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Pétrole Brent

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Pétrole brent : L'Arabie Saoudite promet de poursuivre ses efforts de réduction, les cours du brut restent soutenus

lundi 9 septembre 2019 à 11h15
L'Arabie saoudite promet de maintenir ses engagements, le brut reste bien orienté

(BFM Bourse) - Les contrat de référence sur le pétrole brut sont orientés à la hausse lundi, pour la quatrième séance consécutive, après la promesse faite dimanche par le nouveau ministre du pétrole saoudien de poursuivre les efforts de contrôle de la production pour soutenir les prix.

Quatrième séance consécutive de hausse pour les cours du pétrole brut, qui renouent ainsi avec leur plus haut touché le 1er août dernier. À 10h20, le baril de Brent européen pour livraison en novembre prend 0,57% à 61,89 dollars, quand celui de "light sweet crude" texan pour livraison en octobre grappille également 0,57% à 56,84 dollars. Ils profitent du soutien apporté, dimanche, par des commentaires du ministère de l'Énergie de l'Arabie saoudite, selon qui l'Opep et ses partenaires parmi lesquels la Russie (Opep+) se sont engagés à maintenir l'équilibre sur le marché pétrolier.

Le frère du prince héritier nommé ministre du Pétrole saoudien

Six jours après son remplacement à la tête du géant pétrolier public Saudi Aramco, qui prépare toujours la plus grosse IPO de l'histoire, Khalid al-Falih a également été démis de ses fonctions de ministre de l'Énergie de l'Arabie saoudite, remplacé par l'un des fils du roi Salmane, et frère du prince héritier Mohammed ben Samlane, le prince Abdulaziz ben Salmane. Ce dernier "travaille au ministère du Pétrole depuis plusieurs décennies" et "a participé à presque toutes les réunions de l'Opep depuis lors" donc "il apporte une grande expérience institutionnelle" note Ali Shihabi, fondateur du think-thank pro-saoudien Arabia Foundation.

"Le prince Abdulaziz est un vétéran très expérimenté qui a été impliqué dans l'élaboration des politiques saoudiennes et de l'Opep", a abondé Bob McNally, président du cabinet de conseil en énergie Rapidan Energy Group, interrogé par Bloomberg News. "Il n'aura pas besoin d'apprentissage. Je ne m'attends pas à une grande rupture dans la politique pétrolière saoudienne actuelle", a ajouté cet analyste. Si la transition devrait donc se faire en douceur, cette nomination concentre encore un peu plus le pouvoir aux mains de la famille ben Salmane. Le fils cadet du roi, le prince Khlaed ben Salmane, est lui aussi ministre, avec le portefeuille de la défense.

Réunion de l'Opep jeudi

Une nouvelle réunion des pays membres de l'Opep doit se tenir jeudi à Abou Dhabi. À cette occasion, les pays exportateurs de pétrole membres du cartel devraient se déclarer prêts à respecter les baisses de production auxquelles ils se sont engagés pour essayer de faire remonter les cours, prédisent les analystes. Un officiel saoudien a confirmé dimanche auprès de Reuters que la politique saoudienne sur la question -ainsi que celle de l'Opep- n'évoluerait pas, le royaume (qui pompe environ un tiers de la production du cartel) comptant réitérer son engagement de limitation des extractions.

"Le changement au sommet du ministère saoudien ne signifie pas forcément un changement de stratégie mais est plutôt perçu comme une manière d'améliorer les relations saoudiennes avec les membres de l'Opep ainsi qu'avec les pays partenaires, alors que la Russie n'a récemment pas respecté ses engagements" indique Stephen Innes, stratégiste chez Axi Trader pour la zone Asie-Pacifique.

Au cours du mois d'août, en effet, la production russe de pétrole brut a excédé le quota fixé par les accords de l'Opep+. Le ministre émirati de l'Énergie Suhail al-Mazroei a pour sa part réaffirmé dimanche la volonté des États membres de l'Opep+ de maintenir l'équilibre sur le marché pétrolier, ajoutant que les tensions géopolitiques et commerciales affectaient plus les cours que l'offre t la demande. "Les craintes d'une demande mondiale plus faible ne vont se réaliser que si l'on assiste à une escalade des tensions et, personnellement, j'espère que ce ne sera pas le cas", a ajouté le ministre des Émirats Arabes Unis.

Saudi Aramco a choisi les banques pour son IPO

Les analystes spécialistes du dossier avaient vu dans la mise à l'écart de Khalid al-Falih d'Aramco le signe d'un mécontentement au sein du pouvoir saoudien quant aux cours actuels du brut, jugés trop bas pour permettre une entrée en Bourse d'Aramco dans des conditions optimales. Le géant pétrolier saoudien a réitéré, fin août dernier, sa volonté de vendre jusqu'à 5% de ses parts sur les marchés financiers mais "seulement au bon moment", évoquant une introduction entre la fin 2020 et le début 2021. Il devrait alors s'agir de la plus importante mise sur le marché jamais réalisée.

Le groupe le plus profitable au monde avait demandé aux grandes banques de soumettre leurs propositions en vue de décrocher un rôle dans ce projet d'introduction. Lundi, Reuters annonce que Saudi Aramco a choisi de donner un rôle prépondérant à JPMorgan, Morgan Stanley et National Commercial Bank (première banque saoudienne) pour le conseiller, selon une source proche de cette opération. La société de tous les superlatifs devrait également faire appel à Citi, Goldman Sachs, HSBC et Samba Financial Bank (autre banque saoudienne) pour cette mise sur le marché, dont la première phase pourrait être lancée en Arabie saoudite d'ici la fin de l'année.

La répartition officielle des rôles des banques pourrait être annoncée dans les jours à venir.

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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