Bourse > Renault > Renault : L'effet japon va s'atténuer progressivement, estime renault
RENAULTRENAULT RNO - FR0000131906RNO - FR0000131906
81.080 € -2.75 % Temps réel Euronext Paris
83.400 €Ouverture : -2.78 %Perf Ouverture : 83.660 €+ Haut : 80.440 €+ Bas :
83.370 €Clôture veille : 1 262 650Volume : +0.43 %Capi échangé : 23 977 M€Capi. :

Renault : L'effet japon va s'atténuer progressivement, estime renault

L'effet japon va s'atténuer progressivement, estime renaultL'effet japon va s'atténuer progressivement, estime renault

par Gilles Guillaume

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine (Reuters) - Renault a fait état jeudi d'une baisse de 19,2% de sa marge opérationnelle au premier semestre à cause du tsunami au Japon, mais confirmé ses objectifs annuels en prévision d'un retour progressif à la normale au second semestre.

Le deuxième constructeur automobile français a dégagé sur les six premiers mois de l'année une marge opérationnelle de 630 millions d'euros, soit 3% du chiffre d'affaires.

Sans l'impact de la catastrophe qui a frappé l'archipel nippon en mars et désorganisé la filière automobile japonaise, estimé à 150 millions d'euros sur la période, la marge opérationnelle de Renault aurait été stable d'une année sur l'autre.

Ces 150 millions correspondent pour l'essentiel à 50.000 véhicules qui n'ont pu être vendus sur la période à cause des problèmes d'approvisionnement en composants électroniques, dont le Japon est un grand spécialiste.

Faute d'un nombre suffisant de systèmes de contrôles pour moteurs diesel, Renault a également dû réorienter son mix produit vers les véhicules essence, vendus moins chers et accompagnés d'offres commerciales pour inciter les automobilistes à modifier leur commande initiale.

"Les contraintes conjoncturelles d'approvisionnement devraient s'atténuer progressivement au second semestre, permettant dès septembre une forte reprise de la production", a commenté le groupe dans un communiqué. "Au second semestre, l'impact sur la marge opérationnelle du tsunami japonais est estimé à 50 millions d'euros supplémentaires."

Les pénuries de composants japonais, conjuguées aux difficultés de plusieurs équipementiers en Espagne et en Turquie à faire face à la demande, ont ainsi provoqué une brutale inversion entre avril et juin de la répartition des commandes en France entre Clio essence et diesel, les premières bondissant de 15% à 77% tandis que les secondes chutaient de 84% à 22%.

NET DOPÉ PAR LE DÉSENDETTEMENT ET LES PARTICIPATIONS

Malgré l'effet Japon et la hausse des coûts des matières premières, Renault a confirmé ses objectifs 2011 d'une hausse de ses ventes en volume et en chiffre d'affaires, et celui d'un free cash flow opérationnel supérieur à 500 millions d'euros, après 121 millions réalisés au premier semestre.

"On ne modifie pas notre estimation de résultats", a déclaré le directeur financier Dominique Thormann, lors d'un point de presse. "L'environnement en revanche est pire que ce qu'on avait pensé parce qu'on a traversé un certain nombre de perturbations qu'on ne pouvait pas programmer."

L'action Renault a ouvert sur une hausse de près de 1% à la Bourse de Paris, dans un marché en net repli (-0,8% pour le CAC 40).

"La reconfirmation des objectifs est probablement une nouvelle rassurante, surtout après l'avertissement de PSA la veille", commente JP Morgan dans une note. Le premier constructeur français a prévenu mercredi que les perturbations au Japon et la hausse des matières premières auraient un impact plus important que prévu sur son activité au second semestre.

Le record de ventes enregistré par Renault au premier semestre s'est traduit par une hausse de 7,3% du chiffre d'affaires à 21,10 milliards d'euros, en ligne avec le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui donnait, à partir des estimations de sept analystes, 21,13 milliards.

Le résultat net, part du groupe, a bondi de 56,4% à 1,22 milliard d'euros, soutenu par la contribution des sociétés mises en équivalence, notamment Nissan et Volvo, mais aussi AvtoVAZ dont la contribution est devenue positive après un effet négatif de 56 millions d'euros sur le résultat net du premier semestre 2010.

Le bénéfice net des six premiers mois de 2011 a également été dopé par plusieurs éléments exceptionnels comme une forte baisse des frais financiers du groupe grâce au désendettement opéré, notamment le remboursement anticipé de l'ensemble du prêt public octroyé pendant la crise de 2009, et un résultat fiscal à l'équilibre contre -180 millions un an plus tôt.

Quant à la hausse des coûts des matières premières, de 313 millions d'euros au premier semestre, elle a été partiellement compensée par les effets du plan de réduction des coûts engagés par le groupe et évalués à 279 millions sur la période.

Avec Helen Massy Beresford, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI