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Ose immuno : Bpifrance soutient le vaccin d'OSE Immuno qui ne mise ni sur l'ARN ni sur le virus inactivé

vendredi 18 décembre 2020 à 11h00
OSE Immunotherapeutics développe une technologie de vaccin très originale

(BFM Bourse) - La biotech nantaise OSE Immuno développe une approche de vaccination unique, fondée sur la reconnaissance de marqueurs génétiques du virus appelés épitopes. Plutôt que de générer des anticorps, dont l'efficacité est souvent limitée dans le temps, l'objectif est de mettre en action un type de lymphocytes T, sentinelles mémoires du système immunitaire.

L'originalité de la technologie de vaccination développée par OSE Immunotherapeutics (que l'entreprise a déjà testé avec succès dans le cancer du poumon) a retenu l'attention des pouvoirs publics. Distincte à la fois des vaccins à ARNm (développés par BioNTech/Pfizer et Moderna) et des vaccins classiques (où l'on injecte une forme inactivée du virus avec un adjuvant, à l'image du projet du spécialiste français Valneva), l'approche d'OSE Immuno se fonde sur la reconnaissance d'un ensemble de marqueurs génétiques du virus appelés épitopes afin de susciter une réponse durable et susceptible dans une certaine de mesure de conserver son efficacité face à d'éventuelles mutations de ce dernier.

Pour accélérer le développement de son vaccin expérimental, l'entreprise qui œuvre en collaboration avec l'Hôpital Européen Georges-Pompidou et le centre d'investigation clinique Cochin-Pasteur a obtenu un financement de 5,2 millions d'euros de Bpifrance. De quoi permettre de lancer la production de lots de vaccins pour démarrer un essai chez l'homme au cours du premier trimestre 2021.

En Bourse, le titre OSE Immuno en profitait modérément vendredi, gagnant 4,46% à 7,50 euros vers 09h50, un sommet depuis trois semaines.

Mettre en action les lymphocytes T

En mai dernier, la société nantaise issue du rapprochement en 2016 d'OSE Pharma et d'Effimune (fondées respectivement par Dominique Costantini et Maryvonne Hiance, deux scientifiques et entrepreneures chevronnées) a annoncé se lancer dans la mise au point d’un vaccin dont le nom de code est CoVepiT. Un programme basé sur une technologie de reconnaissance de marqueurs propres aux protéines du virus, appelés épitopes, qui permettent de mettre en action un type de globules blancs (les lymphocytes T), plutôt que de générer des anticorps dont la réponse immunitaire est souvent limitée dans le temps.

De plus son vaccin CoVepiT est conçu par rapport à 11 épitopes différents du coronavirus. Offrant au système immunitaire plusieurs possibilités d'identifier le virus, et le cas échéant de le reconnaître malgré une mutation du virus.

Une première étude clinique ex vivo, soit le recueil d'échantillons du virus chez 120 sujets adultes convalescents de la Covid-19 (contrôlés par rapport à des sujets non exposés à la maladie) a permis d'identifier des épitopes T mémoires immuno-dominants sélectionnés pour leur fort potentiel d'immunogénicité.

S'adapter aux mutations du virus

Alors que de nouveaux variants mutés de SARS-CoV-2 se propagent à travers l'Europe, pour certains porteurs de mutations sur les cibles clés du virus (en particulier la protéine "S", qui correspond aux spicules à la surface du virus, et la nucléoprotéine), de nouvelles analyses sur près de 226.000 séquences différentes de virus isolées à l'échelle mondiale ont confirmé l'absence d'émergence de mutation dans la région, très stable, du génome viral des 11 cibles sélectionnées par OSE. Ce qui renforce l'approche multi-épitopes contre ces protéines du virus pour générer une réponse des lymphocytes T. Le vaccin CoVepiT couvre donc bien les souches et variants initiaux et nouveaux de SARS-CoV-2, selon la firme.

L'ensemble de ces résultats, et l'émergence probable de nouveaux variants de SARS-CoV-2, constituent donc selon OSE un rationnel solide pour poursuivre le développement de CoVepiT dont l'entrée en phase 1/2 est prévue début 2021.

Ce programme de développement sera mené au sein d'un consortium, dont OSE est le chef de file, en partenariat avec les équipes du service d'immunologie biologique de l'Hôpital Européen Georges-Pompidou-AP-HP (professeur Tartour) en charge de l'immunomonitoring, et du centre d'investigation clinique Cochin-Pasteur (professeur Launay), pour l'inclusion des patients dans l'étude.

Le financement de l'Etat français via Bpifrance, d'un montant total de 5,8 millions d'euros pour l'ensemble du consortium dont 5,2 millions revenant à OSE Immuno, permettra en particulier de soutenir l'étude "CoVepiT 1", la fabrication d'un lot clinique selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF) et la phase 1/2 clinique (premières phases des essais cliniques) qui évaluera la sécurité et l'immunogénicité de CoVepiT chez des patients particulièrement à risques.

Un essai clinique qui doit démarrer début 2021

"Nous remercions Bpifrance et le SGPI de nous soutenir avec un financement qui va permettre d'accélérer le développement de CoVepiT avec un essai clinique de phase 1/2 qui devrait démarrer début 2021. Cet essai sera basé sur des données précliniques solides et sur les résultats récents de CoVepiT 1, une étude ex vivo chez l'homme qui a permis l'identification d'épitopes immuno-dominants, générant des lymphocytes T mémoires et intégrés dans la composition du vaccin. Ces épitopes ciblent 11 protéines du virus et permettent donc d'anticiper les mutations initiales ou actuelles SARS-Cov-2. En partenariat avec l'Hôpital Européen Georges-Pompidou et le Centre d'Investigation Clinique Cochin-Pasteur à l'hôpital Cochin, nous sommes impatients de démarrer la phase clinique de notre candidat vaccin contre la Covid-19 avec un programme vaccinal particulièrement adapté aux personnes à risques, les sujets âgés ou atteints de maladies sévères", a commenté Alexis Peyroles, le directeur général de la biotech.

Rappelons qu'une première démonstration d'efficacité de la technologie de ciblage des épitopes a déjà été apportée par OSE Immuno avec le succès d'un essai de phase 3 (dernière phase des essais cliniques avant une éventuelle commercialisation), Atalante 1, dans le cancer du poumon, testé sur un groupe de patients à très mauvais pronostic après l'échec de divers protocoles.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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