Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Pétrole WTI

WBS - MP0000000WBS
- -

Pétrole wti : Les troubles au Kazakhstan font flamber les cours de l'or noir

jeudi 6 janvier 2022 à 17h00
Le pétrole flambe sur fond de situation explosive au Kazakhstan

(BFM Bourse) - Les cours pétroliers atteignent des sommets depuis deux mois, à plus de 80 dollars pour le baril de WTI, alors que la situation explosive au Kazakhstan, conjuguée à des problèmes d'approvisionnement en Libye, fait peser des craintes sur l'offre.

En à peine plus de deux semaines, depuis leur creux du 20 décembre dernier provoqué par les l'imposition de nouvelles restrictions en raison de la propagation du variant Omicron, les cours des barils de Brent et de WTI ont respectivement repris 18,5% et plus de 20%.

Si la hausse de mercredi était à mettre sur le compte du statu quo de l'Opep+ quant à sa politique d'offre, à savoir une augmentation graduelle de 400.000 barils par jour (bpj) jusqu'en décembre 2022, celle, plus prononcée, de ce jeudi, est notamment due aux événements en cours au Kazakhstan. En proie à des manifestations -liées à la flambée des prix du gaz- qui ont tourné à l'émeute, cette ex-république soviétique (indépendante depuis 1991) est le théâtre de violences ce jeudi, la police ayant reconnu avoir tué plusieurs dizaines de manifestants à Almaty, la plus grande ville du pays. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a en outre demandé mercredi l'aide de la Russie et de ses alliés pour réprimer les émeutes en cours dans son pays, œuvre selon lui de "terroristes" entraînés à l'étranger.

Cette situation explosive fait craindre aux opérateurs des marchés pétroliers que le pays, qui produit actuellement 1,6 million de bpj, ne voie son offre contrainte par ces troubles. Même s'il est délicat d'affirmer à ce stade que le producteur local d'or noir, Kazakshtanet, est affecté par la crise en cours - la compagnie minière Kazatomprom, premier producteur d'uranium au monde, a par exemple assuré jeudi que les troubles actuels n'avaient aucune répercussion sur sa production ou ses exportations.

Parallèlement, la production de pétrole libyenne s'est elle effondrée, passant de 1,3 million de bpj en moyenne en 2021 à environ 730.000 barils journaliers actuellement selon les chiffres de la National Oil Corp, en raison de la maintenance et des fermetures de champs pétrolifères.

Résultat, l'augmentation de la production des pays membres de l'Opep a de nouveau été inférieure à celle prévue dans le cadre de l'accord conclu avec les alliés du cartel, parmi lesquels la Russie. Selon une enquête de Reuters, les 10 membres de l'Opep ont de fait pompé 27,8 mbj en décembre, soit 70.000 bpj de plus que le mois précédent, mais nettement moins que l'augmentation de 253.000 bpj autorisée par l'accord sur l'offre - correspondant à la part de la hausse partagée par les 10 pays formant l'Opep, quand les autres membres de l'alliance connue sous le nom d'Opep+ (Russie mais aussi Mexique, Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, Malaisie, Oman, Soudan, Soudan du Sud... et le Kazakhstan) sont responsables du reste de la hausse de l'offre, soit 147.000 bpj par mois.

Autant d'éléments qui montrent que si la demande devrait vivement repartir dès la fin de la "vague Omicron", l'offre, contrainte par des difficultés d'approvisionnements et autres instabilités politiques, pourrait avoir du mal à suivre la cadence.

Vers 16h50 ce jeudi, le baril de Brent reprend ainsi 1,7% à 82,1 dollars, au plus haut depuis fin novembre dernier, quand le baril de WTI s'apprécie de 2,3% à 79,6 dollars, après avoir de nouveau franchi le seuil des 80 dollars plus tôt dans l'après-midi pour la première fois depuis le 17 novembre dernier.

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+312.40 % vs +27.31 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat