(BFM Bourse) - Les deux sociétés ont livré des indications encourageantes en vue de leurs résultats annuels. Renault a notamment confirmé ses objectifs 2025 tandis que la major pétrolière a expliqué que sa production avait progressé plus qu'attendu au cours du quatrième trimestre.
Si la prochaine saison des résultats va évidemment concentrer l'attention du marché, les investisseurs auraient tort d'ignorer les dernières communications des entreprises avant cette grande échéance.
Les entreprises du CAC 40 (entre autres) donnent des indications et/ou organisent des conférences téléphoniques, juste avant le début de la "quiet period", durant laquelle elles s'abstiennent de communiquer au marché.
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En règle générale, ces "quiet period" s'étendent sur deux-trois semaines avant la publication des résultats.
Autrement dit, les groupes du CAC 40 sont actuellement en train de livrer aux investisseurs les toutes dernières informations avant de dévoiler leurs résultats annuels. Ces indications peuvent faire la différence en Bourse, comme le montrent, ce mardi 20 janvier, Renault et Totalenergies.
Le constructeur au losange prend 2,7% vers 16h, signant la deuxième plus forte hausse du CAC 40, devant la major pétrolière française (+1,8%). Les deux actions incarnent deux timides rayons de lumière au sein d'un CAC 40 moribond, l'indice perdant 0,8%.
Renault en vair et contre tous
Renault a organisé, lundi soir après la clôture du marché, une conférence téléphonique au cours de laquelle le constructeur a donné plusieurs indications.
Bernstein écrit notamment que les perspectives 2025 ont été confirmées par la société au cours de cette conférence, c'est-à-dire une marge opérationnelle du groupe autour de 6,5% et un flux de trésorerie libre compris entre 1 et 1,5 milliard d'euros.
Ce point peut rassurer le marché. Dans une récente note, UBS écrivait que les marchés automobiles européens, la France notamment, étaient devenus assez faiblards sur la fin d'année. La banque suisse pensait en conséquence que Renault raterait son objectif de marge opérationnelle, retenant un taux de 6%. Le consensus (la prévision moyenne des analystes) était calé à 6,4%.
Bernstein rapporte également que les volumes ont progressé au quatrième trimestre, un effet positif qui est toutefois partiellement compensé par de moindres restockages des concessionnaires qu'au quatrième trimestre 2024.
"Très solide"
Dans sa note écrite à la suite de la conférence téléphonique, Citi "toujours très solide, en dépit de toutes les peurs".
"Malgré des difficultés persistantes, notamment la baisse des ventes de véhicules utilitaires légers et une concurrence accrue sur les prix, les prévisions de Renault suggèrent que l'amélioration de son volume au second semestre 2025 (...) lui a permis de maintenir au moins la marge opérationnelle du groupe de 6% enregistrée au premier semestre 2025. Nous pensons que ce résultat est meilleur que ce qu'avaient prévu les investisseurs", loue Citi.
Renault a par ailleurs indiqué s'attendre à une baisse de sa marge opérationnelle en 2026, rapportent plusieurs analystes, un message en ligne avec celui passé lors d'une conférence organisée par Oddo BHF, il y a quelques jours.
Selon UBS et Bernstein, les relations investisseurs de la société ont également précisé que la journée dédiée aux investisseurs de Renault se déroulerait le 10 mars prochain.
Entre temps, les résultats annuels du groupe automobile seront publiés le 19 février prochain.
Totalenergies livre des indications "très solides"
De son côté, Totalenergies a livré plusieurs indications au sujet de ses résultats du quatrième trimestre dans un communiqué publié ce mardi.
Le groupe pétrolier "a livré des informations commerciales solides, accompagnées d'un certain nombre d'indicateurs opérationnels et financiers".
"Une nouvelle fois, malgré une baisse de plus de 10 dollars du prix du baril de pétrole d’une année sur l’autre, le cash-flow des secteurs (le principal indicateur de flux de trésorerie de la société, NDLR) de ce trimestre devrait être au même niveau que celui d’il y a un an grâce à la croissance accrétive (bénéfique, NDLR) de la production 'amont' (l'exploration-production, NDLR) et à la poursuite de l’amélioration des résultats de l’aval (distribution, raffinage, NDLR) au quatrième trimestre", a expliqué le producteur de pétrole et de gaz.
Totalenergies a notamment précisé que la production d'hydrocarbures avait progressé de 5% au quatrième trimestre 2025, ce qui a conduit à une hausse de 4% sur l'ensemble de 2025, soit davantage que les 3% visés par l'entreprise.
La société a indiqué anticiper un ratio d'endettement de 15% à fin 2025, aidé par une contribution positive de la variation du besoin en fonds de roulement à hauteur de plus de 3 milliards de dollars.
Totalenergies a par ailleurs communiqué des attentes pour chaque "secteur". Par exemple, la division de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait générer un flux de trésorerie au quatrième trimestre du même niveau que le troisième. Le secteur "raffinage-chimie" devrait, lui, afficher une "forte amélioration" de ses résultats de sa génération de trésorerie.
"Nous prévoyons une réaction positive à la publication de cette communication, la plupart des indicateurs étant conformes aux prévisions et la production supérieure aux attentes. Cela place le titre en bonne position pour 2026", juge Barclays.
Totalenergies publiera ses résultats annuels le 11 février prochain.
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