Bourse > Renault > Renault : Renault en avance sur son objectif de marge opérationnelle
RENAULTRENAULT RNO - FR0000131906RNO - FR0000131906
81.080 € -2.75 % Temps réel Euronext Paris
83.400 €Ouverture : -2.78 %Perf Ouverture : 83.660 €+ Haut : 80.440 €+ Bas :
83.370 €Clôture veille : 1 262 650Volume : +0.43 %Capi échangé : 23 977 M€Capi. :

Renault : Renault en avance sur son objectif de marge opérationnelle

Renault à plus de 5% de marge en 2015, dépréciation en RussieRenault à plus de 5% de marge en 2015, dépréciation en Russie

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine (Reuters) - Renault a publié vendredi des résultats 2015 marqués par une amélioration sensible de sa marge opérationnelle et un bond de près de 50% de son résultat net malgré un marché russe toujours très difficile qui a conduit le groupe automobile à déprécier son investissement dans AvtoVAZ.

Le constructeur automobile français a enregistré en 2015 un chiffre d'affaires record de 45,3 milliards d'euros (+10,4%), porté par un renouvellement sans précédent de sa gamme et les ventes à ses partenaires Nissan et Daimler, ainsi qu'une marge opérationnelle record en normes IFRS de 5,1%, contre 3,9% en 2014.

Il dépasse ainsi avec deux ans d'avance l'objectif de son plan stratégique, qui prévoyait une marge de 5% à l'horizon 2017. L'autre grand objectif du plan est un chiffre d'affaires de 50 milliards d'euros.

"Les résultats de 2015 marquent une avancée décisive vers la réalisation des objectifs de notre plan 'Drive the change'", a déclaré le PDG Carlos Ghosn lors d'une conférence avec des analystes. Et ce, malgré les difficultés persistantes des marchés russe et brésilien, deux pays au coeur de l'internationalisation du groupe.

"Renault est plus diversifié et ne sera plus à l'avenir trop dépendant vis-à-vis d'un segment spécifique ou d'une région en particulier", a-t-il ajouté, rappelant que dix ans plus tôt, le groupe comptait encore essentiellement sur la Mégane et la France pour ses résultats.

L'action a gagné jusqu'à 5% dans les premiers échanges à la Bourse de Paris, avant de se retourner un temps en raison, selon des traders, des déclarations du PDG sur l'alliance avec Nissan.

"Je ne pense pas que nous allons jouer au jeu consistant à affiner (la structure de l'alliance) sans but précis", a dit Carlos Ghosn, qui est également PDG de Nissan, lors d'une conférence de presse. "La seule façon de pouvoir toucher à la structure de l'alliance, c'est si vous avez un objectif fort, un objectif stratégique."

En fin d'année dernière, Renault avait profité d'informations de presse selon lesquelles Nissan souhaiterait porter ses parts dans le constructeur français à au moins 25% du capital.

A 10h30, l'action Renault gagnait 0,6% à 69,27 euros.

VERS UNE CONSOLIDATION D'AVTOVAZ

La faiblesse du marché automobile russe a conduit Renault, qui détient indirectement 37,25% d'AvtoVAZ, à passer une dépréciation de 225 millions d'euros.

Au total, AvtoVAZ a amputé le bénéfice net de Renault de 620 millions d'euros, un poids largement compensé toutefois par la performance du groupe en Europe avec des nouveautés comme le crossover urbain Captur, et la contribution positive de Nissan de 1,98 milliard d'euros, deuxième montant record en valeur absolue.

"Le groupe Renault est en discussions avec les autres actionnaires de la holding (...) contrôlant AvtoVAZ, en vue d'une prochaine recapitalisation, qui pourrait conduire à la consolidation de cette entreprise par Renault", indique le constructeur dans un communiqué.

Le directeur financier de Renault, Dominique Thormann, a précisé à des journalistes que ces discussions devraient se conclure d'ici la fin de l'année.

Renault, qui vise en 2016 une nouvelle hausse de son chiffre d'affaires à changes constants et de sa marge opérationnelle, a confirmé ses prévisions de marché publiées en janvier.

En Europe, où il vient de lancer le grand frère du Captur, Kadjar, pour lequel il est en train de saturer les capacités de production en Espagne, Renault vise toujours une hausse de 2% du marché. Tout comme en France, où il compte porter sa production à 730.000-740.000 unités cette année.

Le groupe anticipe une progression plus sensible en Chine et en Inde, mais une nouvelle baisse de 12% du marché russe, déjà divisé par deux environ depuis son dernier pic de 2013.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI