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Publicis groupe sa : L'acquisition d'Epsilon et les Etats-Unis portent les résultats de Publicis, qui domine le CAC

mercredi 3 février 2021 à 11h15
Publicis brille de nouveau sur le marché parisien

(BFM Bourse) - Le géant français de la publicité est à la fête ce mercredi matin à la Bourse de Paris, dans le sillage de résultats trimestriels plus solides que prévu, portés par le marché américain et ses investissements technologiques. En réaction, Publicis propose de relever son dividende. Le marché apprécie et propulse le titre à un sommet depuis septembre 2019.

Dans le sillage de son net rebond de fin 2020, qui lui a permis de boucler dans le vert (+5%) une année boursière chaotique, Publicis poursuit sur sa lancée et se rappelle au bon souvenir des investisseurs parisiens. Le titre du mastodonte de la publicité trône au sommet du palmarès de l'indice phare mercredi matin avec un gain de 6,3% à 46,52 euros, soit un niveau plus observé depuis mi-septembre 2019. Mieux, l'action Publicis affiche la meilleure performance parmi les fleurons de la cote tricolore depuis le 1er janvier, avec un gain de 14,5%, devant Veolia (+14,1%) et STMicroelectronics (+12,7%).

Ce bond du titre du n°3 mondial de la publicité (derrière le britannique WPP et l'américain Omnicom) mercredi est imputable aux résultats meilleurs qu'escompté dévoilés par Publicis pour le compte des trois derniers mois de son exercice 2020.

Sur l'année écoulée, le chiffre d'affaires du groupe dirigé par Arthur Sadoun s'inscrit à 10,8 milliards d'euros en baisse de 1,9% en donnés publiées (-6,3% en organique) et de seulement 0,9% pour le revenu net, qui exclut les coûts refacturables aux clients et sert d'indicateur privilégié à l'entreprise. Le bénéfice net du groupe atteint pour sa part 576 millions d'euros (-31,5% sur un an), affecté par les coûts d'intégration de sa filiale technologique Epsilon, spécialisée dans la personnalisation de la publicité, qui lui a en retour permis de renouer avec la croissance organique au quatrième trimestre aux Etats-Unis. Le spécialiste du big data dont l'acquisition -finalisée en 2019 pour 4,4 milliards de dollars, ce qui en fait le plus gros rachat de l'histoire du groupe tricolore- doit permettre à ce dernier de rivaliser avec Google et Facebook, affiche une croissance organique de 5,5%.

"La grande surprise (pour la fin de l'année 2020) nous vient des Etats-Unis", confirme Arthur Sadoun, président du directoire, cité dans le communiqué publié par le groupe avant Bourse. De fait, alors que la pandémie continue de peser sur le marché publicitaire mondial, la croissance organique des ventes aux Etats-Unis, plus gros marché de Publicis -et de loin puisqu'il représente 57% des revenus du groupe-, a atteint 0,5% au quatrième trimestre, au-dessus des estimations des analystes publiées par la compagnie, grâce à la performance d'Epsilon. Cela permet à Publicis de faire état d'un revenu net de 2,6 milliards d'euros pour la période, en baisse organique de 3,9% -soit "mieux que la performance moyenne du secteur" souligne Arthur Sadoun- quand les analystes tablaient en moyenne sur une baisse de 6,7%. "Ces résultats reflètent notre capacité à capturer l'évolution des investissements de nos clients", vers les canaux numériques et le commerce en ligne notamment, "qui s'est encore accélérée cette année", s'est félicité le dirigeant.

Ce dernier ajoute que le groupe a "gagné des parts de marché avec une progression de 1,8 des revenus sur nos 200 premiers clients (indicateur de référence de groupe, ces 200 clients représentant plus de 60% des revenus totaux de Publicis, NDLR), et nous avons enregistré une nouvelle dynamique commerciale avec des contrats conclus avec Kraft-Heinz, Reckitt Benckiser, Pfizer, Visa, L'Oréal en Chine, TikTok ou encore Sephora". "Enfin et surtout, nous avons continué à afficher les meilleurs ratios financiers du secteur avec un taux de marge opérationnelle de 16% et un cash-flow libre de près de 1,2 milliard d'euros tout en réduisant considérablement notre dette nette, qui s'élève à 833 millions d'euros en fin d'année (contre 2,7 milliards à fin 2019 et 3,3 milliards, en moyenne, en 2020, NDLR)" Arthur Sadoun.

L'entreprise, qui se targue de n'avoir demandé "aucune aide" à l'Etat en France (prêt garanti ou chômage partiel), souhaite désormais rembourser la totalité des baisses de salaires consenties volontairement par 6.000 cadres dans le monde. Elle annonce également qu'elle proposera à ses actionnaires un retour du dividende à 2 euros par action, alors qu'il avait été divisé par deux à 1,15 euro en 2020.

Concernant les perspectives pour l'exercice en cours, Arthur Sadoun prévient toutefois que le premier trimestre sera "négatif" par rapport "au très bon début l'année dernière" (repli de la croissance organique du revenu net limité à 2,9% par rapport au premier trimestre 2019, NDLR), mais le patron assure que le retour à la croissance est prévu à partir deuxième trimestre 2021 (le groupe bénéficiera alors d'un effet de base plus favorable, la croissance organique ayant chuté de 13,2% entre avril et juin sur un an 2020, NDLR). Les prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2021 seront actualisées en juillet prochain précise le dirigeant.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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