 22 avril 2021 à 12h00
Renault a encore vu ses ventes se contracter au premier trimestre

(BFM Bourse) - Renault a fait part d'une nouvelle baisse de son chiffre d'affaires au premier trimestre, dans un marché automobile toujours affecté par les restrictions sanitaires, et ce malgré la politique de hausse des prix engagée par Luca de Meo

Depuis l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon en novembre 2018, le groupe Renault a vu ses ventes se contracter lors de 8 des 9 trimestres - l'exception concernant les trois derniers mois de l'exercice 2019. Le premier trimestre 2021 ne déroge donc pas à "la règle", en dépit des efforts entrepris par le groupe pour augmenter ses prix. En pleine restructuration et repositionnement stratégique pour tenter de sortir de sa spirale négative, le constructeur a engrangé 10,01 milliards d'euros de revenus au premier trimestre, correspondant à un recul -le cinquième consécutif- de 1,1%.

Si la pandémie mondiale et les restrictions sanitaires assorties ont fait flancher de 23,3% les ventes du groupe sur l'ensemble de l'exercice 2020, résultant en une perte nette historique de plus de 8 milliards d'euros, celles du premier trimestre 2021 sont également affectées par la pénurie de composants électroniques, dont le pic n'est pas attendu avant l'été. "C'est un premier trimestre sans relief, avec des moteurs pas vraiment différents de ceux du reste de l'industrie", commente Philippe Houchois, analyste chez Jefferies. "Mais pas de drapeau rouge non plus."

Après une ouverture hésitante, le titre Renault a nettement basculé dans le rouge et cède 1,4% à 34,05 euros vers 12h30, à contre-courant d'un marché parisien (+0,7% pour le CAC) porté par les résultats trimestriels exceptionnels d'Hermès. Plus tôt dans la matinée, le déclin atteignait même 2,5%, faisant brièvement chuter la valorisation sous le seuil des 10 milliards d'euros pour la première fois depuis janvier. Parmi les valeurs de l'indice phare, seul Atos enregistre une capitalisation (6,5 milliards) plus faible que le constructeur au losange actuellement.

Alors que les ventes d'automobiles ont commencé à rebondir sur certains marchés, notamment en Chine, et que plusieurs constructeurs ont annoncé un chiffre d'affaires supérieur à leurs prévisions, Renault a notamment été pénalisé par l'évolution des devises : à changes comparables, il aurait affiché une croissance de 4,4%, selon un communiqué publié jeudi. "La situation n'est pas aussi mauvaise qu'il y a un an", a toutefois tenu à souligner la directrice financière du groupe, Clotilde Delbos, devant des analystes. Suivant la stratégie de son directeur général Luca De Meo, Renault tire ses prix vers le haut, avec des ventes plus rentables, a-t-elle souligné, ce qui se traduit par un "effet prix" très positif de +6,3 points sur la variation du chiffre d'affaires.

Malgré ce début d'année rassurant, la dirigeante a également estimé qu'il ne serait "pas prudent" de donner une prévision pour l'année en raison des incertitudes liées à la pénurie de puces, qui a empêché la production de plusieurs dizaines de milliers de véhicules du groupe Renault au premier trimestre.

Les immatriculations de véhicules Renault ont augmenté sur la période de 1,1% à 665.038 véhicules, mais restent loin de la hausse de plus de 21% des livraisons affichées sur la même période par le géant allemand Volkswagen. Notamment en cause: la poursuite du déclin des ventes aux partenaires (Nissan ou Daimler), lesquelles ont longtemps alimenté la croissance. Le constructeur tricolore a notamment déstocké pour "tirer plutôt que pousser" les ventes a relevé Clotilde Delbos, indiquant que les stocks avaient chuté de 661.000 à 487.000 véhicules sur les douze derniers mois.

La dirigeante s'est par ailleurs voulue rassurante sur la situation financière du groupe, assurant que Renault avait accumulé des réserves de liquidités "largement au-dessus de 25% du chiffre d'affaires annuel prévu en 2021" et pourrait mener à bien, "dès la fin 2021", son plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans, prévoyant quelque 15.000 suppressions de postes dans le monde.

Renault estime enfin que ce début d'année "confirme l'impact positif de la politique commerciale du groupe orientée vers la profitabilité" depuis le virage stratégique opéré par le nouveau PDG en faveur des segments et des zones géographiques les plus rentables, au détriment de la stratégie basée sur les volumes auparavant menée par Carlos Ghosn. Parmi les régions ciblées par la nouvelle direction, l'Europe a ainsi pesé 52% des ventes au premier trimestre, contre 48% un an plus tôt, avec 23% des immatriculations sur le Vieux continent réalisées sur des versions électriques et électrifiées de la marque Renault sur le marché des particuliers.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur RENAULT en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+318.80 % vs +35.26 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat